Le Moyen Age a vu la présence simultanée autour du bassin méditerranéen élargi vers l'Orient et le Nord de deux religions universalistes : le christianisme et l'islam, et de trois traditions culturelles : la grecque, la latine, l'arabe. L'auteur ayant quelque peu fréquenté ces divers lieux spirituels s'est attaché dans ce livre à en décrire plusieurs figures. Dans un premier ensemble de textes, il considère quelques-unes des relations qu'elles ont nouées deux à deux quand l'une ou l'autre s'est tournée vers celle de qui lui venait un savoir ou une sagesse : l'arabe ou la latine vers la grecque, la latine vers l'arabe ; et d'abord les façons dont ces deux-ci sont advenues, chacune en son temps et dans son monde. On voit passer ici Socrate et Aristote, des Arabes qu'on a fait parler latin, des moines qui regardent la raison briller dans le monde de l'islam. Puis, dans un second ensemble, il s'est occupé de quelques figures individuelles prises chacune sous un biais particulier : chez les trois grands falasifa il a examiné une théologie, une noétique, une ontologie ; il a écouté Abélard de Bath parler de la nature et du monde, Bernard Silvestre décrire le chemin du savoir et une cosmologie au féminin, Alain de Lille traiter de la théologie et les cathares élaborer une herméneutique dualiste. Dans ce Moyen Age latin, il n'a guère quitté un siècle, le douzième : c'est pour lui celui de toutes les séductions.
Date de parution
07/10/2002
Poids
600g
Largeur
240mm
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EAN
9782711612246
Titre
PHILOSOPHIE MEDIEVALE ARABE ET LATINE
ISBN
2711612244
Auteur
JOLIVET
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
600
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
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Dans ce volume consacré aux rapports entre les arts du langage et l'ontologie au Moyen Age, Jean Jolivet a rassemblé quelques unes de ses études les plus significatives sur la pensée d'Abélard : Abélard et le Philosophe, Comparaison des théories du langage chez Abélard et chez les nominalistes du XIVe siècle, Eléments pour une étude des rapports entre la grammaire et l'ontologie au Moyen Age, Abélard et Guillaume d'Ockham, lecteurs de Porphyre, Non-réalisme et platonisme chez Abélard...
Les textes rassemblés dans ce volume datent presque tous de la dernière décennie du siècle écoulé. Ils sont regroupés en trois ensembles. Le premier, Perspectives médiévales, est consacré au seul XIIe siècle, il y est traité de poésie et de philosophie d'abord, puis de philosophie abordée notamment par son accès naturel: la sémantique du nom, chez Abélard, Bernard de Chartres, Gilbert de la Porrée, et même, en remontant quelque peu le temps, chez Roscelin: on a cherché à découvrir ce que dissimulent les "témoignages" malveillants de ses adversaires. La deuxième partie, Transferts et dissentiments, décrit des cheminements du grec à l'arabe et au latin - propos de l'intellect agent, des classifications des sciences, et analyse des dissensions au sein de la philosophie arabe. La troisième partie, Arabica, esquisse une histoire de la hikma aux premiers temps de cette philosophie et aborde sur des points particuliers al-Kindi et Avicenne.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
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