Les ministres sont-ils - vraiment - responsables, et devant qui ? Voilà bien une question que beaucoup se posent, sans doute. Benjamin Constant la pose en des temps où c'est un roi qui disposait de ministres, mais ce livre montre précisément combien peu de choses ont changé en deux siècles. Il faut dire que l'auteur fut un des plus grands défenseurs du Droit et de la Liberté et critiques des dictatures durant la longue période chaotique de la Révolution puis de l'Empire. Il éclaire son sujet comme nul autre, il fait la preuve de la fermeté de sa parole, toujours rationnelle et logique et toujours pleine de passion. Dans cet ouvrage concis, aux chapitres courts et rythmés, Benjamin Constant décortique pas à pas le mythe juridique de la responsabilité ministérielle pour conclure plus largement sur celle que les institutions étatiques apportent vraiment. Et sa conclusion n'est guère en faveur du pouvoir. Pour nous lecteurs du XXIe siècle, que nous importe un texte aussi ancien, pourra-t-on se demander ? Car enfin, la démocratie moderne n'a plus grand-chose en commun avec la monarchie, s'étonnera-t-on. Est-ce si sûr ? Tel est bien, selon nous, l'intérêt de ce petit livre que d'aider son lecteur à revoir point par point une telle conviction. Rapide à lire, il nous a donc semblé important de remettre cet ouvrage dans toute bonne bibliothèque. "Que l'autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d'être heureux," nous dit Benjamin Constant. Dans ce livre, il étudie justement dans quelle mesure l'autorité peut se borner à être juste. Et laisse en filigrane le lecteur conclure quant à sa capacité à faire le bonheur.
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Nombre de pages
68
Date de parution
15/07/2022
Poids
112g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782958352530
Titre
La Responsabilité des Ministres
Auteur
Constant Benjamin ; John Galt editions
Editeur
JOHN GALT
Largeur
155
Poids
112
Date de parution
20220715
Nombre de pages
68,00 €
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J'ai été mécontent, malheureux, injuste; peut-être, en luttant avec trop de violence contre une imagination rebelle, avez-vous donné de la force à des velléités passagères que je méprise aujourd'hui; mais pouvez-vous douter de mon affection profonde? Nos âmes ne sont-elles pas enchaînées l'une à l'autre par mille liens que rien ne peut rompre? Tout le passé ne nous est-il pas commun? Pouvons-nous jeter un regard sur les trois années qui viennent de finir sans nous retracer des impressions que nous avons partagées, des plaisirs que nous avons goûtés, des peines que nous avons supportées ensemble? Ellénore, commençons en ce jour une nouvelle époque, rappelons les heures du bonheur et de l'amour."
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
... l'amour crée, comme par enchantement, un passé dont il nous entoure. Il nous donne, pour ainsi dire, la conscience d'avoir vécu, durant des années, avec un être qui naguère nous était presque étranger. L'amour n'est qu'un point lumineux, et néanmoins il semble s'emparer du temps. Il y a peu de jours qu'il n'existait pas, bientôt il n'existera plus; mais, tant qu'il existe, il répand sa clarté sur l'époque qui l'a précédé, comme sur celle qui doit le suivre."
Ce livre n'est pas un traité de magie, il ne vous enseignera aucune potion magique. Mais il pourrait bien vous aider à voir la magie là où elle se cache dans la société. Pas n'importe quelle magie : la magie noire, celle qui est néfaste, mauvaise, destructrice. Mais si les baguettes magiques n'y ont pas la forme conventionnelle, les formules y ont bien leurs grimoires secrets. Constitution, législation, codes et décrets, voilà ses textes sacrés, nous dit l'auteur. François-René Rideau conduit dans ce premier volume un décorticage systématique - une déconstruction, pour reprendre un terme magique à la mode - des mythes fondateurs de la société démocratique et toujours plus socialiste qui nous entoure. Il y démontre point par point la similitude profonde, tant dans la logique que dans les pratiques, avec la sorcellerie diabolique. Il ne s'agit cependant pas d'un livre qui tourne en rond à partir d'une vague thèse manquant d'épaisseur. "Magie Noire" est au contraire un ouvrage aux idées et arguments d'une rare densité. La pertinence des analyses ne manquera pas d'apporter un oeil neuf à bien des lecteurs avisés, même parmi ceux familiers des meilleurs auteurs du libéralisme. La plume est leste, le ton est souvent vif : l'auteur nous embarque avec verve et passion dans un parcours éclairant et révélateur, annonçant celui à suivre, ouvert sur la magie de la société civilisée.
