Parmi la centaine de langues vivantes utilisées aujourd'hui au Tchad, l'arabe s'est imposé sur les marchés et dans les villes des régions situées au nord du Chari, pour finalement devenir langue véhiculaire sur un territoire beaucoup plus vaste. Ce véhiculaire marque ses distances vis-à-vis de l'arabe littéraire dans tous les domaines, et il conserve les caractéristiques d'une langue de Bédouins et de marchands venus de l'Est. Cette langue en pleine expansion est devenue un outil de large communication pour plus de la moitié des Tchadiens. Cette grammaire a pour objet de présenter l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour maîtriser l'analyse de l'arabe véhiculaire tchadien. Le Tchadien arabophone y trouvera un essai de systématisation de sa pratique ; le non-arabophone, des clés pour pénétrer dans la structure de la langue. Le linguiste se verra proposer une première esquisse, qui l'invitera à approfondir l'étude.
Nombre de pages
279
Date de parution
03/05/2000
Poids
460g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782865379385
Auteur
Jullien de Pommerol Patrice
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20000503
Nombre de pages
279,00 €
Disponibilité
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Près de 60 % des Tchadiens parlent arabe, soit à titre de langue première, soit à titre de langue véhiculaire. Au nord du Cameroun, au nord-est du Nigeria et à l'est du Niger, on trouve aussi de nombreux arabophones. La présente méthode, expérimentée avec succès depuis plus de dix ans, permet, en cinquante et une leçons, non seulement d'apprendre à parler couramment l'arabe tchadien, mais aussi à connaître la vie quotidienne et la façon de concevoir le monde des arabophones de cette région ancrée au c'ur de l'Afrique, où islam et croyances populaires font bon ménage.
Commencé en 1972 à Abéché, ce dictionnaire a été revu et augmenté à N'Djaména, en 1996-1997, avec l'aide de six collaborateurs et collaboratrices tchadiens. Il convie le lecteur à une véritable immersion dans la culture arabophone tchadienne, traditionnelle et moderne, par l'intermédiaire de 12 000 entrées arabes, illustrées de 25 000 phrases, qui sont autant d'instantanés sur la vie quotidienne. Un ensemble de 250 proverbes et 150 devinettes ajoute au plaisir du voyage. Un index français-arabe très développé, comptant environ 10 000 entrées principales, permet d'atteindre très commodément l'information recherchée. Un double pari est remporté par ce travail : d'abord de démontrer, si besoin était, la richesse du patrimoine oral véhiculé par cette langue dont la spécificité n'est pas encore suffisamment reconnue ; ensuite, d'administrer la preuve de la parfaite adéquation de la graphie adoptée, et de sa grande simplicité.
Tout commence par un texte qui peut réunir un musulman ou un chrétien dans une même espérance. Il sagit du célèbre poème de sainte Thérèse dAvila : Nada te turbe. On peut en rester là et croire que les mots nous portent dans une même foi en Dieu. Les deux premières parties du livre sefforcent détablir la cohérence interne dune lecture coranique puis dune lecture thérésienne de ce même poème. La troisième partie aborde le problème de lhomme dans sa relation à Dieu, au monde, à son prochain. En tout homme se trouve le désir de rencontrer lautre en vérité et dans son originalité. Langoisse de la différence se transforme souvent en amour vrai. Personne ne désire être renvoyé à la solitude de celui qui ne voit en lautre que le reflet de sa propre image...
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.