Des poèmes semblables à des chansons, des impressions de voyage. Une poésie pour dire l'amour naissant, le manque, l'amertume ou la douleur des ruptures. Autant de voyages mélancoliques qui jalonnent les traverses, les étapes d'un quotidien où les femmes et les hommes se croisent, se frôlent, s'aiment ou se déçoivent mutuellement". Tu lèves les yeux au ciel Je marche dans les nuages Ensuite nous nous installons devant nos débuts dans la vie" Supposons que toutes les femmes et tous les hommes habitent en face d'une gare. Qu'elles et ils se lèvent toujours avant la sonnerie du réveil pour être sûrs de ne pas rater leur train. Que, sur ce quai de gare, toutes et tous s'efforcent d'illustrer un dernier rêve avec des cartes postales. C'est souvent que nous retournons, dans une humeur de préliminaires, sur les lieux de nos souvenirs. Et puis un geste, une parole plus tard, tout est démenti aussi sec. On assiste impuissant et vide à la mort tragique d'un personnage, dans un grand bruit d'os cassé. Parce que la vie n'est pas la vie si on se borne à l'appréhender comme une ligne droite. Voilà ce qu'auraient à nous dire les êtres qui peuplent ce recueil de leur présence fantôme. Leurs existences ? Le plus souvent, au pire, une tique. Au mieux, rien qu'un cirque de puces. Une somme d'allers et de retours, de chutes sur la tempe à travers le temps. Et tous ces voyages en zigzag rendraient le quotidien plus mystérieux. Plus trivial et tragique. Moins désespéré, parfois, aussi. Et dire que tous ceux-là ne parcourent jamais que les décors tournants de leurs espaces domestiques. Pourquoi, alors, les souvenirs, ce genre de souvenirs, heureux ou beaucoup moins, cravachent-ils encore dans leurs têtes comme les cavaliers maudits des anciennes légendes ...
Nombre de pages
100
Date de parution
24/09/2024
Poids
186g
Largeur
148mm
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EAN
9791097339630
Titre
Rien qu’un cirque de puces
Auteur
Jeantet Benoit ; Houdaer Frédérick
Editeur
VOLCAN
Largeur
148
Poids
186
Date de parution
20240924
Nombre de pages
100,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Écrire, mais comment et raconter, à quoi bon ? Dans les récits qui composent Nos guerres indiennes, Benoit Jeantet interroge, d’une séquence l’autre, ce qui reste. Ce qui de tout demeure quand les blancs peu à peu dévorent le continu des souvenirs. Vieillir. Avoir été. Avoir vécu. Le lisant, on entre dans le geste de feuilleter un album d’images « flashback / flashforward ». On ne sait trop comment l’ordonner, ni l’entendre, et pourtant entre les pages, la vie. Son continu. Discontinué. Du présent se restitue, même passé, ou manqué. Quoi qu’il arrive, on sait qu’il est inévitable que les blancs l’emportent. Peu à peu, ils percent et délavent en sépia de plus en plus pâles les images. Celles où tous nous nous tenons. Mais « dans la règle du jeu debout », on aura au moins retrouvé l’île de Ré, la forêt, ses arbres, la réserve, la noyée que cherchait la solitude aux bords d’une rivière, le vacarme des boulevards, il/elle, ces aimé(e)s. Un peu d’éternité pliée, et à force, percée. Transpercée. Quelque chose comme d’une mélancolie, le sable du temps et ses éclats. « À part ça, son truc ? La micronouvelle » dit l’un des récits. Ce qui n’empêche pas le livre de construire le continu multiple d’une écriture. Liée et rompue. De celles qu’on ne quitte qu’à regret, une fois le livre refermé sur sa question.
