Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du sexe
Butler Judith ; Nordmann Charlotte
AMSTERDAM
24,40 €
Épuisé
EAN :9782354800413
Judith Butler opère dans Ces corps qui comptent une reformulation de ses vues sur le genre en répondant aux interprètes de son précédent livre, qui y voyaient l'expression d'un volontarisme (on pourrait "performer" son genre comme on joue un rôle au théâtre, on pourrait en changer comme de chemise) et d'un idéalisme (le genre ne serait qu'une pure construction culturelle ou discursive, il n'y aurait pas de réalité ou de substrat corporel derrière le genre). Selon l'auteure, la prise en compte de la matérialité des corps n'implique pas la saisie effective d'une réalité pure, naturelle, derrière le genre: le sexe est un présupposé nécessaire du genre, mais nous n'avons et n'aurons jamais accès au réel du sexe que médiatement, à travers nos schèmes culturels. Autrement dit, le sexe, comme le genre, constitue une catégorie normative, une norme culturelle, donc historique, régissant la matérialisation du corps. Il importe dans cette perspective de souligner que le concept de matière a une histoire, et qu'en cette histoire sont sédimentés des discours sur la différence sexuelle. Or, si certains corps (par exemple les corps blancs, mâles et hétérosexuels) sont valorisés par cette norme, d'autres (par exemple les corps lesbiens ou noirs) sont produits comme abjects, rejetés dans un dehors invivable parce qu'ils ne se conforment pas aux normes. A travers une reprise critique du concept foucaldien de "contrainte productive', Judith Butler va, loin de tout volontarisme, s'efforcer de ressaisir la façon dont les corps, informés par des normes culturelles, peuvent défaire ces normes et devenir le lieu d'une puissance d'agir transformatrice. Cette réflexion sur la matérialité des corps et les limites discursives du sexe est donc indissociablement épistémologique et politique. Biographie de l'auteur Judith Butler enseigne à l'université de Californie (Berkeley). Elle est entre autres l'auteure de Trouble dans le genre (La Découverte), du Pouvoir des mots (Editions Amsterdam), d'Humain, inhumain: le travail critique des normes (entretiens, Editions Amsterdam) et de Défaire le genre (Editions Amsterdam)."
Nombre de pages
249
Date de parution
05/03/2009
Poids
376g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782354800413
Titre
Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du sexe
Auteur
Butler Judith ; Nordmann Charlotte
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
150
Poids
376
Date de parution
20090305
Nombre de pages
249,00 €
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Dans The Frames of War, paru en français aux éditons Zones sous le titre Ce qui fait une vie, Judith Butler examine les formes de guerre occidentales contemporaines, y compris la façon dont les médias dépeignent la violence d'Etat. De cette image dépend la compréhension de la vie humaine elle-même qui, selon le cadre donné, peut être considérée comme digne ou non d'être vécue. Le livre se compose de cinq essais 1) sur les images d'Abu Ghraib ? ; 2) la poésie de Guantanamo ? ; 3) la politique d'immigration européenne ? ; 4) l'islam ? ; et 5) un débat sur les concepts de normativité et de non-violence. Le livre est paru à Kyiv (Ukraine) en 2016.
Résumé : Judith Butler, dont le livre emblématique Trouble dans le genre a redéfini notre manière de penser le genre et la sexualité, se penche dans cet ouvrage sur les attaques contre "l'idéologie du genre". Sur tous les continents, des mouvements protéiformes s'en prennent au genre : la droite populiste et l'extrême droite, le Vatican et les Eglises évangéliques, les féministes anti-trans... Ils diffusent un fantasme selon lequel le genre serait une menace dangereuse, voire diabolique, envers les familles, les enfants, la culture, et même l'"humanité". Pourquoi le genre est-il devenu un fantasme obsessionnel pour les régimes autoritaires, les partis fascistes et les féministes anti-trans ? Que peut-on répondre à celles et ceux qui en font usage ? Avec quels arguments ? Mais les arguments suffisent-ils face à un fantasme ? Intervention essentielle sur l'une des questions les plus épineuses de notre époque, cet ouvrage offre une déconstruction méticuleuse de toutes les controverses qu'elle abrite : la différence entre nature et culture, l'interaction entre sexe et genre, l'héritage colonial de la différence sexuelle, les relations entre féminismes et mouvement trans... Quia peur du genre ? est un appel à former une large coalition, qui rassemble toutes celles et tous ceux dont la lutte pour l'égalité s'articule à la lutte contre l'injustice.
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; Haselde
Résumé : Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.