Pour l'Angleterre du XVIIIe siècle, Samuel Johnson (1709-1784) est the Great Cham, le grand manitou des lettres. Suscitant en son temps l'attention et la crainte, il reste l'un des monuments de la critique littéraire anglaise, que discuteront encore Virginia Woolf ou T.S. Eliot. Ses Vies des poètes anglais remontent au XVIIe siècle (Cowley, Dryden ou Milton) pour suivre le fil qui les mène à Swift, à Pope, puis aux contemporains immédiats de Johnson, comme Shenstone, Gray ou Akenside. Couvrant une vaste période, l'oeuvre de Johnson témoigne du fait que les Lumières ne furent pas l'apanage des seuls philosophes et des romanciers, mais animèrent aussi une myriade de poètes, célèbres ou tombés dans l'oubli. Les Vies des poètes, dont il est ici donné une sélection inédite, ne sont pas uniquement des biographies : elles sont singulièrement attentives aux conditions historiques et sociales de la création poétique ? notamment à la dépendance du poète à l'égard des mécènes ? et constituent à ce titre un précieux document. Mais surtout elles révèlent une conception nouvelle de la lecture du poème : conservateur et nourri de culture ancienne, à la fois fidèle au classicisme et ouvert à l'originalité, Johnson invente une forme de critique aussi savante qu'empirique, une critique fondée sur les notions d'authenticité et de plaisir, dans laquelle la dimension humaine, voire humaniste, passe au premier plan.
Date de parution
13/01/2016
Poids
862g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782358211086
Titre
VIES DES POETES ANGLAIS
Auteur
JOHNSON SAMUEL
Editeur
SANDRE
Largeur
165
Poids
862
Date de parution
20160113
Nombre de pages
0,00 €
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Né en 1709, Samuel Johnson est une des gloires nationales de l'Angleterre. Son "Dictionary of the english language" , premier ouvrage du genre réalisé en seulement huit années, auquel il ajoutera, ultérieurement une grammaire et une histoire de la langue anglaise est un monument national. Son voyage en Ecosse et particulièrement aux îles Hébrides, de concert avec son ami et biographe James Boswell, est un des monuments fondateurs de la littérature de voyage. Paru en 1775, traduit en français dès 1805, voilà un texte "touristique" haut en couleurs qui nous fait découvrir l'Ecosse du XVIIIe siècle, dans sa partie la plus sauvage et la plus arriérée, avec ses clans et ses chefs de clan : les lairds. Mais c'est aussi la découverte des paysages grandioses des îles Hébrides dont l'attrait ne se démentira jamais plus. Et Samuel Johnson y est bien pour quelque chose... Alors laissez-vous entraîner dans ce "journey to the western islands of Scotland" !
La modernité bouscule le continent africain et ses traditions. Comment les Eglises réagisent-elles ? Il est de notoriété publique que la forme de la famille a beaucoup évolué par rapport au modèle traditionnel. Il n'est en effet pas très aisé de donner une définition de la famille qui convienne à tout le monde de nos jours. Il est également admis dans les Eglises que l'Evangile (ou la parole de Dieu de manière générale) est immuable ; que c'est l'Evangile qui doit influencer, voire modeler la société et non le contraire. Mais on constate dans le même temps que l'interprétation des Ecritures évolue, et qu'elle dépend en grande partie du contexte et des époques. S'agissant de la culture, on observe aussi qu'elle est très mouvante de nos jours et que ce mouvement s'accélère avec les nouvelles technologies de l'information. La mondialisation réduit les distances et fait que les cultures s'interpénètrent et s'influencent mutuellement. La progression de l'islam, quelquefois sous une forme agressive en Afrique, interpelle aussi les Eglises. C'est ce triple constat qui a poussé la Cevaa-Communauté d'Eglises en mission à mettre en place une action commune sur le thème Familles, Evangile et cultures dans un monde en mutation. Le continent africain est au coeur de ces évolutions. Des théologiens francophones réunis en colloque à Yaoundé (Cameroun) ont croisé leurs analyses sur les défis sociétaux que doivent relever aujourd'hui les Eglises africaines.
Sous forme de lettres adressées au Paresseux, Johnson dresse un portrait des moeurs et des travers de ses contemporains, sur un ton tantôt sarcastique, tantôt empreint d'une profonde nostalgie. Avec humour et élégance, il s'emploie à débusquer la paresse au coeur des activités humaines.
Cet essai pose la question de notre condition géographique à la faveur de la redécouverte de deux figures de l'Angleterre du premier XIXe siècle : William Gilpin (1724-1804) et John Thelwall (1764-1834). Le premier, qui, avec sa théorie de la beauté pittoresque, cherche à faire valoir l'atmosphère des sites tourmentés, influença Thoreau et les peintres américains de la nature. Le second, lecteur de Gilpin, marqua la sensibilité romantique anglaise, notamment ses compagnons Coleridge et Wordsworth. Si Gilpin inaugure une nouvelle façon de considérer l'espace, lequel cesse de n'être qu'un panorama — l'émotion naît du contact physique avec la nature et non plus seulement de sa représentation artistique —, Thelwall insuffle une dimension supplémentaire : ses observations, à la fois sensibles à la nature et attentives à ceux qui l'habitent, conduisent ce poète-paysan excentrique à développer une perception où philosophie de la nature et philosophie sociale sont inséparables.
Le monde de Philippe Delessert "est bien un monde poétique, c'est-à-dire un monde vrai, dangereusement vrai, merveilleux ou sorcier : un monde dont nous aurions pu et dont nous ne pouvons plus être les maîtres". (Ionesco)
On disait alors : Philippe est un saboteur. Mais c'était faux. Il fallait y voir de plus près. Philippe était un farceur. Un farceur assez inquiétant et d'espèce métaphysique." (Claude Frochaux)
Depuis le début des années 1960, l'oeuvre protéiforme de Michael Lowy constitue un ensemble considérable, multiple et pourtant unitaire. Elle se fait tour à tour philosophique, sociologique et historienne, n'hésitant pas à transgresser les frontières disciplinaires. ?uvre singulière, à l'image de son auteur érudit et polyglotte, brésilien et français, issu de la culture juive d'Europe centrale, marxiste hétérodoxe et surréaliste. Michael Lowy aura étudié de façon approfondie la culture juive d'Europe centrale, les révolutions européennes, les utopies latino-américaines, les écrits politiques de Che Guevara, le romantisme, le surréalisme, le marxisme libertaire, la sociologie de Max Weber, le christianisme de la Libération, l'oeuvre de Franz Kafka... C'est aussi un parcours " transfrontalier " qui traverse le Brésil, l'Amérique hispanophone, l'Europe centrale, la France, Haïti. Oeuvre voyageuse, fruit d'une infatigable curiosité, elle est travaillée par les concepts d'utopie et de messianisme, à la fois objets de pensée et ferments de transformation sociale. En sorte que cette oeuvre, si peu académique mais toujours rigoureuse, témoigne aussi d'un engagement militant.