Pour l'Angleterre du XVIIIe siècle, Samuel Johnson (1709-1784) est the Great Cham, le grand manitou des lettres. Suscitant en son temps l'attention et la crainte, il reste l'un des monuments de la critique littéraire anglaise, que discuteront encore Virginia Woolf ou T.S. Eliot. Ses Vies des poètes anglais remontent au XVIIe siècle (Cowley, Dryden ou Milton) pour suivre le fil qui les mène à Swift, à Pope, puis aux contemporains immédiats de Johnson, comme Shenstone, Gray ou Akenside. Couvrant une vaste période, l'oeuvre de Johnson témoigne du fait que les Lumières ne furent pas l'apanage des seuls philosophes et des romanciers, mais animèrent aussi une myriade de poètes, célèbres ou tombés dans l'oubli. Les Vies des poètes, dont il est ici donné une sélection inédite, ne sont pas uniquement des biographies : elles sont singulièrement attentives aux conditions historiques et sociales de la création poétique ? notamment à la dépendance du poète à l'égard des mécènes ? et constituent à ce titre un précieux document. Mais surtout elles révèlent une conception nouvelle de la lecture du poème : conservateur et nourri de culture ancienne, à la fois fidèle au classicisme et ouvert à l'originalité, Johnson invente une forme de critique aussi savante qu'empirique, une critique fondée sur les notions d'authenticité et de plaisir, dans laquelle la dimension humaine, voire humaniste, passe au premier plan.
Date de parution
13/01/2016
Poids
862g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782358211086
Titre
VIES DES POETES ANGLAIS
Auteur
JOHNSON SAMUEL
Editeur
SANDRE
Largeur
165
Poids
862
Date de parution
20160113
Nombre de pages
0,00 €
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La modernité bouscule le continent africain et ses traditions. Comment les Eglises réagisent-elles ? Il est de notoriété publique que la forme de la famille a beaucoup évolué par rapport au modèle traditionnel. Il n'est en effet pas très aisé de donner une définition de la famille qui convienne à tout le monde de nos jours. Il est également admis dans les Eglises que l'Evangile (ou la parole de Dieu de manière générale) est immuable ; que c'est l'Evangile qui doit influencer, voire modeler la société et non le contraire. Mais on constate dans le même temps que l'interprétation des Ecritures évolue, et qu'elle dépend en grande partie du contexte et des époques. S'agissant de la culture, on observe aussi qu'elle est très mouvante de nos jours et que ce mouvement s'accélère avec les nouvelles technologies de l'information. La mondialisation réduit les distances et fait que les cultures s'interpénètrent et s'influencent mutuellement. La progression de l'islam, quelquefois sous une forme agressive en Afrique, interpelle aussi les Eglises. C'est ce triple constat qui a poussé la Cevaa-Communauté d'Eglises en mission à mettre en place une action commune sur le thème Familles, Evangile et cultures dans un monde en mutation. Le continent africain est au coeur de ces évolutions. Des théologiens francophones réunis en colloque à Yaoundé (Cameroun) ont croisé leurs analyses sur les défis sociétaux que doivent relever aujourd'hui les Eglises africaines.
Sous forme de lettres adressées au Paresseux, Johnson dresse un portrait des moeurs et des travers de ses contemporains, sur un ton tantôt sarcastique, tantôt empreint d'une profonde nostalgie. Avec humour et élégance, il s'emploie à débusquer la paresse au coeur des activités humaines.
Cet ouvrage n'entend pas fonder une improbable macropolitique. deleuzo-guattarienne mais souhaite plutôt explorer la présence d'une dimension micropolitique. affirmative chez ces deux penseurs. Les chercheurs français et étrangers, dont les contributions sont ici réunies, abordent ainsi la dimension politique des arts, du cinéma et de la littérature en visant à souligner des formes de résistance au présent. à l'heure où le globalitarisme. économique et technologique induit un inévitable appauvrissement de la subjectivité individuelle et collective : « Nous ne manquons pas de communication, au contraire nous en avons trop, nous manquons de création ». Un enjeu éthico-politique de taille, retentissant autant chez Gilles Deleuze que chez Félix Guattari, consiste par conséquent à analyser les transformations de la subjectivité et de l'être-ensemble dans le cadre des mutations en cours, et à rendre compte des dynamiques de subversion nomadisantes, autant dans leur forme politique qu'esthétique, que les nouveaux régimes de domination viennent paradoxalement et indirectement produire. Ont contribué à cet ouvrage : Philippe Mengue, Paul Patton, Tiziana Villani, Bernard Reber, Bruno Heuzé, Véronique Bergen, Eugène Holland, Jean-Claude Polack, Anne Querrien, Stéphane Nadaud, René Schérer, Gabriel Rockhill, Zafer Aracagök, Ivan Lapeyroux, Luca Cremonesi, Christina Ljunggren Kullberg, John Protevi, Tom Conley, Frédéric Astier, Marielle Burkhalter, Stéfan Leclercq.
De ses pérégrinations en Europe, Gérard de Nerval a rendu compte dans des articles nombreux. Cette production foisonnante, publiée dans les journaux et revues de l'époque, est très peu et surtout très mal connue, puisque Lorely et les pages liminaires du Voyage en Orient n'en donnent qu'un reflet partiel. Et il est de surcroît malaisé, voire impossible, de se faire une idée des différentes versions des récits de voyage nervaliens à partir du seul appareil critique des variantes qui accompagne les éditions "définitives". D'où l'intérêt de découvrir l'écrivain voyageur dans le jaillissement de son inspiration première et de suivre le processus de mutation qui - essentiellement par l'introduction de la fiction - fait accéder les premiers feuilletons de voyage, parus en ordre dispersé, au statut d'oeuvres abouties. En proposant les versions originales de ces feuilletons plutôt que les états derniers des mêmes textes, le présent recueil s'attache également à reconstituer les étapes d'autres cheminements, tout littéraires ceux-là, qui voient le "commis-voyageur de Paris à Munich" devenir progressivement, sous nos yeux en quelque sorte, l'auteur de Sylvie, d'Aurélia et des Chimères.
? Qu'une recherche de pointe soit associée à une véritable menace à la survie de l'humanité, une menace même à la vie tout court sur la planète, ce n'est pas une situation exceptionnelle, c'est une situation qui est de règle. ? " Cette conférence, prononcée en 1972 au Conseil européen pour la recherche nucléaire, est plus qu'une critique radicale du nucléaire ou des excès de la science. C'est l'acte de rupture avec le mythe scientifique de celui que nombre de ses pairs considèrent comme le plus grand mathématicien du XXe siècle ? : "? Nous pensons maintenant que la solution ne proviendra pas d'un supplément de connaissances scientifiques, d'un supplément de techniques, mais qu'elle proviendra d'un changement de civilisation. ? " Né en 1928 à Berlin dans un milieu libertaire, Alexandre Grothendieck arrive en France en 1940 mais vit sous le statut d'apatride jusqu'en 1971. Décoré de la médaille Fields (1966), il fut aussi l'un des fondateurs du groupe Survivre et Vivre. Il est mort en Ariège en 2014.