
FASHION WRITHING
JUDITH WATT
PENGUIN BOOKS
44,20 €
Epuisé
EAN :
9780670882151
| Date de parution | 01/04/2001 |
|---|---|
| Poids | 901g |
Plus d'informations
| EAN | 9780670882151 |
|---|---|
| Titre | FASHION WRITHING |
| ISBN | 0670882151 |
| Auteur | JUDITH WATT |
| Editeur | PENGUIN BOOKS |
| Largeur | 0 |
| Poids | 901 |
| Date de parution | 20010401 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
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Alexander McQueen
Watt Judith ; Guinness Daphné ; Confuron AnneExtrait Introduction Lee Alexander McQueen, le plus grand des stylistes britanniques, est né le 17 mars 1969 à Lewisham, au sud de Londres. Ses parents, originaires de Stepney, étaient tous deux des «Cockneys» (Londoniens issus de la classe ouvrière). Son père Ronald, originaire de l'écossaise île de Skye, a travaillé, comme d'autres membres de sa famille, en tant que «cabby» à Londres - l'élite des chauffeurs des fameux taxis noirs dont le travail nécessite une connaissance encyclopédique de l'histoire du paysage urbain. Sa mère Joyce (1935-2010) était professeur d'histoire, fleuriste et généalogiste amateur. Sa famille venait de la forêt de Dean, à la frontière anglo-galloise. En dressant l'arbre généalogique familial, Joyce s'est découvert des ancêtres vikings, normands et huguenots. Sa fascination pour l'histoire et l'identité a eu un effet durable sur Lee, lui ouvrant un monde de possibles qui a nourri son imagination. Lee était le petit dernier de la famille. Celle-ci emménagea dans un immeuble sur Biggerstaff Road, à Stratford, dans l'est de Londres, avec ses deux frères et ses trois soeurs aînés alors qu'il portait encore des couches. McQueen se souvenait avoir dessiné sur le mur de sa chambre, dès l'âge de trois ans, une robe de princesse à crinoline, ce qui avait beaucoup agacé son père. Mis à part le dessin et ses premières tentatives de couture, ses autres grandes passions étaient l'ornithologie et la nage. Il rejoignit le club des jeunes ornithologues et grimpait sur le toit des immeubles, fasciné par la beauté et la liberté des faucons crécerelles, pour les observer voltiger haut dans le ciel, à la recherche de nourriture. La silhouette des oiseaux prenant leur envol allait influencer sa façon de concevoir un vêtement, qui consistait à toujours commencer en visualisant le corps de profil, comme si l'arrière était doté de plumes qui se balançaient. Comme tous les bons designers, il était sensible à l'espace. Du signe des Poissons, McQueen nourrissait une véritable passion pour l'eau et devint rapidement un excellent nageur. Il rejoignit une équipe locale de natation synchronisée. Seul garçon dans une classe de quarante filles, lors d'un gala scolaire, il apprécia de porter un pagne et il se décrivit plus tard comme le «mouton rose de la famille». Le petit garçon vivait dans un monde fantastique rempli d'oiseaux et de robes ; un jeune Poséidon dans son royaume sous-marin. «J'ai toujours voulu être styliste. J'ai lu des livres sur la mode dès l'âge de douze ans. Je suivais la carrière des grands créateurs. Je savais que Giorgio Armani n était qu'un étalagiste et Ungaro un vrai couturier.» Dans le même temps, son assiduité au collège pour garçons de Rokeby était fluctuante. Ses bulletins scolaires soulignaient des difficultés de concentration. A cette époque, les troubles de l'attention, ou encore la dyslexie, étaient attribués à la mauvaise volonté, ou pire, à la bêtise. Lee McQueen était tout sauf stupide : lecteur avide, il étudiait aussi les images avec attention, dès lors qu'elles suscitaient son intérêt. Bien que n'étant pas universitaire, il était lettré, une qualité indispensable à tout créateur. Lorsqu'en 1997 McQueen fut surnommé «loubard de la mode» par le Daily Mail, sa mère prit la mouche, étant donné qu'elle avait soigné l'éducation de tous ses enfants. «Il n'a jamais juré dans cette maison. Je ne l'ai jamais permis et je ne le ferai jamais», insistait-elle. Lee McQueen avait la chance d'avoir une mère toujours positive et encourageante, qui refusait de le voir se limiter par ses origines. «Dans une famille londonienne de classe ouvrière, tu dois rapporter de l'argent et les milieux artistiques n'ont jamais été le moyen d'y parvenir. Mais, je m'y suis opposé. J'ai pensé : "Je ne vais pas faire comme ça. Je ne vais pas me marier, vivre dans un deux-pièces et être un foutu chauffeur de taxi"», déclarait-il à Women's Wear Daily en 1999.EpuiséVOIR PRODUIT19,00 € -

Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du sexe
Butler Judith ; Nordmann CharlotteJudith Butler opère dans Ces corps qui comptent une reformulation de ses vues sur le genre en répondant aux interprètes de son précédent livre, qui y voyaient l'expression d'un volontarisme (on pourrait "performer" son genre comme on joue un rôle au théâtre, on pourrait en changer comme de chemise) et d'un idéalisme (le genre ne serait qu'une pure construction culturelle ou discursive, il n'y aurait pas de réalité ou de substrat corporel derrière le genre). Selon l'auteure, la prise en compte de la matérialité des corps n'implique pas la saisie effective d'une réalité pure, naturelle, derrière le genre: le sexe est un présupposé nécessaire du genre, mais nous n'avons et n'aurons jamais accès au réel du sexe que médiatement, à travers nos schèmes culturels. Autrement dit, le sexe, comme le genre, constitue une catégorie normative, une norme culturelle, donc historique, régissant la matérialisation du corps. Il importe dans cette perspective de souligner que le concept de matière a une histoire, et qu'en cette histoire sont sédimentés des discours sur la différence sexuelle. Or, si certains corps (par exemple les corps blancs, mâles et hétérosexuels) sont valorisés par cette norme, d'autres (par exemple les corps lesbiens ou noirs) sont produits comme abjects, rejetés dans un dehors invivable parce qu'ils ne se conforment pas aux normes. A travers une reprise critique du concept foucaldien de "contrainte productive', Judith Butler va, loin de tout volontarisme, s'efforcer de ressaisir la façon dont les corps, informés par des normes culturelles, peuvent défaire ces normes et devenir le lieu d'une puissance d'agir transformatrice. Cette réflexion sur la matérialité des corps et les limites discursives du sexe est donc indissociablement épistémologique et politique. Biographie de l'auteur Judith Butler enseigne à l'université de Californie (Berkeley). Elle est entre autres l'auteure de Trouble dans le genre (La Découverte), du Pouvoir des mots (Editions Amsterdam), d'Humain, inhumain: le travail critique des normes (entretiens, Editions Amsterdam) et de Défaire le genre (Editions Amsterdam)."EpuiséVOIR PRODUIT24,40 €


