Présentation de l'éditeur 31 plumes déliées, précises et souvent illustres nous racontent l'histoire riche et extraordinaire des relations du Royaume avec les pays francophones d'Occident. Elles soulignent aussi la grande pérennité, dans notre regard, de « l'âme siamoise » à travers les âges. Premier ouvrage du genre à présenter les principaux textes qui illustrent l'histoire dense et déjà longue des relations du Royaume avec les pays francophones d'Occident (France, Belgique, Québec, Suisse), cette anthologie issue des auteurs s'exprimant en français sur le Siam ancien et la Thaïlande moderne nous plonge dans le passé flamboyant et parfois bien singulier vu d'aujourd'hui des princes, diplomates, missionnaires et militaires, elle se poursuit dans l'ébauche d'un monde contemporain où explorateurs et visiteurs qualifiés prennent un relais tout à la fois aventurier, savant, élitiste et individualiste sur ce qui relevait jusqu'alors du domaine réservé des États et des religions, pour se fondre enfin en nos temps modernes où un tourisme butineur ne se nourrit plus que de notre insatiable appétit d'exotisme. De Jacques de Bourges ou Simon de La Loubère à Morgan Sportès en passant par Paul Morand et bien d'autres, les plumes déliées, précises et souvent illustres choisies et présentées par Patrick Binot et Jean Marcel nous racontent cette histoire riche et à bien des égards extraordinaire. Elles nous en restituent les contextes particuliers, l'atmosphère qui leur était propre selon les années où elles livrèrent leur témoignage, mais nous en soulignent aussi la grande pérennité, de ce que d'aucuns appelleraient, du Siam à la Thaïlande dans notre regard, « l'âme d'un peuple » à travers les âges. Avec deux livrets photos dont la plupart inédites. 31 textes de Jacques de Bourges, Nicolas Gervaise, Alexandre de Chaumont, François-Timoléon de Choisy, Claude de Forbin, Simon de La Loubère, Jean Donneau de Visé, Guy Tachard, Maréchal Desfarges, Pierre Bigrot, Voltaire, Louis de Jaucourt, Jean-Baptiste Pallegoix, Henri Mouhot, Ludovic de Beauvoir, Georges « Puck » Chaudoir, Emile et Denise Jottrand, Charles Buls, Etienne Lunet de la Jonquière, André Malraux, Paul Morand, Guy de Pourtalès, Jacques May, Jean Decoux, André Gomane, Morgan Sportès, Lorenzo Pestelli, Marguerite Yourcenar, Jean Marcel.
Nombre de pages
352
Date de parution
01/07/2014
Poids
777g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782919122660
Titre
Siam d'hier thailande d'aujourd'hui
Auteur
Marcel Jean ; Binot Patrick
Editeur
SOUKHA
Largeur
170
Poids
777
Date de parution
20140701
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans l'esprit et la musique des mots d'une autre culture, Jean Marcel reconstruit, dans une version très libre, le merveilleux récit mythique du Ramakien. Cette épopée thaïe retrace les origines d'une civilisation dans laquelle le dieu-singe Hanouman est l'inventeur de l'écriture. Ce poème d'origine indienne et datant vraisemblablement de l'an 1000 avant notre ère, est à la sources des cultures du Sud-Est asiatique, autant que la musique, la danse, le théâtre et la poésie que dans l'imaginaire mythologique le plus courant. Maintes versions de ce récit ont été produites, la plupart détruites lors du sac d'Ayoutaya par les Birmans en 1767.
Au doux matin, l'aube s'allume, / Le vent caresse un brin d'écume. / Là-bas, le ruisseau dit tout bas / Un vieux secret qu'on ne sait pas. / Les fleurs s'inclinent sous la brise, / Leur doux parfum lentement grise. / L'instant s'étire en un soupir, / Suspendu comme un souvenir. / Ainsi s'écrit l'âme des choses, / En vers légers ou en proses, / Qu'importe en fait le bel habit. / Si le poème ouvre une porte, / Si le coeur chante, et l'emporte, /Le reste alors n'est que souci.
