La formation d'une Eglise locale au Cameroun. Le cas des communautés baptistes (1841-1949)
Johnson Samuel Désiré ; Ahrens Theodor
KARTHALA
32,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811106621
C'est à Bonamikengué, dans la banlieue de Douala, qu'est née la première communauté chrétienne du Cameroun, appelée Bethel. C'est dans cette localité qu'est également né Samuel D Johnson, l'auteur de cet ouvrage qui traite de la naissance et du développement des communautés baptistes au Cameroun. Dans cette étude, à la fois historique et théologique, l'auteur nous présente les acteurs qui ont oeuvré au processus de formation de cette Eglise. D'abord les quatre sociétés missionnaires venues d'Europe : la Baptist Missionary Society (BMS) de Londres ; la Mission de Bâle (MB) ; la Mission Baptiste de Berlin (MBB) et la Société des Missions Evangéliques de Paris (SMF.P). A cet apport missionnaire de l'extérieur s'est ajouté celui, décisif, des Camerounais eux-mêmes en vue de l'évangélisation de leur pays. L'histoire étudiée commence en 1841 et s'achève avec la mise en place de l'Église baptiste autochtone, la Native Baptist Church (NBC), en 1949. Entre ces deux dates s'est opéré un travail qui a mêlé missionnaires et autochtones et qualifié par Samuel D Johnson de "joint-venture". Cette rencontre est examinée avec soin dans les périodes précoloniale et coloniale. L'auteur, écrit Théodor Ahrens dans la préface, se demande quelles étaient les motivations qui ont conduit les sociétés missionnaires de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de Suisse et de France ainsi que leurs missionnaires à aller au Cameroun ? De quel milieu venaient ces missionnaires ? Quels intérêts les guidaient ? Les stratégies d'évangélisation des sociétés missionnaires et des missionnaires blancs sont examinées en détail à la lumière des différents fonds d'archives. L'ouvrage cherche à montrer ce qu'a signifié le christianisme pour ceux qui se le sont approprié comme pour ceux qui l'ont rejeté. Quels étaient dans ces processus divers et éclectiques les leaders d'opinion et les décideurs ? Quelles étaient leurs raisons de s'associer au christianisme et comment l'ont-ils compris et interprété ? Quels bouleversements le christianisme a-t-il produits chez ceux qui l'ont adopté et comment les autochtones ont-ils essayé de s'en accommoder ...
Nombre de pages
432
Date de parution
08/08/2012
Poids
600g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811106621
Auteur
Johnson Samuel Désiré ; Ahrens Theodor
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20120808
Nombre de pages
432,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Chacun s'accorde aujourd'hui à reconnaître que le monde est devenu un Global Village, au sein duquel plus personne ne peut faire l'économie de la question des relations interculturelles et interreligieuses. Cette situation historique s'est affirmée progressivement au long du XXe siècle avec l'émergence des peuples hier soumis et silencieux et l'ouverture des sociétés occidentales à la diversité des traditions religieuses à l'intérieur d'elles-mêmes. La pluralité des religions n'est pas un phénomène récent. Ce qui est nouveau, c'est la conscience que nous en avons, du fait du développement fulgurant des moyens de communication, que ce soient les déplacements de population ou le flot d'informations qui nous parvient quotidiennement par la presse, les médias audiovisuels et plus récemment le réseau Internet. Il n'y a pas si longtemps, on ne voyait guère en Europe de mosquées, de temples hindous ou de pagodes et on hésitait à franchir la porte d'une synagogue ; en Afrique, un fossé séparait les chrétiens des musulmans et des religions traditionnelles ; la Polynésie était la chasse gardée des missionnaires catholiques et protestants. Pour les chrétiens, les dernières décennies ont apporté une somme d'expériences et de réflexions qui ont bousculé les convictions de foi établies. Le regard sur le peuple juif a radicalement changé, mais qu'en est-il des autres traditions religieuses ? Dans le dialogue, l'autre n'est plus perçu comme une menace mais comme une chance d'ouverture, tour à tour partenaire et concurrent avec lequel il nous faut apprendre à vivre sans renoncer à témoigner de Jésus Christ. Le respect des valeurs d'autrui, la reconnaissance de sa quête identitaire et spirituelle peuvent-ils conduire à prier ensemble ? Fruit d'une consultation théologique sur les relations interreligieuses, organisée dans le cadre de la Cevaa, Communauté d'Eglises en Mission fondée il y a 40 ans et dont le siège est à Montpellier, cet ouvrage livre une riche description de la situation actuelle sur différents continents. Il nous offre aussi des clés, des pistes et des matériaux pour intégrer dans la foi chrétienne le défi de la diversité religieuse.
