Théorème 36. Usages de l'interprétation, interprétations de l'usage en cinéma, audiovisuel, arts et
Jullier Laurent ; Soulez Guillaume
SORBONNE PSN
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EAN :9782379060885
Si l’interprétation revient à la mode en art et en sciences humaines, aucun ouvrage ne prend de front cette question à l’heure actuelle, et en particulier dans les arts et médias. Ce numéro est assez unique dans le dialogue qu’il parvient à instaurer entre des disciplines qui s’ignorent souvent.Nous sommes tous des interprètes. Non seulement au quotidien, quand nous interrogeons le monde qui nous entoure pour essayer d'en extraire du sens ou pour le réorganiser en imagination, mais surtout quand nous prenons place devant un écran, des images. Ce rectangle lumineux qui délimite un certain nombre de signes semble même réclamer une interprétation de notre part. A moins que nous ne décidions de faire usage, plutôt, des signes qu'il nous envoie ? Mais quelle différence y a-t-il entre usage et interprétation ? Et quel lien y-a-t-il entre nos usages des images et nos interprétations ? Les milliards de films, d'épisodes de séries et de vidéos en ligne consommées chaque jour de par le monde sont des milliards d'images interprétées, que leurs spectateurs/trices se le disent - et ils/elles le disent de plus en plus - ou non. Pour y réfléchir, après une introduction qui fait un point sur le débat actuel dans la théorie littéraire, la philosophie de l'art et en sciences humaines, Théorème a choisi la confrontation des approches : chacun des contributeurs de ce numéro mobilise des outils et méthodes que les autres n'utilisent pas : esthétique, histoire, sociologie, sémiologie, didactique, etc. De même pour le choix d'une confrontation des objets : cinéma, télévision, bande dessinée, etc. Confrontations fructueuses d'où se dégagent des recoupements, des points d'appui, peut-être même des certitudes ? loin, en tous cas, du relativisme et du chacun pour soi. Et si penser l'usage des interprétations et l'interprétation des usages nous mettait sur la voie du partage des interprétations plutôt que de l'éternel « conflit des interprétations » ?
Nombre de pages
297
Date de parution
05/12/2023
Poids
674g
Largeur
191mm
Plus d'informations
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EAN
9782379060885
Titre
Théorème 36. Usages de l'interprétation, interprétations de l'usage en cinéma, audiovisuel, arts et
Auteur
Jullier Laurent ; Soulez Guillaume
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
191
Poids
674
Date de parution
20231205
Nombre de pages
297,00 €
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Analyser un film, c'est avant tout s'interroger sur l'origine denos émotions. Comment un simple film peut-il réussir à nousparler, à nous bouleverser, à changer l'image que nous avonsde nous-mêmes, à nous persuader qu'il dit des choses vraiessur le monde qui nous entoure? Pour répondre à cesquestions, Laurent Jullier propose trois types de lecturesfilmiques: 1) l'analyse typologique: quel genre d'histoireracontent les films? 2) l'analyse formelle: quel arsenaltechnique et symbolique déploient-ils? 3) l'analyseconceptuelle: quelles interprétations permettent des disciplinescomme la sémiologie, l'esthétique, les Gender et les CulturalStudies, l'anthropologie, la psychanalyse, la narratologie, lapoétique historique...? Sans distinction d'époque, de prestigeou de genre, Laurent Jullier convoque un grand nombre defilms du patrimoine mondial et s'adresse à la fois auxétudiants, aux enseignants et à tous les cinéphiles.
Pourquoi le sexe et la violence font-ils recette au cinéma? Pourquoi déclenchent-ils tant de polémiques? Le but de ce livre est de réfléchir sereinement à la conduite à tenir face aux "images sulfureuses". Après une étude comparée du problème de la censure en France et aux Etats-Unis, l'auteur analyse les attitudes possibles face aux scènes de violence et à la pornographie. Il étudie la façon dont les films comme Irréversible, Elephant, ou Lilith ont été reçus par le monde des médias ou celui de l'éducation. Il tente d'expliquer les raisons d'agir et de réagir des créateurs et spectateurs. Chaque chapitre se termine donc par l'interview d'un expert: réalisateur, philosophe, critique, psychologue, etc. le livre s'adresse à tous ceux qui tentent de dépasser les polémiques crées par les "films à scandale" pour entendre les arguments de tous les camps en présence. Biographie de l'auteur Laurent Jullier, professeur à l'Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle est, entre autres, l'auteur de Star Wars, anatomie d'une saga (Armand Colin, 2005) et de L'Analyse de séquences (Armand Colin, 2e édition, 2007).
Plus qu'une série de films cultes, Star Wars est un véritable "phénomène de société", qui influe sur la vie de nombre de ses fans et dont la moindre image inédite fait événement. Mis à jour à l'occasion de la sortie de l'Episode VII, cet ouvrage s'intéresse à la saga et à son "univers étendu". Il présente les principaux personnages et la trame des films, décrypte le style unique de Star Wars à travers l'étude de séquences clés, et évoque les récits (fictionnels ou religieux) et les évènements historiques avec lesquels la saga entre en résonance. Il analyse également les réactions que celle-ci suscite auprès du public, des forums de discussion à la production de courts-métrages. Une plongée passionnante à la découverte (ou la redécouverte !) du "phénomène" Star Wars.