Magie Blanche" fait suite à "Magie Noire" du même auteur. Après nous avoir éclairé dans un premier volume sur la magie noire sapant la société postmoderne, François-René Rideau prend cette fois le prisme inverse pour en mettre en lumière la magie blanche aux multiples couleurs. Ces couleurs riches et diverses, l'auteur les voit venir de la liberté et du libéralisme, en parfait écho donc à la magie noire de l'Etat dénoncée dans le tome précédent. Pour nous en convaincre, il procède en quatre temps. Une première partie introduit au libéralisme en tant que doctrine et philosophie : que le lecteur avisé ne s'y trompe pas, François-René Rideau sait trouver bien des angles nouveaux. Pour lui, l'exigence de Liberté est forte, ce qui le pousse à nous la faire bien comprendre. Il dresse donc ensuite un panorama des diverses confusions rencontrées, tant chez des auteurs libéraux que chez les nombreux détracteurs. Puis vient l'analyse de quelques stratégies destinées à remettre la liberté à bord de la société des hommes - autant d'occasions de prendre encore le lecteur par surprise. Pour finir, il en vient au lien entre libéralisme et économie, que beaucoup pensent être le seul. Son attention se concentre sur la méthodologie de l'analyse économique, appuyant sur le caractère très rigoureux et scientifique, pour conclure quant à la magie blanche. Ici encore, l'auteur se signe par un ton vif et acerbe, une écriture où la précision prime. On retrouve l'auteur de "Magie Noire" , qui a troqué le costume de démystificateur du socialisme pour celui de porteur d'un libéralisme radical.
Selon la Société Octave Mirbeau, le Jardin des Supplices est "d'abord un texte de combat dénonçant, l'hypocrisie et les travers de la société européenne". Ses trois parties forment un long crescendo. Une conversation se noue entre intellectuels du Paris de fin du XIXe siècle : la "loi du meurtre" régirait-elle les relations humaines ? Puis le narrateur, politicien corrompu, comme il se doit, découvre avec nous les manigances du "métier" grâce à plus habile et corrompu que lui. Lequel finit par éloigner le gêneur en Chine. L'auteur brosse ici un tableau cruel mais lucide du pouvoir, qui nous prépare pour la visite du fameux Jardin des Supplices. En mer, le politicien a rencontré Clara, symbole au dernier degré de la confusion, humaine sans doute, Octave Mirbeau nous laisse en décider, entre horreur et beauté, supplice et plaisir. Ascension sans fin d'une débauche de fleurs et d'horreur, fille du pouvoir, cette seconde moitié peut interpeler. Le Jardin des Supplices est un livre fort, puissant, qui ne laisse pas indifférent. Il n'y a néanmoins guère de doute pour nous, sa luxuriance est un effet d'emphase. Elle souligne l'incroyable complexité, dénoncée par l'auteur, de la capacité d'horreur des bourreaux.
En 2009, Psychologie des Foules fut choisi tant par Le Monde que par Flammarion comme l'un des "vingt livres qui ont changé le monde" . Même si Gustave Le Bon est parfois encore un auteur contesté, son approche du phénomène politique et social se montre pertinente quand on observe le XXe siècle démocratique qui s'est déroulé après lui. Gustave Le Bon fut un auteur prolifique qui marqua son temps. Grâce au concept de "foule" , objet du présent ouvrage, il a abordé l'analyse sociale selon un angle psychologique qu'il a décliné en de nombreux domaines. Nous avons adjoint à Psychologie des Foules un ouvrage plus récent et plus spécifique, Psychologie politique. Comme le premier, si cet ouvrage n'est pas un modèle de rigueur scientifique, il demeure empreint de la même intuition clairvoyante qui lui donne tout son intérêt. Ainsi, une fois reconnu qu'une "foule" peut violer ce droit que pourtant chacun de ses individus exige, pris isolément, l'action politique devient d'une motivation limpide : être légitime à violer le droit. Cette vision du monde par les foules fait surgir bien des questions quant au monde qui nous entoure et son histoire. Voilà une belle motivation pour un bon moment de lecture.