Joschke Christian ; Tesnière Valérie ; Joly Anne ;
PARIS OUEST
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EAN :9782840165507
L'invention du "musée documentaire" au XIXe siècle engage un discours sur l'histoire ou la société contemporaine qui fait la part belle au "document", à des objets de statut hybride, plutôt qu'aux "oeuvres d'art". L'évolution de ce concept jusqu'au milieu du XXe siècle à travers des expériences internationales puisées dans les bibliothèques aussi bien dans les musées est l'objet de cette première synthèse inédite. L'invention du "musée documentaire" se distingue de celle des musées d'art développés au XIXe siècle. Elle engage au même moment un discours sur l'histoire ou la société contemporaine qui fait la part belle au "document" plutôt qu'aux "oeuvres" . L'usage répandu du terme "document" exprime un intérêt souteni de la part d'acteurs politiques et économiques pour de nouvelles formes de collecte et d'exposition de divers types d'objets chargés d'une signification historique, culturelle ou sociale, comme le sont les archives, les photographies, l'imprimé sous toutes ses formes, les objets utilitaires. Le document trouve sa place dans de nouveaux lieux de sociabilité savante, de plus en plus ouverts, qui tiennent du musée comme de la bibliothèque. Au fil des décennies, le "document" articulera autour de lui des savoirs multiples qui seront réinvestis dans des institutions allant du musée d'histoire au musée de société. Cet ouvrage analyse la genèse et l'évolution d'un concept, le musée "documentaire" , dans une perspective internationale allant du XIXe au milieu du XXe siècle. Dans leur diversité, chacune des expériences présentées montre la difficulté à capter le "contemporain" .
Nombre de pages
258
Date de parution
16/05/2025
Poids
300g
Largeur
188mm
Plus d'informations
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EAN
9782840165507
Titre
Le musée documentaire. XIXe-XXe siècles
Auteur
Joschke Christian ; Tesnière Valérie ; Joly Anne ;
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
188
Poids
300
Date de parution
20250516
Nombre de pages
258,00 €
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L'artiste Philip Guston est connu pour ses peintures inspirées du style des comics, dans lesquelles il représente des natures mortes, objets divers à la symbolique mystérieuse, et dénonce l'influence d'une idéologie conservatrice à travers des caricatures du président Nixon, d'Henry Kissinger et des hommes du Ku Klux Klan. On ignore cependant le plus souvent que ce lien à la politique est ancré dans son histoire personnelle. Dès sa jeunesse, dans les années 1930, alors qu'il peignait dans un style classique et puissant inspiré du quattrocento, il avait participé au grand mouvement antiraciste pour la libération des Neuf de Scottsboro, neuf jeunes hommes afro-américains calomniés et condamnés à l'issue d'une série de procès retentissants. De cet épisode, Guston garde un souvenir précis,qu'il remobilise lorsque, après une longue période dévolue à l'abstraction de l'école de New York qui a fait sa gloire, il décide de revenir à la figuration. Depuis son atelier de Woodstock, lisant Franz Kafka et Isaac Babel, conversant avec son ami l'écrivain Philip Roth, il imagine sa peinture comme un vaste et complexe tribunal.