Les secteurs de l'éducation, de l'enseignement et de la formation sont concernés de manière particulièrement vive par les transformations qui traversent la société à partir de ce que la sociologie désigne comme la "seconde modernité". Ces transformations sont continues et touchent tant les organisations que l'ensemble de ces acteurs. Cela implique que l'éducation ne saurait se contenter de reproduire des processus et des dispositifs déjà connus car ils se voient pour partie déqualifiés pour affronter les défis qui émergent. Ces changements induisent de l'incertitude : la lisibilité des contextes éducatifs n'est plus assurée et la faible prévisibilité de leur évolution fragilise et interroge l'ensemble des pratiques et des dispositifs du champ de l'éducation et de la formation. A cela s'ajoute l'injonction pour tout sujet de se construire, dans des contextes où les transmissions intergénérationnelles sont moins assurées et où les institutions, notamment dans le champ de l'enseignement, voient leur place décliner et leur fonction devenir plus gestionnaire. Face à cela, l'ensemble des acteurs concernés tentent d'élaborer des réponses concrètes. Cet ouvrage apporte des éléments de réponses de chercheurs en éducation belges, suisses, québécois et français qui collaborent ensemble depuis plusieurs années à deux questions centrales : Quelles réponses sont apportées en termes de division / coordination du travail éducatif par les organisations de ce champ pour maintenir l'ambition d'objectifs éducatifs de haut niveau dans ce contexte de mutations accélérées ? Comment les pratiques des professionnels du champ de l'éducation et de la formation se réinventent-elles pour faire face aux défis éducatifs inédits, en tension entre efficacité économique et transmission à tous d'un socle de valeurs, de culture et de compétences ?
Non, la sociologie durkheimienne n'est pas morte ! Tel est sans doute un des thèmes majeurs de cet ouvrage. Il s'efforce, à travers la relecture des travaux de grands noms de la sociologie durkheimienne, de montrer contre nombre d'idées reçues l'aspect protéiforme d'une conception de la sociologie aujourd'hui considérée par certains comme un objet historique. L'auteur se donne pour objectif de mettre au jour l'évolution d'une école de pensée qui, dans sa dernière version, s'éloigne quelque peu du programme d'étude originel tel que l'avait conçu Durkheim. Elle pose alors les bases d'une psychologie collective qui en tempère fortement le caractère holiste. Si cette réinterprétation d'une période de l'histoire de la sociologie - l'entre-deux-guerres n'est plus vue comme le chant du cygne du durkheimisme, et le prélude à une toute nouvelle ère pour la science sociale de l'après-guerre - s'adresse aux spécialistes, elle devrait aussi intéresser ceux qui sont à la recherche de concepts sociologiques " classiques " les aidant à comprendre la réalité sociale d'aujourd'hui. Enfin, les non-spécialistes y trouveront aussi les grandes lignes des théories des durkheimiens, ainsi que l'essentiel du contenu de leurs ?uvres majeures. Ce qui devrait permettre de se familiariser avec cette tradition sociologique, et surtout de lui restituer ce qui lui donne une valeur actuelle.
Après des études classiques de dessinateur, de peintre et de graveur Geneviève Couteau étudia l'art mural et les métiers du livre. Elle voyage d abord en Galice, illustre des poèmes et séduite par Venise entreprend l'expression de la ville par le seul graphisme. Tout de suite remarquée par la critique son oeuvre originale lui vaut une invitation de l'institut Italien d Athènes en 1963, puis de la ville de Berlin ouest en 1965. En 1968, le musée Bevilacqua la Masa de Venise présente la totalité de son oeuvre graphique sur l'architecture et sur la mythologie poétique de Venise. Suivent de nombreuses invitations officielles dans le monde: Montreux 1966, New York 1968, Bangkok 1972 et Ankara. « Mon pays comme Venise a une apparence et un mystère, lui dira le prince Souvanna Phouma, venez y travailler ». Sous le prétexte de réaliser des portraits officiels, Geneviève Couteau part au Laos en 1968 en pleine guerre. Elle voyage du nord au sud, vit chez les laotiens, enquête, observe, accumule les croquis, les études poussées, les notes écrites. Elle travaille inlassablement dans les marchés, les pagodes, les camps de réfugiés hmong. Fascinée par la couleur elle entreprend dès son retour une expression du Laos et se livre à une transposition des rites et des coutumes en peinture. Elle libère par la couleur toute la musicalité de ce thème étrange dont l'expression l'absorbera une dizaine d'année. En 1976, elle s'attache à la civilisation balinaise et séjourne à de nombreuses reprises en Indonésie. Elle traitera ultérieurement de la même façon de la Grèce, puis du Mali. Elle est considérée par la critique comme un des meilleurs dessinateurs de sa génération.