Préface par Olivier Barrot.Catalogue amoureux autant qu'alphabétique, cet ouvrage, volontairement subjectif, présente centtextes publiés depuis 1900, principalement des romans; cent livres qui traversent cinq continentset dont la résonance perdure. Cette compilation étayée, dense et variée regroupe des écrivains européens et américains mais aussi et surtout des auteurs de langue arabe, des romanciers asiatiques et africains. A travers ce choix, le projet de Benoit Jeantet et de Richard Escot, journalistes et écrivains passionnés de littérature, consiste à faire entendre une multiplicité de voix singulières, fameuses ou moins connues, autant de styles qui ébranlèrent les canons de leur époque, souffles vigoureux ou lumière à même d'éclairer le monde. Ce « Dictionnaire du désir de lire » permet d'ouvrir la voie aux lecteurs qui hésitent au moment de s'engager dans ce qui passe souvent à leurs yeux pour une jungle inquiétante. D'Achebe à Zweig, en passant par Brautigan, Dagerman, Divakaruni, Kavvadias, Mofolo et Welsh, ce voyage au pays des lettres permet aussi de redécouvrir Beckett, Céline, Duras, Joyce, Musil, Woolf? Pour chaque auteur, biographie et bibliographie remettent en perspective les textes choisis, cent oeuvres singulières à lire ou à relire, cent textes commentés de façon à susciter l'envie et la curiosité, cent romans réinitialisés en fin d'ouvrage par trois index.
Si, comme l'assure Joyce Carol Oates dans La foi d'un écrivain (Philippe Rey - 2004), "l'art est la plus haute expression de l'es- prit humain" , il n'y a pas pour autant d'absolu en écriture : on écrit toujours depuis quelque chose. Depuis le stade, la tribune, le terrain, le vestiaire, le bar du club-house, la mêlée, la touche, depuis le train ou le bus ; on écrit depuis l'enfance ; depuis les premières ou les dernières émotions, les premières bagarres ou la dernière guerre, depuis la première fois où l'on a touché, caressé, ce ballon. Oblong. Richard Escot et Benoît Jeantet nous entraînent dans un parallèle rythmé entre rugby et littérature où athlètes et écrivains se croisent, au service d'une vocation commune : l'art.
Une tribulation jubilatoire à la découverte d'une France où l'auteur joue avec les noms de villes, départements et territoires sans se départir de ses sentiments. Loïc Manceau joue avec les mots ! Dans Tribulations hexagonales, plaisir et désir, gravité et jovialité s'entremêlent dans un joli méli-mélo de vers libres où les sentiments amoureux surgissent au gré de ses pérégrinations. Jonglant tour à tour avec les noms de villes, départements et territoires, entre frivolité et doute, légèreté et humour, l'auteur nous offre sa prose avec sincérité et accorde une grande part aux valeurs humaines. Ses poèmes, imprégnés de références historiques, géographiques et gourmandes, nous font découvrir un itinéraire inattendu, une vadrouille où chaque étape est apte à nous faire sourire et à nous émouvoir. Un recueil tout public en soixante poèmes Un voyage en vers libres à travers la France et ses territoires Un style léger et humoristique Des sentiments partagés entre sourire et émotions
Cyrille Dolce est un éducateur confirmé et aimé de ses joueurs. Il a formé et accompagné des centaines de jeunes espoirs du football et une dizaine d'internationaux. Dans cet ouvrage très personnel, il expose sa vision de son sport, de la formation, de l'éducation et du plaisir du jeu lors d'une conversation avec son ami journaliste Cyril Collot. Au fil des pages, leurs discours s'entremêlent pour offrir une multitude de pistes et d'axes de réflexion aux candidats au succès, joueurs et éducateurs. Dans la peau du coach délivre un discours humaniste où l'art de la passe supplante l'action individuelle.
