Les étudiants en quête d'université. Une expérience scolaire sous tensions
Jellab Aziz
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782296560598
En France, l'université a connu de profondes évolutions et les étudiants qui la fréquentent sont, pour nombre d'entre eux, les " enfants de la massification " scolaire. L'entrée à l'université, les manières de se socialiser aux études et aux rythmes de la formation ainsi que les façons d'étudier et d'apprendre sont d'une extrême diversité, tenant à la trajectoire scolaire, à l'origine sociale, à l'âge et au type de filière fréquenté, mais aussi à l'étape au sein du parcours universitaire. Issu d'une enquête de terrain menée auprès d'étudiants de licence 1 et de quelques étudiants de master, cet ouvrage apporte une contribution à la compréhension de l'expérience scolaire à l'université et des tensions qui la jalonnent. Le rapport aux études s'organise à partir de trois dimensions : la socialisation universitaire, les manières d'apprendre en tant que " bricolage " le plus souvent individuel et les projets d'avenir plus ou moins construits. L'examen sociologique de tableaux d'étudiants éclaire sur les singularités et les régularités quant aux manières d'étudier et de maîtriser les exigences scolaires. Ni alarmiste, ni enchanté, le propos de cet ouvrage interroge au plus près l'expérience étudiante qui constitue un analyseur d'une université faiblement intégrée et intégrante. À l'heure où l'enseignement supérieur fait l'objet d'attentes sociopolitiques contradictoires, le matériau recueilli laisse augurer des possibilités d'action en vue de promouvoir une université réellement démocratique, où l'accès aux formations irait de pair avec l'appropriation effective des savoirs académiques et émancipateurs.
Nombre de pages
190
Date de parution
27/06/2011
Poids
305g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296560598
Titre
Les étudiants en quête d'université. Une expérience scolaire sous tensions
Auteur
Jellab Aziz
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
305
Date de parution
20110627
Nombre de pages
190,00 €
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Partant de l'expérience scolaire en lycée professionnel (LP), cet ouvrage tente de saisir le sens que les élèves préparant un CAP ou un BEP confèrent au fait d'aller à l'école et d'apprendre. La spécificité de l'enseignement professionnel en milieu scolaire peut être cernée à partir de la dualité forme scolaire/forme professionnelle. Quelque arbitraire que soit cette séparation, il semble bien, néanmoins, que les élèves, comme les professionnels de l'éducation, raisonnent en opposant ces deux formes ou, du moins, en les affectant de caractéristiques propres, comme si " apprendre en classe " était foncièrement différent d'" apprendre en atelier " (ou en pratique). Si l'expérience des élèves est toujours confrontation avec des savoirs, elle est aussi rencontre avec des enseignants supposés leur " apprendre ". Or, pour être heuristiquement pertinente, une sociologie des formes de rapport aux savoirs peut partir de l'interaction entre les enseignants et les apprenants. Dans cette perspective, on pourra saisir les cohérences et les décalages entre ce que les enseignants et ce que les élèves entendent par " apprendre ". En allant plus loin, nous pouvons aussi observer que le discours du professeur sur ses élèves procède de l'expérience qu'avait le professeur quand il était élève, ce qui conduit à des comparaisons avec un temps révolu ou à des étonnements à l'égard d'élèves qui " ne veulent pas apprendre ". L'étude de cas permet de voir comment la mobilisation sur les savoirs est traversée par l'histoire biographique des sujets mais aussi par le contexte du LP qui est plus que scolaire. Ces expériences singulières nous conduisent à proposer une typologie des formes de rapport aux savoirs et à repenser les termes sociologiques et pédagogiques du désir d'apprendre.
Se situant au-delà des difficultés d'exercice de la profession, l'auteur se propose de travailler sur "l'entrée dans le métier" des professeurs du secondaire. Il s'intéresse au sens que les professeurs stagiaires donnent aux savoirs scolaires à enseigner mais aussi aux interactions entre le rapport aux savoirs et les pratiques pédagogiques effectives. Les résultats de ce travail amènent donc à penser autrement l'entrée dans le métier et la formation des enseignants et s'interroge sur la recomposition de leur identité professionnelle.
Bien que son histoire soit récente, la sociologie occupe une place prééminente au sein des sciences sociales. Son succès dans le milieu intellectuel mais aussi médiatique témoigne de sa capacité à problématiser les questions de notre temps. La diversité des auteurs et des approches théoriques et méthodologiques explique la vivacité des débats et la richesse des connaissances produites par la sociologie. L'ouvrage présente, dans un premier temps, les idées des auteurs classiques puis celles des auteurs plus contemporains, regroupées par courants de pensée. En se focalisant sur l'essentiel des différentes thèses, cet écrit s'attache à les rendre compréhensibles, grâce à un style clair et accessible. Cet ouvrage s'adresse à un large public, aux étudiants, aux enseignants et aux formateurs, mais aussi à tous ceux et celles qui souhaitent s'initier à l'une des pensées les plus fécondes en sciences humaines et sociales Biographie: Aziz Jellab, habilité à diriger des recherches, est maître de conférences en sociologie à l'université d'Artois. Ses travaux portent sur la sociologie de l'éducation et du travail. Auteur de plusieurs ouvrages et articles, il a notamment publié "Scolarité et rapport aux savoirs en lycée professionnel" (PUF), "L'école en France" et "Débuter dans l'enseignement secondaire" (L"Harmattan)"
Que devient la France terre d'asile, berceau des droits de l'Homme, chantre du triptyque républicain Liberté - Égalité - Fraternité ? Le pessimisme y domine, la critique de l'Europe y est acerbe et la mondialisation y apparait comme une menace. L'individualisme, amplifié par un contexte économique très inégalitaire, renforce le repli et empêche tout projet visant à créer du commun. Replié sur soi, on ne peut pas penser un monde solidaire. Mais en s'ouvrant à l'autre, on peut au moins préserver la démocratie. L'ouvrage aborde frontalement des questions à fort enjeu sociétal. Il propose une lecture sereine et distanciée des questions socialement vives : la laïcité, l'immigration, la nation, l'identité, le communautarisme, l'exclusion... Il interroge la capacité d'agir des citoyens et insiste sur le rôle que les institutions, à l'instar de l'école ou l'hôpital, doivent jouer dans la construction du lien social. À travers de multiples exemples et des pistes concrètes pour agir - le sentiment d'être reconnu, le développement des compétences politiques, le dépassement des différentes formes d'autocensure - l'auteur dégage la notion de citoyenneté sociale. Face aux revendications identitaires, il y a la question sociale, la solidarité et la lutte contre les inégalités, fondements de la vie démocratique. Un ouvrage lumineux, porteur d'espoir.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...