Poussé par les événements et le président de la République, le parlement de la Corée du Sud fait entrer en vigueur la loi relative à la réforme agraire. La cupidité l'emportant sur toute notion de justice, les propriétaires terriens contournent la loi pour garder la mainmise sur leurs terres. Il en résulte de plus en plus de conflits opposants les propriétaires aux métayers, ces derniers étant soutenus dans leur lutte par les communistes. Pour nettoyer les montagnes de la présence des rouges, l'armée et la police lancent à la fin de 1949 une campagne d'extermination. Pour que leur action soit plus efficace, l'armée fait évacuer les habitants des hameaux des montagnes et les regroupe sous des tentes à la périphérie des villes où beaucoup mourront de froid et de faim au cours d'un hiver particulièrement rude. Ni l'armée, ni la police, ni l'administration ne s'étant pas préoccupés de leur fournir logement et nourriture. Au printemps 1950 le gouvernement pense avoir exterminé les rouges. Alors que les électeurs viennent de désavouer les députés en place et attendent un changement de politique, à l'aube du 25 juin 1950, l'armée populaire de la Corée du Nord franchit le 38e parallèle et déferle sur la Corée du Sud dont l'armée n'est nullement préparée à un tel événement.
Nombre de pages
363
Date de parution
28/03/2007
Poids
490g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296025714
Titre
La chaîne des monts Taebaek Tome 6 : La guerre
Auteur
Jo Jong-nae
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
490
Date de parution
20070328
Nombre de pages
363,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
1945. La Corée vient d'être libérée du joug colonial japonais. Comme tous les paysans et ouvriers exploités par un système féodal d'un autre âge, M. Bae, forgeron de son état, rêve d'un monde où les roturiers pourront enfin relever la tête. Mais la vague d'enthousiasme se transforma vite en désespoir. En application des résolutions de la conférence de Yalta, la Corée est divisée. Le 25 juin 1950 l'année nord-coréenne envahit le sud. Fervent partisan communiste, M. Bae croit que l'heure de la révolution est venue. Au nom de celle-ci il sème la terreur et massacre ses anciens maîtres coupables, à ses yeux, d'être des nobles. Mais le rêve est vite brisé. L'année populaire est refoulée au nord du 38e parallèle. Désespéré, notre homme, pour échapper à la justice, cache si bien son passé qu'il deviendra, à force de travail, un personnage influent dans le monde industriel de la Corée moderne. " J'ai réussi ! " dira-t-il. Un jour pourtant, le fils de l'une de ses victimes retrouve sa trace. L'heure de la vengeance a sonné. Ce roman, paru en Corée en 1982 a reçu le Grand Prix de Littérature.
Né en 1942 dans la province de Jeon-Nam, Jo Jong-Nae est l'un des auteurs majeurs de la littérature contemporaine coréenne. L'ceuvre présente regroupe des romans de taille moyenne dont l'auteur fit lui-même la compilation au seuil de la quarantaine. Dans la postface de l'édition coréenne, il expliquait alors sa quête permanente d'un but et les questions métaphysiques ou concrètes qui l'animaient. "Une oeuvre littéraire est une maison en or que l'on construit avec son âme", écrivait-il, pour mieux affirmer son désir de réaliser une oeuvre humaine, humaniste pourrait-on dire, dans le sens noble et classique du terme. Le lecteur découvrira la Corée au coeur de l'oeuvre de Jo Jong-Nae, peut-être symbolisée par le bouillonnant personnage de "Terre d'exil", héros de la guerre de Corée qui deviendra un vieillard brisé par la vie, après des années d'errance, pour fuir un crime qui n'était peut-être pas seulement le sien, mais celui d'une époque et d'un peuple contre eux-mêmes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.