Biographie de l'auteur Floc'h, né en 1953, est un artiste majeur d'illustration et de bande dessinée. Il est l'un des principaux tenants de la ligne claire aux côtés d'Yves Chaland, Ted Benoit, Joost Swarte. Après un bref passage à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris, il se consacre à l'illustration de presse et d'édition. Il publie en 1977 son premier album de bande dessinée Le rendez-vous de Sevenoaks en collaboration avec François Rivière. Suivront dans cette série intitulée Albany & Sturgess trois autres livres : Le Dossier Harding (1979), A la recherche de Sir Malcolm (1985) et Olivia Sturgess 1914-2004 (2005). Ainsi qu'une fantaisie Meurtre en miniature en 1994 et un livre Les Chroniques d'Oliver Alban (2006). Le tandem réalise aussi la série Blitz comprenant Blitz (1981), Underground (1996) et Black-out (2009) qui sortent en intégrale en 2011. Parallèlement, Floc'h réalise une autre bande dessinée avec Jean-Luc Fromental Jamais deux sans trois (1991) et est l'auteur de livres illustrés Life (1985), High Life (avec Fromental, 1986), Ma vie (1985), Ma vie 2 (1997), Je me souviens (1987), Un homme dans la foule (1985), Exposition (1998), Journal d'un New Yorkais (Avec Michel Jourde,1994), Une vie de rêve (2007), Male Britannia (2009), London Euphoria (2010), Regency Utopia (2010) et Une vie exemplaire (2011). Illustrateur bien plus que dessinateur/auteur de bande dessinée, Floc'h met aussi bien son talent au service du cinéma (affiches et génériques pour Alain Resnais, Woody Allen, Mike Leigh...) que de la publicité et de l'illustration pour la presse (The New Yorker, le Monde, Monsieur, Lire, World of Interiors ...). Le meilleur de ce travail est recueilli dans Un homme dans la foule (1985), Floc'h illustrateur (2000) et Floc'h illustrateur 2 (2005). En 2012, il publiera un graphic novel Villa Mauresque, une biographie de l'écrivain Somerset Maugham, avec François Rivière et participera à un documentaire sur la vie d'un des speakers de la France libre à la BBC Little Big Bauer. Son graphisme épuré, les environnements distingués et cultivés dans lesquels évoluent des personnages au charme et à l'élégance toute britannique confèrent à son oeuvre un style reconnaissable entre tous.Après dix ans dans l'édition, Jean-Luc Fromental s'adonne à la presse, la publicité, la télévision et bien sûr, la bande dessinée. En 1981, il crée (avec José-Louis Bocquet) L'Année de la bande dessinée. En 1983 il lance le bimestriel Métal Aventure et prend en 1985-86 la rédaction en chef du mythique Métal hurlant. Il fait ses premières armes dans le dessin animé en 1986 comme co-scénariste de la série Bleu, l'Enfant de la Terre, réalisée par Philippe Druillet, puis travaille en 1991 sur le projet de long-métrage de Moebius, Starwatcher. En 1994, il conçoit la série animée Il était une fois pour 26 dessinateurs de BD. Il crée d'autres séries pour la télévision: Witch World en 1997, avec Colin Hawkins, Les Renés, avec Hervé Di Rosa en 2000, et Mandarine & Cow en 2007. En 2001, il participe à la série Lucky Luke, en tant que directeur d'écriture et scénariste. Il s'oriente vers le long-métrage d'animation, avec l'adaptation du roman de Roy Lewis Pourquoi j'ai (pas) mangé mon père que réalisera Djamel Debouzze en 2012, le scénario de Loulou et autres loups (2002), puis avec Solotareff, du Secret de Loulou annoncé pour 2013. Il reste en contact avec le papier, publiant régulièrement pour la jeunesse, notamment le très remarqué 365 Pingouins avec Joëlle Jolivet. En 2003, il revient vers l'édition en créant au sein de la maison Denoël le label de bande dessinée adulte Denoël Graphic qui a publié notamment Tamara Drewe de Posy Simmonds ou La Genèse de Robert Crumb. Jean-Luc Fromental s'est aussi illustré comme scénariste de bande dessinée : il a écrit pour des artistes tels que Floc'h, Loustal, Stanislas (Les Aventures d'Hergé), Chaland, Blexbolex, Miles Hyman, Jano. Il est l'auteur d'une trentaine de romans, récits de voyage, contes et bande dessinées.Jourde, Michel Scénariste Né le 30/07/1962 en FRANCE Né le 30 juillet 1962 à Limoges, Michel Jourde enseigne la littérature de la Renaissance et publie dans les "Inrockuptibles" des entretiens et des chroniques consacrés à la littérature, au cinéma ou à la bande dessinée. A créé et dirigé pendant 2 ans avec Hadrien Laroche un magazine de littérature, "L'Immature". Série(s) réalisée(s) Journal d'un new yorkais
