Remarquable peintre et graveur anglais, dont l'?uvre fit par deux fois l'objet d'expositions à la Tate Gallery (1954, 1981), poète salué comme l'un des plus grands de son temps par des écrivains de la stature de T.S. Eliot et W.H. Auden, David Jones (1895-1974) s'est interrogé, en praticien lui-même marqué par le modernisme, sur la crise des arts qui s'est manifestée à la fin du XIXe siècle, sur la " rupture " avec les dépôts qui ont constitué la culture de l'Occident. Dans " la société technologique ", constate David Jones, les conditions de l'activité " poétique ", c'est-à-dire créatrice de signes valables, ne sont plus réunies. Sous le règne de la technique et de l'" utile ", l'homme contemporain peine à maintenir ouverte la porte sur la transcendance et à offrir à Dieu le fruit de la nature et de son travail. En ce sens, la crise de l'art et la crise du sacerdoce sont des manifestations d'une même crise de culture, excluant de la société ces " deux étranges compagnons de chambrée " que sont le poète et le prêtre, excluant aussi celui qui, en chacun d'entre nous, est artiste et " pontifex ". Recouvrer ce sens de la gratuité signifiante, redécouvrir notre véritable nature d'artisan de signes à travers les ?uvres qui nous la révèlent, tel est l'objet de ce livre majeur qui, à travers huit essais, représente l'aboutissement de la pensée de toute une vie.
Nombre de pages
266
Date de parution
06/02/2003
Poids
400g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820103
Titre
Art, signe et sacrement
Auteur
Jones David
Editeur
AD SOLEM
Largeur
146
Poids
400
Date de parution
20030206
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Oswald Spengler a perçu avec une acuité particulière le caractère cyclique des périodes de déclin et il semble bien que l'évolution du monde contemporain confirme certaines de ses conclusions. Nous savons que de notre temps des communautés humaines de plus en plus nombreuses ont délaissé des traditions culturelles remontant à très loin. Nous les avons vues adopter, librement ou par la force des choses, un rythme de vie très différent. Et nous avons vu l'ampleur de leur désillusion. Nous ne savons pas comment pourra s'opérer une nouvelle synthèse religieuse et culturelle en Europe, ni comment les maux seront surmontés - s'ils le sont jamais. Nous ne savons pas quelles chansons sont encore possibles ni quelle forme prendra notre mythe, mais il semble que devant nous le désert soit vaste; et il est certain qu'au cours de notre anabase nous aurons de bonnes raisons de garder à l'esprit la tradition de nos origines, tant matérielle que spirituelle. Car la légende nous l'a assuré: "Arthur fut Roi, et encore le sera". David Jones
Marchez sur les traces de Gustav Klimt et des plus grands artistes de l'Art nouveau grâce à plus de 40 dessins reproduisant leurs oeuvres. Plongez dans un univers onirique, aux couleurs chatoyantes et aux lignes sinueuses et sensuelles Offrez, partagez ou gardez pour vous chacune de vos créations.
Marchez sur les traces d'Alphons Mucha, plus grand affichiste et illustrateur de l'Art nouveau, grâce à plus de 40 dessins reproduisant ses oeuvres. Plongez dans un univers envoûtant, aux lignes sinueuses et végétales et aux couleurs élégantes. Offrez, partagez ou gardez pour vous chacune de vos créations.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.