Joubert-Laurencin Hervé ; Eugène Pierre ; Fauvel P
DE L INCIDENCE
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EAN :9782918193494
Ce livre collectif a pour projet de faire connaître plus largement l'importance des écrits et des films de Jean-Claude Biette. Rédacteur aux Cahiers du cinéma, cofondateur de la revue Trafic, ami proche, entre autres, de Serge Daney, de Pier Paolo Pasolini et du couple de cinéastes Straub-Huillet, Jean-Claude Biette a su lier de manière originale et sans équivalent l'écriture de textes sur le cinéma à sa propre écriture cinématographique. Parmi les écrits suscités par le cinéma, tous aujourd'hui édités par P. O. L. , sa voix apparaît comme l'une des plus singulières et des plus profondes. Il a notamment tourné avec Jean-Christophe Bouvet, Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, réalisant des films où l'humour accompagne la dérive amère des temps et des individus. La parution de cet ouvrage s'impose d'autant plus que le nom de Jean-Claude Biette revient de plus en plus dans les réflexions critiques actuelles. Il est en outre fréquemment cité comme une référence par des jeunes cinéastes français contemporains. D'une manière plus générale, l'intérêt pour ses films s'avère de plus en plus sensible pour les connaisseurs et les amateurs de cinéma, rendant nécessaire la publication d'un ouvrage sur la passion toujours vécue par Biette pour le cinéma.
Nombre de pages
152
Date de parution
19/10/2018
Poids
225g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782918193494
Titre
Jean-Claude Biette. Appunti & Contrappunti
Auteur
Joubert-Laurencin Hervé ; Eugène Pierre ; Fauvel P
Editeur
DE L INCIDENCE
Largeur
150
Poids
225
Date de parution
20181019
Nombre de pages
152,00 €
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Le dernier poète expressionniste, c'est lui : c'est Pasolini. " Dernier " comme on appelle dernier des hommes un personnage de Murnau. " Dernier poète " parce qu'on cherche encore qui pourrait aujourd'hui représenter et assumer la vieille figure du Poète. " Expressionniste " parce que la vraie découverte est l'originalité de son ?uvre, propre à changer la vie, non à l'accompagner ou à la réformer. " Dernier poète expressionniste " comme on peut le lire à travers l'écriture nerveuse et contractée du scénario inédit traduit à la fin du présent recueil. Après la traduction de Contre la télévision, Théâtre 1938-1965 et Le dada du sonnet, Hervé Joubert-Laurencin propose aujourd'hui, dans une quinzaine d'articles, sa lecture de l'?uvre écrite, filmique et picturale de Pasolini.
Vingt ans après la disparition de Pasolini, une approche nouvelle de son oeuvre, reliant le cinéma aux sources biographiques et poétiques qui l'ont inspiré. La première vision globale d'un artiste au talent protéiforme.
Résumé : Joubert-Laurencin, avec qui nous avons publié les deux volumes du critique de cinéma André Bazin en 2018 et Accattone de Pier Paolo Pasolini, scénario et dossier, en 2015. Il s'agit d'un travail de fond, mené depuis de nombreuses années par l'un des plus grands spécialistes de Pasolini, qui permet au lecteur de suivre l'extraordinaire production d'abord littéraire puis cinématographique d'un artiste à l'écriture polymorphe. Organisé de façon chronologique, l'ouvrage révèle comment la poésie et la littérature ont nourri les films de Pasolini en mettant au jour un système qui s'apparente à de l'orfèvrerie - à la manière d'un vitrail dont les détails de fabrication de chaque couleur nous seraient exposés. Le manuscrit s'approche des deux millions de signes et s'accompagne d'un système de notes et d'annexes qui permet de mentionner tout ce qui a été publié sur Pasolini. Si de nombreux livres existent sur Pasolini, celui-ci est unique en ce qu'il entreprend de saisir toute la vie et l'oeuvre de l'artiste. Ce projet d'envergure s'inscrit dans les célébrations du centenaire de la naissance de l'artiste en 2022.
Lettre volée et esprit aérien du cinéma : tel se présente le cinéma d'animation. Afin de réveiller cette moderne fantasmagorie, des discours sont traversés : André Bazin et André Martin, Alexandre Alexeïeff et Norman Mc Laren, et des pratiques suscitées par des films : Who framed Roger Rabbit, "un intertexte américain", le conte des contes, "un palimpseste russe", Tango, "une répétition polonaise", et quelques autres. En eux, comme dans la pensée en acte du cinéma d'animation aura seulement laissé le cinéma se sous-venir.
Déployant une connaissance fine de l'histoire de l'art, dans une perspective renouvelée pour le cinéma, ce livre prend appui sur les cinéastes contemporains parmi les plus novateurs (Apichatpong Weerasethakul, Jean-Luc Godard, João Pedro Rodrigues, Vincent Gallo, Gus van Sant, Bela Tarr, Pedro Costa...). Voici un livre qui présente une subversion des images de la douleur, de son partage, en refusant que la politique se les approprie aisément. Par l'iconographie du cinéma et les figures picturales dont il est traversé (celles de la communion, du corps souffrant et du soin, de la torture), l'auteur montre comment le pathos déploie à l'écran une beauté, qui, dans son excès, constitue une contre-effectuation à la violence. Il dialogue avec plusieurs philosophes s'étant penchés sur la communauté, le corps politique et sa représentation (Agamben, Rancière, Bataille, Ginzburg). Refusant l'instrumentalisation de l'art par la politique, autant qu'une politisation de l'art, l'auteur (suivant la pensée du philosophe italien Roberto Esposito) donne forme à une impolitique du film, qui ne prétend pas faire se rejoindre les corps tenus séparés. Emerge ainsi une reflexion passionnante sur un corps impolitique, par-delà les identités sexuelles assignées.