Perpetuum Mobile. Métamorphoses des corps et des oeuvres de Vinci à Montaigne
Jeanneret Michel
MACULA
30,50 €
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EAN :9782865890583
Un formidable élan créateur anime la pensée et l'art de la Renaissance. Michel Jeanneret tente de capter cette effervescence, de communiquer cet enthousiasme.Ce livre est à la mesure de la culture, extraordinairement diverse et féconde, du XVIe siècle européen. Il interroge de nombreux écrivains, d'Erasme à Rabelais, de Ronsard à Du Bartas. Il prend à témoins différents philosophes : Marsile Ficin, Montaigne et Giordano Bruno. Il analyse les dessins de Léonard, les statues de Michel-Ange et entraîne le lecteur dans les jardins de la Renaissance italienne.Partout, Michel Jeanneret découvre l'attrait des métamorphoses. Les savants perçoivent le monde comme un système instable, un corps flexible ; ils rêvent d'une création qui, toujours en cours, n'en finirait pas de réinventer les formes de la vie.Animées par une même passion pour les naissances et les transformations, les oeuvres d'art sont conçues, elles aussi, comme des chantiers ouverts, des énergies potentielles. La perfection de l'art tient à la promesse d'un développement futur.Exploration des puissances de la nature, foisonnement intellectuel, inventivité de la recherche ; tout cela est à l'origine de notre modernité.
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Nombre de pages
336
Date de parution
03/05/2000
Poids
701g
Largeur
160mm
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EAN
9782865890583
Titre
Perpetuum Mobile. Métamorphoses des corps et des oeuvres de Vinci à Montaigne
Auteur
Jeanneret Michel
Editeur
MACULA
Largeur
160
Poids
701
Date de parution
20000503
Nombre de pages
336,00 €
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L’esthétique du Grand Siècle est d’ordinaire associée aux valeurs d’harmonie, de rationalité, de bon goût. Elle incarne aussi, dit-on, le triomphe de la culture sur la nature. En réalité, ces clichés ne font que momifier le classicisme et affadir des oeuvres plus tourmentées qu’il n’y paraît. Michel Jeanneret restitue dans ce livre la face anxieuse de l’art classique. Arpentant le parc de Versailles, il pointe les traces d’une nature rebelle : monstres, matière en gestation, drame cosmogonique. Observant les spectacles de cour, il montre qu’eux aussi visitent le monde d’en bas : fantasmagories, faune grotesque, instincts primitifs. Poussant son investigation plus avant, il croit déceler dans la littérature du temps les causes profondes de cette crise des comportements : l’avènement d’une société libérale menace de déstabiliser l’ordre traditionnel et de plonger la collectivité dans le chaos. En révélant la part d’ombre de la culture du Grand Siècle, Michel Jeanneret rend finalement à cette dernière toute son envergure. Il suggère en outre que s’il peut encore nous toucher aujourd’hui, c’est qu’il mène un combat vital contre l’horreur.
Un jour d'avril 1623, le poète Théophile de Viau est arrêté, jeté à la Conciergerie, puis condamné au bûcher. On lui reproche un sonnet obscène, " Phyllis, tout est foutu...". La syphilis et ses effets morbides, le plaisir solitaire, l'invocation divine mêlée à la luxure, la sodomie : le fringant jeune homme n'y était pas allé de main morte ! La justice civile et le pouvoir ecclésiastique se sont unis pour frapper fort et, par ce procès exemplaire, mettre fin à la vague de pornographie qui, depuis 1600, envahit les étals des libraires. La poésie érotique avait prospéré au XVIe siècle, mais, hédoniste et joyeuse, elle ne cherchait pas le scandale. Faire l'amour, pour Ronsard et ses contemporains, c'est participer à la vie du cosmos et tenir son rôle dans le grand jeu de la sexualité universelle. L'attrait du nu, la volupté des corps inspirent des vers qui, sans honte, célèbrent le plaisir des sens. Si le ton monte, au tournant du siècle, et fait basculer Éros dans la provocation, c'est que la discipline religieuse et morale s'est renforcée - on est alors en pleine Contre-Réforme - et que les esprits libres répondent à l'intimidation par la bravade. Ouvertement avant le procès de Théophile, clandestinement après, des poètes sulfureux évoquent des figures louches et des pratiques interdites, explorent tous les registres de l'abjection et descendent dans l'enfer du sexe, sur un ton qui, tantôt drôle, tantôt lugubre, est toujours polémique. À travers cent soixante-quinze poèmes d'auteurs le plus souvent mal connus, ou demeurés anonymes, cette anthologie, organisée par thèmes, entraîne le lecteur de l'épanouissement à la transgression, de l'érotisme à la pornographie.
Plus de soixante-dix ans après sa mort, les propos de Cézanne restaient dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées.Propos tenus devant des visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Il y est question de Poussin et d'Holbein, de Véronèse et de Chardin, de Monet, Renoir, Pissarro et Gauguin. Mais surtout nous saisissons sur le vif les opinions de Cézanne sur sa propre peinture : éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche.Ces textes sont rassemblés pour la première fois dans ce volume. Ils sont présentés et annotés par Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres, et spécialiste de la littérature cézannienne.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.