La végétation forestière des Petites Antilles. Synthèse biogéographique et écologique, bilan et pers
Joseph Philippe ; Burac Maurice ; Ramade François
KARTHALA
32,00 €
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EAN :9782811100919
Les différents climats des Petites Antilles conditionnent des milieux supportant un nombre étonnamment élevé de systèmes biologiques. Parmi ceux-ci, les écosystèmes forestiers sont les plus significatifs. Ils sont le lieu d'une forte richesse floristique et paysagère. Les couverts végétaux se résument, en général, à une mosaïque de communautés présentant des différences spatiales et temporelles, révélatrices de la variabilité des biotopes. De la disparité morphologique des Petites Antilles, il résulte des dominances floristiques spécifiques. Aussi, la distribution spatiale des grands types forestiers varie-t-elle d'une île à l'autre. Chaque domaine insulaire possède une identité sylvatique, tant dans ses potentialités que dans ses formes de régression. Les différences chorologiques notables des végétaux posent le problème de la biodiversité des petites îles caraïbes, puisque celles-ci s'assimilent à des éléments opérant des sélections au sein du potentiel floristique global. De toute évidence, la forêt des Petites Antilles est écologiquement très importante aussi bien à l'échelle de la Caraïbe qu'à l'échelle planétaire. De peu de surface du point de vue spatial, ces bio-systèmes possèdent néanmoins des particularités biologiques de nature à leur conférer le statut de laboratoire in situ, précisément pour la dynamique végétale. De nos jours comme jadis, les choix de développement se cantonnent beaucoup plus dans le sectoriel et ne prennent pas nécessairement en compte les couverts forestiers, qu'ils soient secondaires ou relictuels. Pourtant en l'absence de ressources matérielles économiquement rentables, ces derniers font office de composante essentielle dans la perspective d'un développement maîtrisé et durable. Les préoccupations socioéconomiques ne doivent pas exclure la nécessité de réduire la vulnérabilité des milieux face aux risques climatiques et telluriques de plus en plus prégnants. De ce point de vue, une vraie protection mécanique des sols implique l'existence de la forêt dans ses limites actuelles et la reforestation dans les zones présentement dégradées, impropres à l'agriculture et aux diverses infrastructures. En définitive, il paraît primordial de trouver la meilleure équation de nature à permettre au sein des écosystèmes forestiers, sur fond d'équilibre écologique, toutes les pratiques économiques, sociales et culturelles assurant un cadre de vie de qualité.
Nombre de pages
490
Date de parution
01/03/2009
Poids
800g
Largeur
160mm
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EAN
9782811100919
Auteur
Joseph Philippe ; Burac Maurice ; Ramade François
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20090301
Nombre de pages
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Grâce à la grande diversité des organisations biologiques, notamment des bio-systèmes forestiers, la Caraïbe fait partie des 34 Hotspots actuels de la biosphère. C'est une aire géographique extraordinaire pour l'évolution du vivant, car les différents canevas régionaux - géomorphologiques, pédologiques, climatiques - associés aux îles, à la bordure continentale et à l'isthme ont induit une pluralité de biotopes. Ce qui a conditionné autant de communautés floristiques et faunistiques, de physionomies et de paysages. Tous les écosystèmes de l'espace intertropical y sont représentés. Néanmoins, les sociétés successives depuis la découverte des Amériques, tout en utilisant les ressources offertes par les écosystèmes du Nouveau Monde, les ont architecturés et les paysages notamment végétaux du présent sont des témoins pertinents de ce processus. L'érosion biologique régulière, consubstantielle à la croissance des productions humaines, reste, encore aujourd'hui, un danger pour le développement de ces territoires: bien des aspects floristiques et faunistiques sont encore inconnus. En quelque sorte, dans cette partie du monde la recherche est "insaturée". Le colloque de décembre 2005 sur les "Écosystèmes forestiers des Caraïbes" organisé par le Conseil Général de la Martinique et piloté scientifiquement par l'Université des Antilles et de la Guyane (sous la direction de Philippe Joseph), a mis en relief la problématique de la biodiversité des terres qui enserrent la mer des Caraïbes. Et, plus largement, celle de la planète tout entière confrontée au changement climatique et à ses conséquences à long terme sur les milieux anthropisés, singulièrement les modifications des frontières écosystémiques et les espèces envahissantes. La mise en perspective des données obtenues par les chercheurs de champs disciplinaires variés, qui relèvent des sciences exactes, humaines, juridiques et économiques, a fourni une somme importante de connaissances et de méthodes. Celles-ci permettent d'éclairer la décision publique, en particulier pour améliorer les outils de gestion et de planification des forêts caribéennes. Par cette initiative, le Conseil Général de la Martinique, à l'instar de son président, a indiqué la voie qui devrait permettre, à long terme, une conservation et une valorisation de toutes les diversités biologiques. Au regard des modifications climatiques futures, en effet, le potentiel évolutif des bio-systèmes doit être, par tous les moyens, préservé.
A l'interface des continents nord et sud américains, la Caraïbe se caractérise par de grandes disparités sociétales et biologiques. A la pluralité des environnements physiques correspond une diversité floristique, faunistique, écosystémique et paysagère. Ressource primordiale pour les Amérindiens, les écosystèmes terrestres et marins sont aujourd'hui à l'intersection d'intérêts divers relevant de l'économique et du culturel ou encore de l'aménagement territorial. Les spécificités écologiques, qui sont fonction des différentes terres caribéennes, sont à la base d'usages nouveaux susceptibles de participer au développement économique, par exemple le tourisme. A cette histoire singulière, façonnée par l'action des hommes, s'ajoutent les incommodités naturelles telluriques et atmosphériques, dont les effets directs et indirects ont érigé certaines composantes de cette partie de la biosphère en terre à risques. Les nuisances de toutes sortes, inhérentes au fonctionnement de ces sociétés, sont des freins au développement maîtrisé ou soutenable. Pour l'essentiel, les économies relèvent des propriétés du mal-développement et peuvent entraîner, dans des cas extrêmes, un chaos politique et social. Les conséquences pour les milieux biophysiques sont souvent graves et s'apparentent à un écocide (Haïti par exemple). Le but premier de ce numéro de Terres d'Amérique est d'explorer les différentes facettes du fonctionnement des sociétés caribéennes ainsi que leurs dynamiques d'interface au regard des environnements physiques et biologiques.
Deleuze Joseph-Philippe-François ; Virey Julien Jo
J.-P.-F. Deleuze (1753-1835) consacra la fin de son existence à défendre le magnétisme animal. Cet ouvrage constitue une réponse à Virey qui, dans son Dictionnaire des sciences médicales, se montre très critique et plutôt que d'accepter l'existence d'un agent physique (fluide magnétique) pense que les facteurs psychologiques fournissent une explication suffisante des faits observés. Voici un des dialogues les plus instructifs sur le magnétisme animal durant la première moitié du 19ème siècle.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.