Penser la grande politique en tant que nécessité pour l'Afrique, c'est repenser non seulement la politique, mais surtout le vivre-ensemble, car le désir et l'obligation d'être homme sont désir et obligation de l'être avec l'autre, avec les autres. Il n'y a de politique que là où il y a le vouloir vivre-ensemble. Et ce désir de vivre-ensemble est rationalisé par l'État en tant que lieu du déploiement de l'humanité de l'homme. En proposant avec Nietzsche la grande politique pour Afrique, l'intention est d'inviter les Africains à renoncer à cette politique mesquine où les États s'enferment dans leur particularisme, se perdent dans les piliers de l'identité nationale, dans les crispations identitaires et dans la folie nationaliste au profit de la quête d'une identité propre, c'est-à-dire une prise de conscience des Africains de leur africanité et aussi d'une prise de conscience de la perspective d'avenir de l'Afrique qui s'impose à tous.
Nombre de pages
112
Date de parution
26/06/2012
Poids
150g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782748387070
Auteur
Kacou Vincent Davy
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20120626
Nombre de pages
112,00 €
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La vérité sur soi n'est pas donnée comme une évidence. L'Africain qui vit selon une conscience de soi engagée dans le refus de soi est invité à s'inspirer de la pensée de Paul Ricoeur qui est une philosophie de l'attestation de soi. Dès lors, penser l'Afrique avec Ricoeur, c'est non seulement mesurer tout à l'aune de l'humain, mais surtout se réapproprier l'histoire et se forger une véritable conscience de soi qui se veut un écoulement dans l'universel et non un repli de soi sur soi.
Cet ouvrage pose le fondement d'une anthropologie philosophique africaine à la lumière de la philosophie de Paul Ricoeur. Il s'agit de penser une nouvelle grille d'intelligibilité permettant à l'Africain de se saisir comme sujet de capabilités, doté de multiples pouvoirs, capable de transcender la négativité, de se réconcilier avec soi-même, avec sa propre histoire dans la dynamique de nouveaux rapports au monde aux fins de restaurer la vie éthico-politique africaine.
Cet essai sur la réciprocité dans l'amitié a pour fil d'Ariane la Règle d'Or. En effet, dans cette société où les relations humaines sont biaisées par le principe du donner et du recevoir, un recours à la méditation et à l'application quotidienne de la Règle d'Or est un impératif, et ce pour parvenir à une éthique de la réciprocité fondée sur l'amitié en tant que le premier dépli du souhait de vivre bien. Invitant à ne pas regarder uniquement son bien-être et à penser au mouvement réflexif de sa propre action, la Règle d'Or dépasse le simple échange du donner-recevoir mais vise plus à donner sans recevoir. La pratique généreuse du don, du moins sous sa forme pure, ne requiert, ni n'attend de don en retour. Dans le don, l'on se donne soi-même : c'est soi-même que l'on donne dans la chose donnée. Avec la Règle d'Or prévaut alors la logique de surabondance.
La méditation est plus que la simple réflexion. La méditation est la pensée plus mûrissante, plus profonde et plus attentive. En tant que telle, comme le souligne Heidegger, elle doit aussi, comme le paysan, savoir attendre que le grain germe et que l'épi mûrisse. N'est-ce donc pas dans le silence de la méditation que l'Être que personne ne peut voir se laisse recevoir ? L'humanité n'a-t-elle pas besoin de méditation comme d'une réponse qui s'oublie dans la clarté d'une interrogation incessante de l'Être inépuisable de ce qui mérite qu'on interroge ? C'est dans la méditation et par la méditation que l'homme assure, en tant que "berger de l'Être", la garde de la vérité de l'Être en répondant à son appel. Autrement dit, c'est dans la méditation silencieuse que l'Être se destine à l'homme dans sa clarté et rentre dans l'histoire pour se constituer lui-même comme histoire.