Au cours des années 1920, la photographie est devenue une "arme dans la lutte des classes" , selon l'expression consacrée dans les milieux communistes. C'est en effet à ce moment que les travailleurs se saisirent d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agit-prop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuels, s'est étendue à différents pays - l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, la France, les Etats-Unis, etc. Dix ans après l'exposition tenue à Madrid, A Hard and Merciless Light, et un an après l'exposition du Centre Pompidou Photographie, arme de classe, ce numéro 4 de Transbordeur rend compte de l'actualité foisonnante de la recherche sur la photographie ouvrière en étendant le sujet tant sur le plan géographique que chronologique. La partie Varia du numéro 4 fera une belle place à la photographie africaine.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Comment aurait-on pu sauver 100 000 nouveau-nés de mort subite du nourrisson ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. La crise du COVID-19 a dévoilé la " cuisine " interne de la science, mais qui a vraiment pris le temps de vous l'expliquer en détail ? Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Résumé : Dans le prolongement des trois précédents ouvrages dédiés au Livre : Le Livre et ses espaces (2007), L'Esthétique du livre (2010), Le Livre au corps (2012), ce quatrième et nouvel opus aborde cette fois le thème des temps du livre. L'ouvrage traite des rapports entre le temps et le livre, le temps et la lecture et s'articule autour de quatre types de temporalités : philosophique, littéraire, numérique et artistique, associées au livre, induites ou générées par ce dernier. Aux temps du livre répond l'espace du livre, un espace irréductible (la forme du livre) enserrant un temps, du temps, mais un espace poreux d'où s?échappent et s?épanouissent des temps multiples (celui de l'histoire, de a mémoire.). Le temps serait l'extériorisation de l'espace intérieur du livre. Si, selon Mallarmé, " le monde existe pour aboutir à un livre ", le livre ne serait-il pas cette forme vivante de concentration et de dilatation ultime du temps ...
Résumé : Ce livre nous fait voyager vers des textes littéraires, des récits personnels d'exil et des interrogations sur l'exode dans la vague des migrations du monde contemporain à l?échelle du globe. La question qui se pose est celle de la définition de l'écriture migrante, définition nécessairement mouvante selon que l'on s'intéresse aux artistes qui choisissent la problématique de l'exil pour mettre en scène un questionnement identitaire ontologique ou à ceux qui, ayant eux-mêmes subi ou choisi l'exil, transforment leur propre exil en un exercice d'espoir dans un double mouvement mnémonique et didactique. Qu'il s'agisse d'une littérature de migrants ou sur les migrants, d'exils politiques ou d'exils imaginaires, l'esthétique de la migrance se construit dans la fracture et dans la perte pour réaffirmer le droit à la vie à travers une nouvelle éducation du regard : celui du sujet sur lui-même et sur l'autre, celui de l'autre sur l'étranger. Dès lors l'exil ne saurait se concevoir simplement comme une expérience purement physique et accidentelle, mais devient la condition même de notre véritable relation à autrui, bouleversant les frontières commodes entre le dedans et le dehors, faisant de tout un chacun tour à tour " un étant qui chemine dans ce qu'il sait ou perçoit du monde " et dont les histoires se donnent à lire comme une " présence au monde [qui] déclenche une mise en mouvement, un obligé d'itinérance, un potentiel d'errance ".
Résumé : Invitant à voyager dans des mises en récit de soi, l'ouvrage présente ces nouvelles expérimentations artistiques en dialogue avec les pratiques du quotidien, en interrogeant le potentiel de refiguration des procédés mis en ouvre, la capacité des sujets à les mobiliser pour produire une expérience esthétique, laisser émerger un vécu, mais aussi visiter une mémoire ou la questionner, raconter une histoire ou seulement l?ébaucher, ouvrir aussi à d'autres virtualités. Entre histoire des représentations et histoire matérielle, études littéraires, visuelles, plastiques et études culturelles, les auteurs ayant contribué à cet ouvrage proposent ainsi différentes perspectives sur l?écriture visuelle de soi et sur ses procédés. Comment aujourd'hui, à l?ère des pratiques photographiques et filmiques amateurs, de la mobilité et de l'importance croissante du numérique, s?écrit visuellement l'intimité ? Selon quels procédés, découpages, montages opèrent les artistes actuels pour tracer les contours du soi contemporain et quels types de narration en proposent-ils ? Bien que partant des pratiques amateurs, c'est dans leur interaction avec les ouvres d'artistes contemporains que les contributeurs de cet ouvrage aborde la réflexion sur les récits visuels de l'intime. Par-delà les pratiques du quotidien, ce sont en effet les langages, les procédés, les mises en ordres artistiques qui en sont proposées (à travers des albums, des films, des récits photographiques, des romans graphiques, des documentaires audiovisuels, des productions muséographiques.) qui sont abordés ici.