Comment analyser une séquence de film ? Qu’on s’y lance pour le plaisir ou dans le cadre d’un examen, il est prudent de partir bien équipé.Ce livre est conçu comme une boîte à outils. Il fournit les bases indispensables à l’exercice d’analyse, en matière aussi bien de technique que d’esthétique. Chacun des outils est présenté à l’aide de tableaux, de photogrammes et d’exemples de films puisés dans toute l’histoire du cinéma. Nul besoin d’être un cinéphile accompli pour se les approprier.Des descriptifs d’épreuves, enfin, parmi celles qui comportent une analyse de séquence, sont fournis et commentés : l’option cinéma du bac et des agrégations de lettres et d’arts plastiques, les concours d’entrée à l’ENS (Lyon et Paris), à la Fémis, à Louis-Lumière et à l’INSAS (Bruxelles).Cette cinquième édition refondue propose quatre nouveaux exemples d’analyse : Gilda (Charles Vidor, 1946), Beau-père (Bertrand Blier,1981), Les Amitiés maléfiques (Emmanuel Bourdieu, 2006), Control (Anton Corbijn, 2007).
Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Soulez Guillau
Issues d'une recherche collective menée depuis 2018 dans le cadre du programme international "Les lieux du virtuel" (IRCAV, Sorbonne Nouvelle, France / Université de Gérone, Espagne / Université de Chicago, Etats-Unis), les études ici réunies proposent une réflexion autour du concept de virtuel dans les champs disciplinaires variés (esthétique, histoire et sociologie du cinéma et des formes filmiques et médiatiques contemporaines, philosophie, histoire des techniques, théories des nouveaux médias) à partir de la question de son ancrage dans les lieux aussi bien concrets (dispositif technologique, corps, site, réseau son spatialisé) que conceptuels (théories et esthétique). Sans vouloir réduire le virtuel au "digital", il s'agit de rendre compte du potentiel d'action et de pensée que porte cette notion. Ainsi ce recueil retrace en premier lieu la généalogie du concept de virtuel appréhendé comme un outil théorique de l'analyse filmique, propose de l'historiciser à travers les études du cinéma des premiers temps et "expérimental", pour l'appliquer ensuite à l'analyse des formes actuelles : cinéma numérique, réalité virtuelle, mixte et augmentée, performance, alternate reality games, jeux vidéo, le cyberspace, le streaming, le web, le réseau.
Le récit de voyage comme compte rendu d'une expérience de l'Autre et de l'ailleurs pose te problème à la fois des capacités d'appréhension et des moyens de construction de cette altérité. Le voyageur ou la voyageuse est cette figure paradoxale qui se fait l'intermédiaire entre deux mondes : au coeur des récits de voyage, dans les descriptions comme dans la narration, se trouve cette tension constante vers l'expression du nouveau ou du différent qui, toutefois. passe généralement par le recours à des outils linguistiques et culturels familiers. En cela, l'écriture et le récit viatiques sont souvent plus révélateurs de l'identité des voyageurs, des voyageuses et de leurs destinataires que des altérités que l'ailleurs embrasse et incarne dans leurs textes. Etudier d'un point de vue stylistique, culturel et politique Les récits de voyage permet d'analyser ces assignations à l'altérité. Il s'agit de fournir des clés de lecture sur la négociation, dans les textes, des enjeux que les modalités discursives et idéologiques de ces constructions recoupent. La prise en compte d'un vaste corpus allant du Moyen Age à l'époque contemporaine amène à questionner ces mises en altérité dans un temps long et à identifier la manière dont elles évoluent, se consolident ou volent en éclats à travers les siècles. L'hybridité même des ouvrages étudiés invite à une approche interdisciplinaire mêlant littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des idées et des représentations voire, dans le dernier chapitre, analyse audiovisuelle.
Vidua. La veuve, à la différence du veuf, génère immédiatement des représentations dans l'imaginaire collectif, oscillant constamment entre deux pôles extrêmes, la bonne veuve et la mauvaise veuve. L'étau des attentes sociales, morales et familiales se referme sur celles qui vivent une situation commune mais rarement identique. L'ouvrage propose un panorama des représentations des veuves dans la littérature italienne, du début du XVe siècle aux années soixante du XVIe siècle, afin d'analyser les enjeux économiques, moraux et sociaux qui pèsent sur cette figure de femme seule, et qui conditionnent la façon dont celle-ci est mise en mots. Les discours des moralistes et des religieux, les nouvelles, toujours écrites par des hommes, et les textes littéraires écrits par des autrices veuves dialoguent ici avec les connaissances historiques sur les conditions de vie réelles des veuves. Ces différentes perspectives constituent un système de représentations qui tente de fixer par l'écriture l'essence du veuvage, comme pour mieux canaliser un statut insaisissable, échappant au contrôle masculin, en le fixant sur le papier. La veuve littéraire est toujours fictive, tout en restant en contact avec les veuves réelles. Si les stéréotypes alimentent les discours et les textes littéraires, ces derniers sont également influencés par la réalité - et peuvent, à leur tour, influencer la vie concrète et la pensée des femmes et des hommes qui constituent cette réalité.
Découvrez comment la réception et l'interprétation différenciées de la variation linguistique résulte des - et nourrit les - discriminations sociales. Cette étude profondément originale combine les méthodes et apports de la linguistique énactive, de l'anthropologie linguistique et de la sociophonétique pour montrer que ce que l'on nomme communément "l'accent" des uns est différemment perçu en fonction des stéréotypes sociaux en vigueur chez les autres et comment ces différentes interprétations contribuent à ces stéréotypes. Mené dans un contexte de "contact linguistique" qui compte très peu d'études - celui de la Caraïbe colombienne -, ce travail constitue une contribution importante au champ de la sociophonétique mais aussi du "contact linguistique" , dans la mesure où, au-delà des conséquences typologiques du contact de langues, on voit combien ces changements sont réinterprétés et réutilisés au crible des dynamiques discriminatoires en vigueur.