L'Ecole normale de l'an III. Tome 5, Une institution révolutionnaire et ses élèves : introduction hi
Julia Dominique
ULM
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EAN :9782728805488
Une Ecole révolutionnaire à Paris sous la Révolution. L'Ecole normale de l'an III. Il survient parfois un moment de l'histoire où les scientifiques, tous domaines confondus, s'imposent dans un même mouvement de faire le point des connaissances acquises et de tracer les routes à suivre. C'est à un tel moment que nous convient les leçons de l'an III, professées au premier semestre de 1795, retranscrites par le soin de sténographes et aussitôt publiées. Dernière tentative - désespérée - d'offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique, ces leçons s'interrompront lors des journées de Prairial qui mettront un point (provisoirement) final à l'expérience si riche de l'Ecole normale. Une institution révolutionnaire et ses élèves. L'expérience de l'Ecole normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795. La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en oeuvre en l'an III replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie "révolutionnaire" et reconversion d'engagements antécédents. L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'Ecole et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'instituteurs, n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le moment thermidorien de la Révolution.
Nombre de pages
654
Date de parution
08/11/2016
Poids
1 880g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9782728805488
Titre
L'Ecole normale de l'an III. Tome 5, Une institution révolutionnaire et ses élèves : introduction hi
Auteur
Julia Dominique
Editeur
ULM
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185
Poids
1880
Date de parution
20161108
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654,00 €
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Depuis une trentaine d'années, la croissance continue de la fréquentation des chemins de Compostelle (près de 238 000 pèlerins en 2014) a redonné une visibilité au phénomène pèlerin dont d'aucuns avaient peut-être annoncé trop vite la disparition. Ce livre s'attache à retracer éclipses et recharges d'une pratique religieuse extraordinaire que l'institution ecclésiastique s'est toujours efforcée de contrôler de bout en bout, sans y parvenir. Tout à la fois singulière et collective, la marche vers un lieu saint n'est pas vagabondage mais orientation vers un terme, lieu de rencontre avec l'archange, l'apôtre ou le saint intercesseur, où sont conservées les traces de sa présence, passage dans une sociabilité éphémère qui réunit des individus " sans aveu ", puisqu'ils ont quitté famille et patrie. Avec les souffrances encourues et les périls de la route, l'épreuve physique de l'espace, qu'elle soit voyage d'oraison, demande de guérison ou ascèse pénitentielle, a en effet connu bien des métamorphoses entre le XVe siècle et le balisage des chemins contemporains.
L'histoire des universités a connu de grandes avancées au cours des dernières années. Ce numéro de la l'AHMUF propose un bilan historiographique et plusieurs études originales sur le fonctionnement des établissements d'enseignement supérieur en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, du milieu du XVe siècle au début du XIXe siècle. Des spécialistes apportent un éclairage nouveau sur le statut des enseignants, sur les fondements clientélaires des procédures de nomination, et sur les conflits et les rivalités au sein du monde académique, mais aussi sur les engagements politiques et confessionnels des universitaires, et sur les fonctions sociales des grades universitaires. Grâce à des approches variées combinant histoire sociale, histoire culturelle et histoire des institutions, on prend conscience des spécificités des différentes universités européennes, spécificités qui ont, pour une partie d'entre elles, perduré jusqu'à aujourd'hui.
Certeau Michel de ; Julia Dominique ; Revel Jacque
Comment naît une langue nationale ? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit : la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire ? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité ? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique : le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison ? Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales.
Certeau Michel de ; Julia Dominique ; Revel Jacque
Comment naît une langue nationale? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit: la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique: le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison? Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales. Quatrième de couverture Comment naît une langue nationale...La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit: la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique: le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison...Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.