Animal étrange au nez crochu et à la peau blanche", comme il aime à se définir lui-même, Alexandro Jodorowsky, qui fut tour à tour clown, marionnettiste, mime, acteur, chorégraphe, voleur de bananes sous la lune, dompteur d'éléphants, champion de karaté, membre d'un groupe de musique pop, tireur de tarots, créateur du groupe Panique avec Arrabal et Topor, nous donne ici un premier roman littéralement apocalyptique. Utilisant sa double expérience de metteur en scène de cinéma (El Topo, La Montagne sacrée, Tusk) et de scénariste de bande dessinée (John Difool - L'Incal, avec Moebius, L'Enfant tronc avec Arno), il nous fait pénétrer dans un univers qui tient tout à la fois de Borges et de Castaneda. Tout est possible, dans ce roman de la quête aux pages imbibées d'eau de Javel. Le Chili des années 40 devient une galaxie, des clowns-poètes fomentent une révolution avec l'aide de rats surdoués, de vieilles guérisseuses luttent contre des entités négatives, des héros changent d'âme et de corps comme de chemise, avant de finir, après un cataclysme planétaire, en compagnie d'un perroquet qui répète inlassablement les premiers mots d'une langue originelle dont il ignore le sens... Roman scandaleux de la mystification et de la duperie, utilisant volontairement les schémas de la science-fiction, les tics des intrigues policières, les poncifs des films d'horreur et des récits pornographiques, il résonne en nous comme un rêve... un rêve plutôt mélancolique sur l'identité personnelle... Âmes sensibles s'abstenir !
Nombre de pages
360
Date de parution
19/11/1992
Poids
485g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782080647078
Titre
Le paradis des perroquets
Auteur
Jodorowsky Alexandro
Editeur
FLAMMARION
Largeur
150
Poids
485
Date de parution
19921119
Nombre de pages
360,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le récit fondateur de deux auteurs cultes, pour la première fois en noir et blanc. Dans un futur lointain, une autre galaxie ou un autre espace temps, l'Incal et l'immense pouvoir qu'il confère exacerbent toutes les convoitises. John Difool, minable détective de classe R adepte d'homéoputes et de bon ouisky se retrouve embarqué malgré lui dans cette course à l'Incal. Il aura affaire à des mouettes qui parlent, des extraterrestres idiots, un empire dictatorial ultra violent, des rats de quinze mètres commandés par une déesse nue, une bataille mémorable dans une fourmilière, une secte adepte des trous noirs, et enfin une bataille intersidérale entre le bien et le mal.
Enfant de la prophétie qui conduira tous les peuples vers la liberté, Alef-Thau, né sans jambes et sans bras, va devoir traverser une suite d'épreuves initiatiques afin de retrouver intégrité physique et spirituelle. La quête d'Alef-Thau, saga mythique en huit tomes qui a réuni plus d'un demi-million de lecteurs, a constitué au fil des années l'un des cycles les plus originaux et poétiques du scénariste Alejandro Jodorowsky. La fascination qu'elle continue d'exercer doit beaucoup à la grâce prodigieuse du dessin d'Arno, disparu après avoir achevé le septième volume.
Depuis la nuit des temps, l'homme apprend à son prochain comment aimer, vivre, mourir et renaître. Ce savoir, cette invitation à l'éveil ne se transmettent pas forcément par de longs discours et des démonstrations, mais plutôt par les contes et les récits.En 92 histoires commentées, dont une dizaine propre à cette nouvelle édition, Alexandro Jodorowsky, conteur hors pair, nous initie à la sagesse universelle, du soufisme à la Chine en passant par les aventures de Nasrudin, les histoires juives, ou encore l'Inde et le bouddhisme. Par-delà la diversité des écoles, c'est notre propre voie qu'il nous invite à tracer.Notes Biographiques : Alexandro Jodorowsky, immense artiste multiforme, aura 90 ans en février 2019, et sortira son film Psychomagie, ce même mois. Il a publié, entre autres, chez Albin : La Danse de la réalité, Le théâtre de la guérison, La Voie du Tarot, La sagesse des contes, Enquête sur un chemin de terre...
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.