Au moment où disparaissait Amadou Hampaté Bâ, par un de ces hasards auxquels se plaît parfois le sort, paraissait le premier volume de ses Mémoires. Une telle coïncidence a pu être considérée comme le gage de la pérennité d'une oeuvre qui, par sa richesse et sa diversité, appartient au patrimoine universel. C'est dans cet esprit qu'une journée d'études a été consacrée, en Sorbonne, à celui qui compte parmi les penseurs et les écrivains fondamentaux de l'Afrique du XXe siècle. Si, plutôt que sur les écrits scientifiques ou philosophiques, l'accent a été mis surtout sur l'Etrange Destin de Wangrin et sur Amkoullel l'enfant peul, c'est parce que ces deux livres complètent et illustrent admirablement l'apport des autres travaux d'Hampaté Bâ. L'histoire de l'Afrique précoloniale et coloniale, la religion et les rites, les récits épiques, la littérature orale, l'évocation des mécanismes de la promotion sociale ou du regard des enfants sur le monde des adultes, l'ethnographie vécue, en un mot, s'y trouvent associés aux mille petits faits de la vie quotidienne, grâce à l'art et au sens de l'humour d'un grand écrivain. Résolus à étudier des textes littéraires avec un regard de littéraires, les intervenants ont eu à coeur d'introduire à une meilleure connaissance de l'écrivain et le sentiment que, ce faisant, ils aideraient à rendre plus aisément perceptibles l'intérêt et la qualité d'une oeuvre qui n'a cessé d'associer ou de faire alterner la rigueur de l'ethnologue, la sagesse du penseur et l'art de l'écrivain.
Nombre de pages
100
Date de parution
03/05/2000
Poids
148g
Plus d'informations
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EAN
9782738416001
Titre
Lectures de l'oeuvre d'Hampaté Bâ
ISBN
2738416004
Auteur
Jouanny Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
148
Date de parution
20000503
Nombre de pages
100,00 €
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Casanova, Beckett, Cioran, Biancotti, écrivains français ? Comment associerait-on leur abandon de la langue maternelle à un projet de "carrière" dans notre littérature jugée irremplaçable ? A une reconnaissance de la grandeur passée, culturelle ou coloniale de la France ? Où ranger tous ceux qui issus de pays non-francophones, choisissent souvent douloureusement d'écrire en français, parfois de partager notre vie quotidienne ? Souvent singuliers au sein de la francophonie, assimilés ou ignorés, ils ont chacun leurs motivations liées à l'histoire individuelle autant que collective. Leur quête littéraire est souvent l'expression d'une quête d'identité : l'adhésion à une langue, à un mode de vie, à une philosophie, peut aussi traduire un rejet des origines et le désir d'une réconciliation avec soi. Sans prétendre ni à une histoire ni à un inventaire de ces "singularités francophones", le présent ouvrage repose sur des études de cas et de nombreux textes significatifs, certains peu connus (confidences ou réflexions sur la poétique de l'oeuvre francophone). Il a pour but de questionner quelques uns de ces solitaires apaisés ou torturés, qui ainsi que vient de le rappeler Andrei Makine, veulent "se faire pareils pour rester autres et s'enfuir en pensée vers ceux qu'on n'aurait jamais dû quitter" Requiem pour l'Est , Mercure de France, 2000.
L'ouvrage fournit toutes les clés pour analyser le recueil de poèmes de Léopold Sédar Senghor. -La présentation des poèmes est suivie de l'étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles : - Hommes et traditions d'Afrique - Lyrisme et autobiographie - Le poète et les mythes - Les thèmes poétiques : la femme, la nature... - Une écriture nègre ? Les mots et la phrase. - Ce Profil d'une oeuvre comprend également un lexique destiné à faciliter la compréhension et l'analyse du recueil.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...