Le sacré et la loi. Essai sur la notion d'Hosion d'Homère à Aristote
Jay-Robert Ghislaine
KIME
20,30 €
Épuisé
EAN :9782841744954
Dans ce livre, l'auteur se propose d'aborder un des problèmes majeurs rencontrés par nos sociétés contemporaines : quelle place le politique doit-il accorder au religieux ? Cette question prend, de nos jours, une importance particulière, dans la mesure où on assiste à un regain du sentiment religieux et à un recul de la pensée politique laque. Il est donc instructif de réfléchir sur la notion de sacré et sur le rôle qu'elle peut être amenée à jouer au sein d'un Etat. Pour mieux saisir ce phénomène dans toute sa complexité, l'auteur revient aux origines et se demande comment les " inventeurs de la démocratie " ont eux-mêmes géré ce rapport entre le sacré et le politique et comment ils l'ont intégré dans l'organisation de leur Cité-Etat. Il s'agit donc d'une enquête anthropologique susceptible d'intéresser non seulement les férus d'Antiquité classique, mais aussi les philosophes, les sociologues et tous ceux qui cherchent à comprendre la façon dont les hommes ont pu percevoir le divin et concevoir la loi. Pour avoir accès aux concepts et à l'imaginaire développés par les Grecs autour de ces notions, l'auteur passe par une étude de la langue et en conclut qu'au début de la période archaïque, les Grecs dissocient soigneusement la loi du domaine religieux et ne lui donnent pas une origine divine. La conjonction entre la loi civique et le sacré reste un phénomène circonscrit dans le temps et il est lié à la naissance et au développement d'un mot : hosios, qui traduit la spécificité d'un monde, où l'organisation de la société humaine est volontairement et idéalement identifiée à l'organisation divine.
Nombre de pages
180
Date de parution
06/10/2009
Poids
238g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841744954
Titre
Le sacré et la loi. Essai sur la notion d'Hosion d'Homère à Aristote
Auteur
Jay-Robert Ghislaine
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
238
Date de parution
20091006
Nombre de pages
180,00 €
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Cet ouvrage présente les actes du colloque u Héros voyageurs et constructions identitaires", organisé à l'Université de Perpignan et au Centre Culturel de Cabestany en novembre 2012, par deux équipes de Recherche de Perpignan (EA 2983 VECT et EA 2984 CRHiSM), soutenues par l'Institut des Méditerranées, et qui a bénéficié du soutien du Labex ARCHIMEDE au titre du programme "Investissement d'Avenir" ANR-11-LABX-0032-01. L'enjeu est de réfléchir sur la notion de héros, transmise par les mythes dans la littérature et l'iconographie antiques, et en particulier sur ses relations avec le voyage, propice à l'affirmation ou à la construction des identités. Le but ne consiste pas à proposer d'emblée une définition du héros mais à convoquer quelques grandes figures mythologiques marquées par le voyage (Ulysse, Héraclès, Jason, Diomède, Hélène, Enée...), afin de mettre en évidence les variations opérées selon les types de voyages accomplis et les spécificités de chaque personnalité. Le "héros voyageur" n'apparaît pas alors comme une catégorie homogène, et pourtant son appropriation par les sociétés, le pouvoir en place ou les créateurs, fait de lui un modèle qui fonctionne et nourrit l'imaginaire, depuis la période archaïque jusqu'à nos jours, comme le démontre la richesse des productions littéraires et visuelles : c'est ce processus qu'analysent les articles rassemblés dans ce volume.
Ce 4è numéro de la collection Images in situ réunit des articles portant sur l'inaperçu et met en valeur la question du point de vue, du détail, du hors-champ, du hors-scène, du lien avec l'invisibilité et du rôle du spectateur-lecteur. L'approche est pluridisciplinaire et s'intéresse à plusieurs types d'images. Quatrième numéro d'une collection qui a pour ambition d'explorer l'image sous toutes ses formes, cet ouvrage se consacre, pour sa part, à l'étude de l'inaperçu, de ce qu'on ne voit pas a priori dans une image et qui pourtant est là, à la disposition de tous, pour peu qu'on se donne la peine de regarder avec attention. S'inscrivant dans la continuité des recherches menées par D. Arasse, ce livre en élargit le champ, puisqu'il confronte des supports aussi variés que la littérature, la peinture, le cinéma, la photographie et la vidéo. Ce dialogue interdisciplinaire portant sur des époques allant de la Grèce antique jusqu'à l'époque contemporaine permet d'interroger les mécanismes et les enjeux mêmes de la perception.
Questions d'optique" : reflet, double vue, trouble et défaut de la vision, perspective biaisée... Qu'il s'agisse de l'oeil nu ou des dispositifs optiques, de ce qui favorise l'accès à la vision (fenêtres, miroirs ou lunettes) ou de ce qui l'entrave (cécité, myopie, embrasure...), ce que l'on voit (ou que l'on ne voit pas) trahit ce qui se dit (ou ne se dit pas) du monde et du sujet qui le regarde. Si la vue est réputée pour être le plus fiable des sens, est-il pour autant bien raisonnable de juger par elle de la solidité du réel ? Entre vision et fiction, le réel joue avec son reflet, le visuel avec l'invisible, le sujet avec ses illusions. C'est la littérature que l'on passe finalement à la loupe, en s'interrogeant sur son acuité ou sur la faiblesse de sa perception, dont dépendent en fin de compte son pouvoir d'interprétation et ses chances de vérité.
Cet ouvrage se propose de réfléchir sur les frontières de l'image entendues dans un sens concret (question de cadre, cadrage, effacement apparent des limites avec la dématérialisation des images) et dans son sens métaphorique (rapport texte-image, frontières éthiques et culturelles). Les images envisagées sont celles des photojournalistes, puisque ces Actes sont issus d'un colloque organisé pendant le festival de Visa pour l'image et en lien avec le Centre international de Photojournalisme, mais pas seulement. Mettant en avant une recherche pluridisciplinaire, ces études vont de l'Antiquité à nos jours. Par cette confrontation entre différents types d'images et différentes époques, cet ouvrage donne au lecteur les outils pour décrypter une image et comprendre son impact dans notre société où, sous des formes variées, elle tient de plus en plus de place.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.