La lettre 22 à Eustochium. De uirginitate seruanda
JEROME
BELLEFONTAINE59
25,50 €
Epuisé
EAN :9782855890975
Eustochium est née à Rome aux environs de 368. Elle était la fille de sainte Paule et du sénateur romain Toxotius. A la mort de son père, en 380, Eustochium, avec sa mère, commence à mener une existence austère, à l'image de celle des Pères du Désert. Quand saint Jérôme vint dans la Ville Eternelle après avoir séjourné à Antioche et Constantinople, toutes deux en firent leur guide spirituel. Eustochium ayant alors fait voeu de virginité perpétuelle, Jérôme lui adressa, aux environs de 384, une lettre pour l'encourager dans la voie où elle s'était engagée, et surtout pour la mettre en garde contre tous les dangers qui la guettent. Il se lance alors dans la description des nombreux travers de la société de l'époque, dont les membres de l'Eglise n'étaient certes pas indemnes, mais se laisse parfois aller jusqu'à la violence de la satire. Ses amis le critiqueront durement pour ces débordements, et les adversaires de l'Eglise ne manqueront pas d'en profiter pour raviver leurs critiques. Mais la même plume de Jérôme sait aussi, dans le même texte, trouver des expressions lumineuses pour rappeler les exigences de la vie consacrée au Seigneur.
Nombre de pages
376
Date de parution
23/06/2011
Poids
567g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782855890975
Titre
La lettre 22 à Eustochium. De uirginitate seruanda
Auteur
JEROME
Editeur
BELLEFONTAINE59
Largeur
150
Poids
567
Date de parution
20110623
Nombre de pages
376,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Parmi les oeuvres de Jérôme, ce texte présente un intérêt très particulier : composé hâtivement, il est comme un « instantan? où nous pouvons surprendre un caractère impulsif qui se livre à nous avec plus de spontanéité que d'ordinaire. Le « Commentaire sur saint Matthieu » conduit Jérôme à aborder en profondeur les thèmes essentiels de la doctrine évangélique. Il réussit à écrire un ouvrage d'expression ramassée et riche de sens, liant l'exégèse spirituelle dans la tradition d'Origène à une grande exactitude géographique et historique.
Lorsqu'il révise des textes bibliques grecs et qu'ensuite, soucieux de revenir à la vérité hébraïque dans le sillage d'Origène, il traduit directement de l'hébreu au latin des livres de l'Ancien Testament, Jérôme accompagne ses travaux de Préfaces, au nombre desquelles le célèbre prologus galeatus. Ces textes généralement brefs, ainsi que quelques préfaces qui ne sont pas de Jérôme, ont été transmis tout au long du Moyen Age dans les manuscrits bibliques ; ils figurent encore dans la Bible latine établie au Concile de Trente (1546), celle que l'on appellera désormais Vulgate. Sont donc ici réunis des textes fondamentaux pour comprendre le travail du moine de Bethléem (env. 386-406), et plus largement l'histoire de la Bible latine. Abondamment annotés, ils sont introduits par une riche synthèse des connaissances actuelles sur les versions latines des Ecritures. Le lecteur disposera ainsi d'un outil de travail précieux pour mieux appréhender les textes que lisaient et commentaient les Pères de l'Eglise d'Occident - un outil susceptible de rendre au latin la place qui lui revient dans les études bibliques. Ce livre a été préparé en séminaire par une quinzaine de chercheurs spécialistes de saint Jérôme, sous la direction d'Aline Canellis, professeur de langue et littérature latines à l'université Jean Monnet Saint-Etienne.
Nés tous deux vers 345, originaires l'un et l'autre de la Haute Italie, également lettrés et épris de la vie monastique - l'un se fixa à Bethléem, l'autre au Mont des Oliviers -, Jérôme et Rufin avaient tout pour être amis, et ils le demeurèrent longtemps. Curieusement, ce fut leur activité parallèle de traducteurs d'Origène qui amena entre eux une brouille tragique dont les épisodes agitèrent l'Orient et l'Occident. Les trois livres Contre Rufin, publiés en 401-402, sont une oeuvre passionnée, où se donnent libre cours l'éloquence, l'érudition et les habiletés du redoutable polémiste qu'est Jérôme. La haute tenue littéraire du Contre Rufin lui a valu, en dépit de son ton fort peu évangélique, l'admiration et l'indulgence de nombreux critiques, à commencer par celles d'Erasme. Tel quel, ce traité demeure un document de grande valeur pour la connaissance d'une époque d'extraordinaire vitalité de l'Eglise, où les grands noms de moines, d'évêques, de laïcs influents foisonnent en Orient comme en Occident, et où les échanges sont constants dans tous les domaines de la culture et de la vie chrétienne. Pierre Lardet, qui a consacré au Contre Rufin une remarquable thèse de doctorat, a récemment donné de ce traité une ample édition critique dans le Corpus Christianorum.
Collection : Spiritualité orientale 81Isaac le Syrien naquit vers le milieu du VIIe siècle dans une région correspondant à l'actuel Qatar, dans le Golfe persique. Il se fit moine, peut-être à Bet Abé, et y fut sacré évêque de Ninive, aujourd'hui près de Mossoul en Irak. Il déposa sa charge au bout de cinq mois seulement « pour des raisons connues de Dieu seul », puis il se retira dans la solitude sur la montagne, parmi les autres anachorètes, où il s'appliqua à l'étude des Écritures divines. En rédigeant des enseignements pour ses disciples, Isaac avait un dessein précis : traiter de ce qu'il appelle le « labeur de la prière », cette « conversation avec Dieu », celle qui se célèbre dans le coeur, mais qui progresse aussi à travers des formes extérieures : psalmodie, méditation, contemplation de l'icône de la croix... Expliquer et propager la pratique de ce que nous appellerions aujourd'hui la « prière intérieure », véritable « labeur », « don venant de Dieu », telle est bien l'intention principale d'Isaac dans ses discours. Il a une vive perception de la nécessaire progression de l'expérience spirituelle à travers le temps. Ce nouveau recueil de ses écrits, découvert il y a peu d'années par Sebastian Brock et traduit pour la première fois en français, rejoint le lecteur dans sa recherche de Dieu la plus profonde. « Le commencement de toute vie en Dieu, mon frère, c'est d'avoir une foi forte dans le parcours de ta conduite (ascétique). Elle te permettra d'extraire toute la douceur que l'Esprit a déposée dans les livres saints » [Discours 1, p.93].
Ascèse corporelle, pratiques de la veille et du jeûne,ouverture des sens spirituels, apprentissage de l'oraisonintérieure, contemplation du Cosmos et de la Bible,éveil de l'esprit, prière perpétuelle, transfiguration de la chair,dons de la grâce, déification de l'humanité et vision de Dieu : laPhilocalie, l'« amour de la beauté », est le grand recueil destextes mystiques les plus éminents de l'Orient chrétien. Lorsqu'il compile et publie ce florilège à la fin du XVIIIe siècle,le moine Nicodème du Mont-Athos veut établir, face àl'asséchement du rationalisme occidental, une contre-Encyclopédie des Lumières divines. Il révèle ainsi les trésorsd'une école de vie et de sainteté qui court du IIIe au XVe siècle,des pères du désert aux hésychastes byzantins en passant parles laures du Sinaï, de Palestine, du Levant et de Cappadoce. Un trésor du patrimoine mondial enfin accessible et d'uneétonnante actualité. Tome A 1 : D'Antoine le Grand à Marc l'ascète Tome A 2 : D'hyschius de Batos à Théodore d'Édesse Tome A 3 : De Maxime le Confesseur à Théophane le Climaque