Bénévent Christine ; Jourde Michel ; Monferran Jea
Selon l'Histoire des pères et de la paternité dirigée par Daniel Roche et Jean Delumeau (1990), la Renaissance a marqué une étape fondamentale dans l'histoire des pères. S'y trouvaient alors réunies les conditions nécessaires, qu'elles soient juridiques, religieuses ou sociales, à un "âge d'or de la monarchie paternelle" qui s'épanouirait à l'âge classique, avant que la Révolution ne vienne " coup[er] la tête à tous les pères de famille" (Balzac). L'historiographie récente a toutefois permis de nuancer cette histoire, en reconsidérant la situation dans la période médiévale comme en tenant compte de l'apport des études de genre, qui ont permis de mieux comprendre les modes de construction des identités masculines. Elle a enfin bénéficié du fait que cet objet d'étude n'a cessé de se diversifier en étant investi par des chercheurs issus de champs disciplinaires très différents. L'ouvrage, qui réunit seize contributions de spécialistes de littérature, d'histoire et d'histoire de l'art de la Renaissance, se propose d'interroger la singularité de la relation père-fils à cette époque en France et, plus généralement, en Europe. Il souligne à la fois les différentes formes prises par cette relation - biologique, spirituelle, patrimoniale, adoptive, légitime ou illégitime - et la variété qu'offrent les modalités de sa représentation, littéraire ou iconographique.
Labé Louise ; Clément Michèle ; Jourde Michel ; Ze
En publiant un unique livre en 1555, Louise Labé a fait entendre une voix nouvelle. Un dialogue mythologique insolent et facétieux, trois élégies et vingt-quatre sonnets, le tout précédé d'une saisissante épître programmatrice et suivi de vingt-quatre poèmes de "divers Poètes" en son honneur : autant de manières de renouveler les représentations de l'amour transmises par la littérature et la société et de revendiquer pour les femmes le droit de penser et d'écrire. Cette nouvelle édition intégrale des Ouvres de Louise Labé Lyonnaise donne à entendre cette voix pour les lecteurs d'aujourd'hui, notamment grâce à une double annotation qui éclaire à la fois les subtilités lexicales et les références d'une écriture originale et puissante. Dossier1. La fabrique des "Ecrits de divers Poètes" 2. Qui a participé aux Ouvres de Louise Labé Lyonnaise ? 3. Dans l'atelier des sonnets : les sonnets II et III4. Chronologie : Louise Labé à travers les archives5. L'histoire du livre et de sa réception.
Lazard Madeleine ; Clément Michèle ; Jourde Michel
« Le plus grand plaisir après l’amour, c’est d’en parler », s’il faut en croire Louise Labé. Elle en a parlé mieux que personne. Mais la plus grande poétesse française est aussi la plus mystérieuse.Associée au milieu lettré de Lyon lors de la première floraison poétique de la Renaissance, cette fille et femme d’artisan réussit à accéder aux salons en vogue, conquérir la renommée littéraire et mériter l’hommage public des poètes les plus éminents. Comment ? Il fallut sans doute la rencontre exceptionnelle d’un temps, d’un lieu et d’un être. Femme de caractère autant que de passion, esprit équilibré et lucide autant que hardi, sa personnalité y fut sûrement pour beaucoup.À la fois admirée et suspecte au XVIe siècle, un peu oubliée à l’époque classique, image de l’éternel féminin au XIXe, Louise Labé a suscité au XXe bien des rêveries. Cette biographie précise et passionnante restitue le portrait authentique d’une figure qu’on voudrait pouvoir connaître encore davantage. Madeleine Lazard (1921-2022), professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle, a été présidente honoraire de la Société d’étude du XVIe siècle et de la Société internationale des amis de Montaigne. Elle est l’autrice, aux Éditions Fayard, de Rabelais (Pluriel, 2012), Michel de Montaigne (2002), Agrippa d’Aubigné (1998) et Les avenues de Fémynie (2001).
Dans ce 22e tome de Snoopy et les Peanuts, vous verrez toute la bande attendre... attendre... et encore attendre un car qui n'arrive jamais. Charlie Brown remporte enfin une victoire au baseball - et ce contre l'arrière-petite-fille de Roy Hobbs, pas moins ! Linus fait pression auprès de la Maison-Blanche pour que Snoopy soit nommé à la Cour suprême (hélas, le siège est attribué à Ruth Bader Ginsburg). Woodstock découvre le journal de son grand-père disparu, relatant sa dure vie en captivité (c'est-à-dire en cage ! ).
