Paul Ricoeur. Le cogito blessé et sa réception africaine
Kacou Vincent Davy ; Aké Patrice Jean
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782343037134
Au cogito cartésien qui se caractérise par le triple trait de l'immédiateté, de la transparence et de l'évidence, le cogito blessé, oppose la médiation, l'opacité des symboles et l'attestation de soi. En d'autres termes, loin d'être une réflexivité immédiate sur soi, la connaissance de soi est sans cesse à reprendre à la faveur d'un travail sur soi, d'une interprétation des signes dans lesquels la vie humaine s'objective. A ce titre, pour venir à soi, le cogito blessé est obligé d'emprunter la voie longue de l'interprétation, car la connaissance intuitive de soi-même est illusoire. La connaissance de soi passe par l'en dehors de soi. C'est par une réappropriation de soi-même par le détour des médiations que le cogito blessé se comprend en tant que sujet historique.
Nombre de pages
107
Date de parution
25/07/2014
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343037134
Titre
Paul Ricoeur. Le cogito blessé et sa réception africaine
Auteur
Kacou Vincent Davy ; Aké Patrice Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20140725
Nombre de pages
107,00 €
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La vérité sur soi n'est pas donnée comme une évidence. L'Africain qui vit selon une conscience de soi engagée dans le refus de soi est invité à s'inspirer de la pensée de Paul Ricoeur qui est une philosophie de l'attestation de soi. Dès lors, penser l'Afrique avec Ricoeur, c'est non seulement mesurer tout à l'aune de l'humain, mais surtout se réapproprier l'histoire et se forger une véritable conscience de soi qui se veut un écoulement dans l'universel et non un repli de soi sur soi.
Cet ouvrage pose le fondement d'une anthropologie philosophique africaine à la lumière de la philosophie de Paul Ricoeur. Il s'agit de penser une nouvelle grille d'intelligibilité permettant à l'Africain de se saisir comme sujet de capabilités, doté de multiples pouvoirs, capable de transcender la négativité, de se réconcilier avec soi-même, avec sa propre histoire dans la dynamique de nouveaux rapports au monde aux fins de restaurer la vie éthico-politique africaine.
Penser la grande politique en tant que nécessité pour l'Afrique, c'est repenser non seulement la politique, mais surtout le vivre-ensemble, car le désir et l'obligation d'être homme sont désir et obligation de l'être avec l'autre, avec les autres. Il n'y a de politique que là où il y a le vouloir vivre-ensemble. Et ce désir de vivre-ensemble est rationalisé par l'État en tant que lieu du déploiement de l'humanité de l'homme. En proposant avec Nietzsche la grande politique pour Afrique, l'intention est d'inviter les Africains à renoncer à cette politique mesquine où les États s'enferment dans leur particularisme, se perdent dans les piliers de l'identité nationale, dans les crispations identitaires et dans la folie nationaliste au profit de la quête d'une identité propre, c'est-à-dire une prise de conscience des Africains de leur africanité et aussi d'une prise de conscience de la perspective d'avenir de l'Afrique qui s'impose à tous.
Cet essai sur la réciprocité dans l'amitié a pour fil d'Ariane la Règle d'Or. En effet, dans cette société où les relations humaines sont biaisées par le principe du donner et du recevoir, un recours à la méditation et à l'application quotidienne de la Règle d'Or est un impératif, et ce pour parvenir à une éthique de la réciprocité fondée sur l'amitié en tant que le premier dépli du souhait de vivre bien. Invitant à ne pas regarder uniquement son bien-être et à penser au mouvement réflexif de sa propre action, la Règle d'Or dépasse le simple échange du donner-recevoir mais vise plus à donner sans recevoir. La pratique généreuse du don, du moins sous sa forme pure, ne requiert, ni n'attend de don en retour. Dans le don, l'on se donne soi-même : c'est soi-même que l'on donne dans la chose donnée. Avec la Règle d'Or prévaut alors la logique de surabondance.