Rénovation ou Révolution nationale? Un maréchal thaïlandais contre un amiral français. La compétition a-t-elle un sens sous ces cieux écrasés par la chaleur, quand le vieux monde s'écroule sous les coups de boutoir conjugués de l'ordre nouveau hitlérien et du nouvel ordre américain? Sous le regard intéressé du prédateur japonais en embuscade? La Thaïlande, pays calme à la population aimable et docile, engagée dans une modernisation à outrance et à qui l'imitation naïve des fascismes en vogue donne des ailes. La "Colonie", ce territoire où la France n'est pas chez elle mais qui est la France, une France d'Asie, lointaine et isolée, qui se nomme encore l'Indochine et n'obéit plus qu'à ses propres règles, palliant son manque de moyens par l'étalage d'un faste comme jamais auparavant l'occasion ne lui en avait été donnée. Une guerre incongrue dans un conflit qui les dépasse. Alors qu'importe qu'une excroissance tropicale improbable ait offert à la Mère patrie sa seule victoire navale flotte contre flotte des deux guerres mondiales réunies. Ses artisans resteront toujours des pestiférés, aucun navire battant pavillon tricolore ne portera jamais fièrement sur ses flancs le nom de Koh Chang. Dans une époque où les passions ambiguës, flamboyantes dans leur déraison, 1 s'exacerbent, s'exonérant enfin des contraintes communes, la fantaisie et l'excès ne sont-ils pas les derniers repères, l'apogée voluptueux de l'illusion? Luxe, opium, sexe, domination. Le destin croisé d'un officier de marine français et de son frère d'adoption thaïlandais quand tous les repères s'inversent.
On n'hésite pas à préfacer un petit livre tel que celui-ci. Les scènes de la vie quotidienne Thaïe qu'il présente sont vraiment à la fois originales dans leur saisie et charmantes dans leurs sujets. Cette trentaine de croquis parvient à croquer (c'est le cas de le dire) avec une jouissance particulière dans les fruits de cette vie qui pourrait être de la campagne aussi bien que de la ville. Rien de traditionnel, mais tout de la tradition. Et surtout le coup d'oeil sympathique, et souvent même humoristique d'Alain Joannis sur ce petit monde des petits de la Thailande d'aujourd'hui. Qu'il en soit tout particulièrement remercié pour son regard précis et chaleureux, aussi bien que son beau talent de dessinateur. Sodchuen CHAIPRSATHNA, Professeur Emérite à l'Université Silpakorn-Bangkok
L'enthousiasme de Jules Harmand est à la hauteur de sa détermination et de sa soif de connaissances. Comment exprimer avec plus de force cette passion française pour ces terres lointaines et somptueuses ? En deux explorations extrêmes, ce "baroudeur-scientifique" nous plonge dans les mystères de ce coin d'Indochine alors inconnu, le Sud Laos, et nous fait vibrer à l'unisson de ses découvertes et des mille périls que cet aventurier colonial surmonte, en 1877, le fusil toujours bien à portée de main ; car ce médecin de marine, ancien compagnon de Francis Garnier dans sa guerre contre les Pavillons Noirs, a le courage chevillé au corps. Quant à la diplomatie propre à ce genre d'expéditions audacieuses, elle s'exprime surtout par son inébranlable foi en la supériorité technique de la civilisation dont il porte haut le drapeau : "il aurait été capable de me demander un canon rayé et plusieurs caissons d'obus, car je venais de commettre l'imprudence de lui décrire les effets merveilleux de ces engins civilisateurs", dit-il en évoquant son rapport tendu avec un potentat peu scrupuleux, représentant du roi de Siam. Aujourd'hui, pour le voyageur qui connaît ou s'apprête à découvrir cette magnifique région entre Paksé, Champassak, Saravane et la cordillère vietnamienne, quel plaisir d'imaginer, de reconnaître les sites, les monuments, les ethnies d'alors. Sur les pas de Jules Harmand, ce bâtisseur d'empire solitaire, découvrez ces bastions encore vierges aux moeurs étranges, les Hauts Plateaux des Bolovens ou l'extraordinaire beauté des torrents indomptés et des cascades vertigineuses. Regardez le Vat Phou, un des nombreux dessins d'Eugène Burnand qui illustrent le texte : retirez le casque colonial ; vous y êtes, rien n'a changé ! Laissez-vous maintenant entraîner dans l'aventure. L'auteur y délie sa plume comme il manie son fusil !