Trois éloges à contre courant. Eloges de l'Elitisme, de la Social-démocratie et du Silence
Javeau Claude
L'HARMATTAN
17,50 €
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EAN :9782296138636
Sont réunis dans ce volume trois "Eloges", dont les deux premiers ont été publiés à Bruxelles en 2002 et 2003. Le premier vise à réhabiliter l'élitisme, cible privilégiée du politiquement correct. Pour l'auteur, les élitistes doivent être considérés comme une "communauté", dans l'acception actuelle du terme, avec ses particularités propres, comme derniers témoins d'un rapport au monde frappé de forclusion. Le deuxième défend et illustre la social-démocratie, voie originale, quoi qu'on en dise, entre l'ultralibéralisme débridé d'aujourd'hui et les illusions de diverses positions gauchistes, grosses de dérives totalitaires. Le troisième est inédit; il célèbre le silence, ce bien commun devenu de plus en plus rare, car de plus en plus menacé par les diverses espèces de boucans dont s'entourent nos contemporains.
Nombre de pages
167
Date de parution
09/02/2011
Poids
170g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296138636
Titre
Trois éloges à contre courant. Eloges de l'Elitisme, de la Social-démocratie et du Silence
Auteur
Javeau Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
170
Date de parution
20110209
Nombre de pages
167,00 €
Disponibilité
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Les hommes se livrent à un bricolage toujours recommencé pour produire et reproduire ce que l'on a coutume d'appeler la société. Pour ce faire, ils utilisent les ressources que leur apporte cette même société, au gré des circonstances et de leurs intentions. Celles-ci ne sont pas nécessairement marquées du sceau de la rationalité. Les passions entraînent les hommes davantage que la raison. Les myriades d'interactions, relevant autant du pathos que du logos, qui engendrent l'ordre du social (qui n'est en réalité qu'un désordre) se déroulent dans le temps. La structuration désigne avant tout un ensemble de phénomènes temporels, que les individus ne contrôlent qu'imparfaitement, en dépit de leurs efforts pour institutionnaliser et ritualiser leurs relations dans les diverses sphères du monde vécu. Les hommes, pour reprendre la célèbre formule de Marx, font l'histoire, mais ne savent quelle histoire ils font. Constatant les irrationalités et les passions constitutives du social, est-il possible d'en produire un discours scientifique, appelé communément sociologie ? C'est la question à laquelle il est tenté de répondre à l'issue de cette exploration des multiples facettes du bricolage humain.
Vilipendé par les uns, célébré par les autres, l'individualisme, censé caractériser notre mode de vie dans la société dite postmoderne, ne serait-il qu'un leurre ? Telle est bien la thèse que défend ici Claude Javeau dans un livre profondément original. L'individu prétendument autonome ne serait que le jouet du règne de la marchandise. Si individu il y a, il fait partie d'une masse qui l'incite à se comporter comme un mouton de Panurge. L'auteur passe en revue de nombreux domaines où cette contrainte apparaît, la sexualité, l'économie, les médias, l'infantilisation généralisée qu'il appelle le culte du gnangnan. Ces paradoxes naissent du rapprochement entre les prétentions à l'autonomie individuelle et les injonctions de la société de consommation de masse qui rabotent les différences quand elle ne peut les homogénéiser, voire les commercialiser. Un grand livre sur le monde d'aujourd'hui, où se rencontrent de manière inattendue la sociologie et la philosophie.Claude Javeau, professeur émérite de sociologie de l'Université libre de Bruxelles a enseigné dans de nombreuses universités françaises et de divers pays: il a notamment publié, aux PUF : Le Bricolage du social (2001) et Sociologie de la vie quotidienne (2003).
Il ne s'agit pas de proposer dans ce « Que sais-je? » un « traité » de sociologie de la vie quotidienne, mais avant tout une exploration micro-sociologique de nos manières de faire et de nous les représenter. L'auteur fournit un cadre d'analyse théorique dans lequel tout lecteur peut insérer son propre parcours quotidien. Le niveau micro n'est privilégié qu'à des fins didactiques, car il ne faut pas oublier le temps et sa longue durée qui induit une adaptation permanente de la vie quotidienne. C'est Henri Lefebvre qui le premier théorisa la vie quotidienne comme un objet, dans une perspective accordant une place centrale au concept d'aliénation traduit par « enlisement » et « quotidienneté ». La vie quotidienne analysée ici est celle du monde occidental.
Cet ouvrage est destiné à la fois aux étudiants du premier cycle de l'enseignement supérieur et aux amateurs éclairés qui souhaitent se familiariser avec une discipline scientifique qui joue un rôle de premier plan dans la "vision du monde" contemporaine. Il se présente sous la forme d'un manuel et entend explorer de manière méthodique les fondements épistémologiques et méthodologiques de la sociologie, les principales techniques utilisées par les sociologues, ainsi que quelques thématiques de base, telles que les systèmes sociaux, les rapports sociaux, les relations interindividuelles et les modes de régulation du social. Si l'auteur ne cache pas le parti qu'il prend pour une sociologie de type interactionniste et compréhensive, dans la lignée de Weber, Simmel et Schütz, il s'efforce cependant de proposer une vision pluraliste de sa discipline, dans la perspective d'une initiation aux enjeux et débats actuels que suscite la vie en commun. Cette nouvelle édition d'un ouvrage largement diffusé dans les pays de langue française a fait l'objet, au-delà d'aménagements plus ou moins circonstanciels, d'une refonte en profondeur.