Revue franco-maghrébine de droit N° 25/2018 : Le droit public sous tensions : entre complementarités
Juhel Christophe
PU PERPIGNAN
22,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782354123598
Le droit public est traversé, au Maghreb et en Afrique, par des tensions opposant des éléments (populations, territoires, institutions, droits...) qui, lorsque les circonstances (économiques, sociales, politiques, religieuses...) changent, se révèlent contradictoires alors qu'ils étaient quelque temps plus tôt complémentaires. La complexité induite par de tels retournements de situation tend à souligner l'extrême difficulté de la tâche des législateurs à l'heure où la mondialisation les oblige à ne plus agir sans tenir compte, au-delà du contexte national, de leur environnement international, tout particulièrement en droit des étrangers et des minorités, en droit constitutionnel, en droit administratif, en matière de décentralisation et en droit électoral.
Nombre de pages
222
Date de parution
25/04/2019
Poids
308g
Largeur
139mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782354123598
Titre
Revue franco-maghrébine de droit N° 25/2018 : Le droit public sous tensions : entre complementarités
Auteur
Juhel Christophe
Editeur
PU PERPIGNAN
Largeur
139
Poids
308
Date de parution
20190425
Nombre de pages
222,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les femmes, dans la société roussillonnaise et catalane d'Ancien Régime, ne sont pas vouées à une vie de soumission et de violences, condamnées à l'inaction ou passivité. Loin de subir les événements elles deviennent actrices de leur destin dès que l'opportunité s'offre à elles. Les toutes jeunes filles sont certes vulnérables mais devenues de jeunes femmes, elles savent défendre leurs droits, notamment en cas de rupture de promesse de mariage. Aspirant à occuper la place que toute femme ambitionne selon les moeurs de l'époque, elles sont promptes à sauvegarder leur honneur pour accéder au mariage. Elles ne sont alors pas abandonnées à leur sort, estant en justice avec l'accord d'un proche, généralement leur père, voire accompagnées ou représentées par lui. L'étroitesse des liens familiaux, souvent perçue comme une pesanteur se mue en solidarité protectrice. Les représentations religieuses de la femme ne rendent pas compte de la place qu'elle occupe dans le siècle ni en justice et esquissent les traits de femmes idéalisées. La perfection est incarnée par celles qui se vouent à Dieu mais le plus souvent les oeuvres d'art ornant les églises roussillonnaises retracent les étapes de la vie de bonnes chrétiennes ayant fondé une famille. Epouses et mères attentionnées, elles sont dépeintes comme dévotes au moment de recevoir leurs sacrements. Cependant, les femmes portent à tout jamais la culpabilité du péché originel que véhicule l'Eglise catholique et qui imprègne l'inconscient collectif. Elles pâtissent d'une réputation de tentatrice peu compatible avec le statut de victime. Les juges peinent à les reconnaître comme des victimes totalement innocentes dans les affaires de moeurs. Les criminelles sont d'ailleurs bien identifiées, notamment lorsqu'il s'agit d'empoisonneuses.
Au quotidien la population roussillonnaise d'Ancien régime est plutôt respectueuse de l'ordre établi par les autorités locales ou monarchiques ainsi que des traditions ancestrales, familiales ou professionnelles. De son sommet jusqu'à sa base, la société nord catalane se fonde sur des hiérarchies acceptées par tous. Les Roussillonnais reproduisent tout au long de leur vie des attitudes et comportements marquant, consciemment ou non, leur soumission ou leur intégration d'une organisation sociale inégalitaire mais dans laquelle ils se reconnaissent. Leur participation tout au long de leur vie au fonctionnement des institutions locales, qu'elles soient politiques, professionnelles ou religieuses, leur confère un rôle actif dans la conservation et la transmission des usages légués par leurs aïeux. Ils s'intègrent ainsi parfaitement dans des processus pluriséculaires. Seuls remettent en cause ces modes de fonctionnement des comportements, généralement ponctuels et considérés comme marginaux, dont l'interprétation doit être faite avec beaucoup de précautions car, à la vérité, peu d'actions semblent animées par un rejet pur et simple de l'ordre établi, qu'il soit économique ou professionnel, social, familial, politique, administratif ou religieux. L'illégalité ou criminalité n'est pas endémique, si ce n'est pour ce qui touche à la frontière, en particulier la contrebande. Pour autant, les comportements relevant de l'indiscipline et l'irrespect des lois, des autorités politiques, des bonnes moeurs ou des préceptes religieux suscitent toujours autant d'intérêt car ils nous offrent l'opportunité de nous immerger dans la société roussillonnaise, d'en découvrir les rouages et codes sociaux, leurs éventuelles contestations ou transgressions et les processus de maintien ou rétablissement de l'ordre.