La modernité bouscule le continent africain et ses traditions. Comment les Eglises réagisent-elles ? Il est de notoriété publique que la forme de la famille a beaucoup évolué par rapport au modèle traditionnel. Il n'est en effet pas très aisé de donner une définition de la famille qui convienne à tout le monde de nos jours. Il est également admis dans les Eglises que l'Evangile (ou la parole de Dieu de manière générale) est immuable ; que c'est l'Evangile qui doit influencer, voire modeler la société et non le contraire. Mais on constate dans le même temps que l'interprétation des Ecritures évolue, et qu'elle dépend en grande partie du contexte et des époques. S'agissant de la culture, on observe aussi qu'elle est très mouvante de nos jours et que ce mouvement s'accélère avec les nouvelles technologies de l'information. La mondialisation réduit les distances et fait que les cultures s'interpénètrent et s'influencent mutuellement. La progression de l'islam, quelquefois sous une forme agressive en Afrique, interpelle aussi les Eglises. C'est ce triple constat qui a poussé la Cevaa-Communauté d'Eglises en mission à mettre en place une action commune sur le thème Familles, Evangile et cultures dans un monde en mutation. Le continent africain est au coeur de ces évolutions. Des théologiens francophones réunis en colloque à Yaoundé (Cameroun) ont croisé leurs analyses sur les défis sociétaux que doivent relever aujourd'hui les Eglises africaines.
Pour l'Angleterre du XVIIIe siècle, Samuel Johnson (1709-1784) est the Great Cham, le grand manitou des lettres. Suscitant en son temps l'attention et la crainte, il reste l'un des monuments de la critique littéraire anglaise, que discuteront encore Virginia Woolf ou T.S. Eliot. Ses Vies des poètes anglais remontent au XVIIe siècle (Cowley, Dryden ou Milton) pour suivre le fil qui les mène à Swift, à Pope, puis aux contemporains immédiats de Johnson, comme Shenstone, Gray ou Akenside. Couvrant une vaste période, l'oeuvre de Johnson témoigne du fait que les Lumières ne furent pas l'apanage des seuls philosophes et des romanciers, mais animèrent aussi une myriade de poètes, célèbres ou tombés dans l'oubli. Les Vies des poètes, dont il est ici donné une sélection inédite, ne sont pas uniquement des biographies : elles sont singulièrement attentives aux conditions historiques et sociales de la création poétique ? notamment à la dépendance du poète à l'égard des mécènes ? et constituent à ce titre un précieux document. Mais surtout elles révèlent une conception nouvelle de la lecture du poème : conservateur et nourri de culture ancienne, à la fois fidèle au classicisme et ouvert à l'originalité, Johnson invente une forme de critique aussi savante qu'empirique, une critique fondée sur les notions d'authenticité et de plaisir, dans laquelle la dimension humaine, voire humaniste, passe au premier plan.
Sous forme de lettres adressées au Paresseux, Johnson dresse un portrait des moeurs et des travers de ses contemporains, sur un ton tantôt sarcastique, tantôt empreint d'une profonde nostalgie. Avec humour et élégance, il s'emploie à débusquer la paresse au coeur des activités humaines.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.