Corps et décors urbains. Les enjeux culturels des villes
Jeudy Henri-Pierre ; Berenstein Jacques Paola ; Zo
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782296009066
La culture est pour les villes un moyen de promouvoir leur image de marque. Les constructions architecturales, les ?uvres d'art dans les rues, les festivals, les fêtes sporadiques, les lieux culturels eux-mêmes, tout concourt à mettre la ville dans une perspective d'animation culturelle qui semble lui octroyer son certificat de garantie d'être une "vraie" ville. Cette attraction permanente laisse croire que chacun est en mesure de s'approprier sa ville et que le lien social ainsi promu permet de retrouver un sentiment partagé de communauté. L'idéalisation de la ville comme territoire d'une exhibition culturelle voudrait dépasser les limites de la "société du spectacle" en créant la fiction simulatrice d'une utopie. Mais l'expérience singulière de la ville faite par le citadin lui donne un corps, parfois imaginaire, un autre corps "urbain" qui joue de manière énigmatique avec la surabondance des décors.
Nombre de pages
154
Date de parution
01/06/2006
Poids
170g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296009066
Titre
Corps et décors urbains. Les enjeux culturels des villes
ISBN
2296009069
Auteur
Jeudy Henri-Pierre ; Berenstein Jacques Paola ; Zo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
170
Date de parution
20060601
Nombre de pages
154,00 €
Disponibilité
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Communément, l'arbitraire est honni, quel qu'il soit et d'où qu'il vienne. Cependant, dans un monde où le consensus est universellement requis, ne convient-il pas de tenter l'éloge des humeurs singulières qui ponctuent la moindre de nos actions ...
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La panique, un mot bien étrange. On imagine des foules en délire, des crises d'hystérie collective ou encore cette débandade devant un danger imminent... Mais la panique n'est-elle pas aussi tragique que séduisante ? Essence de la masse comme de l'individu, elle envahit, de manière sournoise, insinuante, le corps et la vie psychique, s'emparant des états d'âme et des émotions les plus violentes. Sans cause, ni finalité, la panique est d'abord mouvement qui se joue des représentations les plus usuelles. En deçà de la peur ou de l'angoisse, elle échappe au sens qu'on voudrait lui attribuer, alors faute de lui reconnaître sa puissance démoniaque, elle devient figure de la destruction. L'attente de l'irruption impossible se commue en une action nouvelle : paniquer.
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