Quand Simon débarque, après bien des années d'absence, dans cette petite ville de la côte marocaine où il a passé son enfance, c'est la fête dans la taverne de Rica. Adolescent rebelle, séducteur, casse-cou, Simon s'est enfui à la suite d'une querelle qui a mal tourné et s'est retrouvé sur les routes. Entre ce jour où il a pris la mer comme passager clandestin et celui où il descend du cargo qui le ramène, il a connu la guerre d'Espagne où il a été blessé, la France en guerre et les persécutions antisémites, des camps d'internement et des évasions, en France, à Chypre, dans une succession d'aventures amoureuses et rocambolesques. Pendant tout ce temps, la vie a continué pour ceux qui sont restés : Rica a repris la vieille taverne de sa mère, "la Scorpion". Le lieu auquel, par provocation, elle donne pour enseigne son propre surnom, Rica la Vida, devient le centre de la vie de cette petite cité maritime où cohabitent juifs et musulmans. Au gré des événements politiques, la révolte et la clandestinité entraînent à nouveau Simon, tandis que la vie se déroule, chaotique mais joyeuse, riche en rebondissements baroques ou tragiques. Rica la Vida est un livre profondément heureux. On rit, on pleure, on aime avec les personnages. Pol-Serge Kakon excelle à les camper tels qu'ils sont et parvient à mettre en place, comme sur une grande scène, de véritables figures romanesques. Livre heureux, Rica la Vida se lit comme la chronique d'une ville mythique.
Nombre de pages
296
Date de parution
04/06/1999
Poids
303g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742720354
Titre
Rica la Vida
Auteur
Kakon Pol-Serge
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
303
Date de parution
19990604
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il dit : "... La France ne saura jamais assez ce qu'elle m'a pris, pas plus qu'elle ne sait tout ce que je lui dois". Son agent, lui, se contente de préciser dans le catalogue de ses expositions : "Prédestiné, né à Paris, à Montparnasse, dans un atelier de peintres juifs". Elevé par des "Justes", Jack J. Minkovski se demande comment préserver, sans la taire, son enfance dans les vignes du Bordelais. Il avait cinq ans quand ses parents ont été dénoncés, déportés et assassinés à Auschwitz. Hélène, peintre, et Robert, poète et viticulteur, l'ont élevé. Socrate, ancien résistant et prof de philo, son parrain implicite, lui instille dans la pensée le "Tikoun Olam", ce concept de la philosophie juive, l'aspiration à "réparer le monde". Jack y souscrit passionnément dans son oeuvre. Cependant le succès que rencontre sa peinture ne le détourne pas de l'obsession de retrouver le portrait de sa mère, réalisé par Modigliani, à la terrasse de la Rotonde, à Montparnasse et volé dans l'atelier de ses parents le jour de leur arrestation. Son secret depuis l'enfance : défier l'équilibre au-dessus des toits à Madrid, à Paris, à New York, les yeux bandés, en tête à tête avec l'absolu, il discerne dans l'espace, le visage de sa mère. Passion, amour, beauté, désirs et défis, ainsi se répare une vie si mal commencée, ainsi se répare un peu le monde.
C'est le récit de différentes expériences autant sociologiques qu'affectives. Succès et échecs mêlés, traités de manière dérisoire, iconoclaste et drolatique, mais sans concessions, vécus par une personne de confession juive issue de l'émigration des années 60, qui essaye de manière compulsive d'accéder au standard de la réussite socio-économique française, sans jamais y parvenir de façon sereine. Les moments forts de la vie d'un émigrant, c'est tous les ours pendant une trentaine d'années. C'est la durée qui lui est nécessaire pour comprendre à quel camp il appartient vraiment. Il est dans ce contexte très difficile d'isoler des temps forts, et pour cause, ils le sont pratiquement tous en ce que le repos semble le fuir en permanence, l'ambition de la réussite lui étant imposée par le système. Et lorsque l'on fait partie d'une minorité, a fortiori juive, de qui, par définition, on exige souvent plus, tout est pratiquement démultiplié. L'ambition, les difficultés, l'empathie, la sympathie... Il a, à 6 ans révolus et avec sa famille, quitté le Maroc pour Strasbourg. A dix-neuf ans, il fait un séjour de seize mois dans un kibboutz en Israël alors que l'enthousiasme consécutif à la guerre des Six-Jours est encore dans toutes les têtes. La nostalgie de la France et le besoin de revoir sa famille le feront revenir à Paris où il intégrera la compagnie Air France en tant que navigant commercial pour une période de cinq années consécutives. Ses voyages lui fourniront assez de matière pour pouvoir créer une entreprise tournée vers l'import, prélude indifférencié à de vrais succès comme à de cuisants échecs. C'est en définitive le Maroc qui lui aura sur le tard et de manière heureuse, donné sa vraie chance, comme un message lancé à ses congénères.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.