Boschat Stephan ; Menetrier Samuel ; Vigneau Frédé
En 48 pages drôles et claires, une nouvelle équipe scientifique du labo Ça m'intéresse, la professeure FOX et son assistant Charles-Quentin Félix-Didier, dit " CQFD ", nous font pénétrer dans les méandres et les coulisses des sociétés secrètes les plus célèbres ou les plus inattendues. Ninja, Skull and Bones, alchimistes, pratiquants de la kabbale, célèbres templiers ou autres francs-maçons, quelles sont leurs origines, leurs codes, leurs rites, leurs points communs, leur influence réelle ...
Dans un premier temps, nous dirions qu'ils ne sont pas comme nous. Dans un second temps, il devient que ce serait plutôt nous qui ne sommes pas comme eux. Eux, les Rapaces, qui détiennent la force, l'arrogance de la richesse, la mémoire des siècles passés. Ce n'est que lorsque le danger se précisera que les Rapaces réagiront. Au risque de tout basculer...
Le Dindon de la farce est le 54e tome des facéties du chat le plus drôle de la BD, le Garfield de Davis ! Garfield est un chat. Et le chat est fier et orgueilleux, cela va sans dire. Depuis 54 épisodes, son passe-temps préféré consiste à se moquer du monde qui l'entoure. D'abord Jon, qu'il adore humilier, puis Odie, puis chaque être vivant qu'il rencontre. Inutile de préciser que le chat fier et orgueilleux ne souffre pas la réciproque, à savoir être moqué. Alors comment pensez-vous que Garfield réagit lorsqu'il est le dindon de la farce ? Mal, très mal... Ce 54e volet des aventures de Garfield est, comme toute la série, à dévorer en famille.
Mathis est en terminale et est complètement perdu : une mère presque absente, un beau-père qui le pousse sans cesse au conflit, une fin d'année difficile entre réussir son bac et entrer dans cette école d'animation qui lui importe tant. Et au-delà de tout ça, un père porté disparu depuis des mois... Un jour, poussé par ses amis, il fait le pari de "pécho" Léa, dont il est secrètement amoureux. Car oui, Mathis aspire à une forme de virilité au point d'en oublier que Léa n'est pas un objet à posséder. Le retour de flamme est violent et les maladresses s'enchaînent. Que faire ? Qui devenir ? Léa va-t-elle lui pardonner ? Mathis va-t-il intégrer cette école rêvée ? Et surtout, comment réagir quand une lettre de son père lui parvient enfin ...
Le chat du Rabbin", c'est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "le chat du Rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien : "... Ca fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats". Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie : "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya...
Ce chat qui parle, pense et critique des idées religieuses fait couler beaucoup d'encre. Le premier tome, Le Chat du rabbin était une excellente surprise, ce second ne devrait pas vous décevoir. C'est un véritable conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
Le chat n'a pas pu empêcher la catastrophe : Zlabya, sa maîtresse adorée, a épousé le jeune homme. Et le jeune homme a emmené Zlabya chez lui et il lui a offert une salle de bains. " Zlabya ! Chez nous, il y avait un piano ! " Voilà le chat épouvantablement triste, d'autant plus qu'il ne peut plus parler et que tout le monde s'en fout. Et puis, la famille du jeune homme vivant à Paris et n'étant pas venue au mariage, Zlabya et son mari partent en voyage de noces à Paris. Avec le rabbin, sa malle pleine de livres et son chat. Lequel chat, dans sa grande sagesse, sent bien que ça n'emballe pas les jeunes mariés, tout ce tintouin. Bref, après un voyage emmitouflé comme s'il allait affronter les rigueurs du pôle Nord, le rabbin débarque à Paris et découvre la ville, la pluie, la Seine - " Les pauvres, même pas ils ont la mer " - et la transgression, en se tapant une orgie pas cachère du tout un soir de Shabbat. Pendant ce temps, le chat trouve enfin quelqu'un à qui parler : un chien à peu près aussi joli que lui. Revoilà la smala merveilleuse, avec son rabbin infiniment émouvant et casse-bonbons, et son chat unique dans les annales de la bande dessinée. Profondeur et légèreté, ironie et tendresse, sensualité du dessin - Sfar sous la pluie, avec ses personnages en détresse, reste à la hauteur de sa réputation de fabuleux conteur.