Ces nouvelles chroniques de Monsieur Rusigby nous invitentpour un voyage incertain en ovalie, mais toujours en hommage au rugbyamateur. Des textes drôles, parfois tristes, maistoujours dans un style très personnel et sincère. Plus de centchroniques sur le rugby amateur et de ses increvables bénévoles. Decourtes histoires qui se déroulent dans des clubs avec leurs petits soucis etleurs grandes joies. Quand l'époque voit ce sport se stariserl'auteur préfère mettre en lumière des joueurs inconnus. Autant depetits portraits dans l'univers de l'ovalie où beaucoup se reconnaîtront. Le rugby dans tous ses états et sous toutes ses formes, avec un soupçond'humour, un nuage de mauvaise foi et quelques vérités pas si facile àavouer. Présentation : Ce recueil s'inscrità la suite des précédents ouvrages de Monsieur Rusigby. On retrouvera tous lesingrédients nécessaires pour maintenir l'intérêt du lecteur : du suspens, desinfos " volontairement pas vérifiées ! ", du rugby dans tous ses états et soustoutes ses formes, un soupçon d'humour, un nuage de mauvaise foi et, peut-êtremême, quelques vérités pas si faciles à lire. Pour ses nouvelleschroniques, Monsieur Rusigby utilise comme fil rouge les " mauves et noirs " duclub issoirien. Il s'inspire d'eux comme exemple quand ils rencontrerontforcément des " méchants qui ne voudront pas perdre " ou quand ils voyagerontdans leur bel autocar, de la Bourgogne à la Côte d'Azur en évitant la côted'usure, quand ils affronteront des équipes redoutables où le "pilier-droitshvili " rivalisera avec l'adepte du cumul des mandales, ou quandl'ancienne gloire fera une dernière saison avec déjà un pied dans la tong, et ouencore, comme dans toutes les équipes, le soi-gneur devra faire en sorte desoulager le blessé. D'ailleurs, ne dit-on pas : " Soigneur, délivre-nous du mal" ? Il y aura donc des belles victoires et des salles des fêtes, desavants qui feront des passes en arrière, des arrières qui feront des en-avant, et des histoires de quand c'était mieux avant. C'est un beau etnouveau challenge pour Monsieur Rusigby de nous proposer ces sincères petiteshistoires de rugby. Parce que c'est vrai : Le rugby, c'est sérieux... mais c'estpas grave !
Le roman poignant des errements d'un père en prise avec les démons de l'alcool et son long combat pour cheminer vers lui-même et vers son fils. À force de redouter le vide, Alex en oublie qu'il ne s'agit que d'une vue de l'esprit. L'enseignant au quotidien terne en est là, avec un amour trop idéalisé qui a fini par se faire la malle et un merveilleux garçon dont il n'a la garde qu'à temps compté. Son enfant lui manque et il sombre progressivement dans une détresse où seul l'alcool en excès lui permet de surmonter l'âpreté de sa vie. Une solution qui devient vite un problème. Un fils a besoin d'un père qui tient debout. Alex devra se défaire de la funeste emprise faisant de lui un autre. Il devra le faire pour lui et son petit soleil qui occupe l'entièreté de son univers et de ses espérances. Alors il se bat et s'agite, se perd sous la surface des choses. Comment trouver la force nécessaire pour se défaire de son addiction? C'est dans une résidence de soins qu'il trouvera refuge après une altercation alors qu'il circulait en état d'ivresse. L'équipe de ceux qui soignent les âmes fera son possible pour le rendre à lui-même. Une solide amitié va se nouer entre les pensionnaires lors de leur sevrage. La petite communauté du manque restera en contact avec des trajectoires diverses et souvent malheureuses. Après une rechute et une deuxième cure, Alex s'éprend d'Anna, une femme beaucoup plus jeune que lui rencontrée à l'institut. La boisson alimentant son mal-être tout en donnant l'illusion de le soulager est peu à peu mise à distance. Il baisse la garde au même rythme, s'autorisant à aimer de nouveau. Le loup, celui qui mord et corrompt, lui laisse une chance de reconsidérer son existence mais, en matière de fatalité, il est toujours un coup de griffe du destin pour vous rappeler vos fautes et vous les faire payer au prix fort. --- Le principal protagoniste se bat et s'agite, mais il ne renonce jamais à se défaire de son addiction. Le récit d'un parcours de soins parsemé de rencontres et de rebondissements sans les clichés habituels. La relation aimante entre un père et son fils. La sensibilité du personnage principal fait de lui un homme attachant, fragile et courageux. Une description touchante et colorée des personnages secondaires à la lisière des conventions.