Diogène : Une anthologie de la vie intellectuelle au XXe siècle
Jaspers Karl ; Gabrieli Francesco ; Caillois Roger
PUF
18,50 €
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EAN :9782130548492
Une anthologie de la vie intellectuelle au XXe siècle. Cette Anthologie est une sélection de textes parus dans des numéros thématiques ou non, témoignant de l'esprit général qui anime la revue depuis sa création, à savoir la connaissance synthétique et universelle de l'homme. Du premier numéro ont été retenus : Liberté et autorité de Karl Jaspers et Les leçons de l'Histoire de Gilbert Murray. Des derniers numéros ont été extraits : Grandeur universaliste, profondeur romantique, ruse pragmatique de Richard Rorty, et Des logiques du délire, élargir notre connaissance du monde de Remo Bodei. On y trouve également des textes de Roger Caillois, Georges Dumézil, Claude Lévi-Strauss, Roman Jakobson, Michel Foucault, Jean Starobinski, Paul Ricoeur, Imre Toth... Ainsi cette sélection d'articles de la revue Diogène, sur une cinquantaine d'années, reflète les courants de pensée et les préoccupations intellectuelles des animateurs de la revue dont l'objet principal est l'homme : Le pari est de montrer que l'humanisme et la rigueur scientifique sont conciliables et même indissociables. Le revue Diogène a été fondée en 1952 par Roger Caillois. Il proposa au Conseil international de la philosophie et des sciences humaines -dont la mission était de fédérer les organisations internationales représentatives en sciences humaines -la création d'une revue. Cette publication, indépendante et transdisciplinaire, devait favoriser une information scientifique et développer une approche globale des problèmes de l'homme en s'ouvrant à toutes les cultures, avec l'aide de l'Unesco.
Nombre de pages
438
Date de parution
02/03/2005
Poids
390g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782130548492
Titre
Diogène : Une anthologie de la vie intellectuelle au XXe siècle
Auteur
Jaspers Karl ; Gabrieli Francesco ; Caillois Roger
Editeur
PUF
Largeur
125
Poids
390
Date de parution
20050302
Nombre de pages
438,00 €
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Le philosophe doit-il "descendre dans la rue" , doit-il se préoccuper des problèmes politiques de l'heure ? "Oui, répond Karl Jaspers, sans doute ; de tous temps il y a eu de grands exemples : Kant en est un, et Hegel, et Nietzsche. Dès les temps anciens, ceux qui ont visé le Tout se sont mêlés de politique". Ainsi s'ouvre ce dialogue avec Thilo Koch, cette interview télévisée qui fit tant de bruit en Allemagne et se trouve à l'origine de cet écrit sur la liberté et la réunification. Sans vouloir se comparer à ses devanciers, Jaspers dit simplement que dès sa jeunesse, la philosophie l'attirait. Il n'imaginait pas, cependant, qu'on pût en faire un "métier" , ni davantage une distraction de dilettante. Ce qui lui paraissait essentiel, c'était d'abord la vie, l'expérience, et ensuite la fréquentation des grands esprits afin d'y trouver une orientation. Ainsi a-t-il consacré une part importante de son oeuvre à scruter l'actualité de façon à y découvrir les dangers et les chances qui s'offraient à notre civilisation. La bombe atomique et Liberté et réunification témoignent de cette vigilance. Selon lui, la réunification des deux parties de l'Allemagne séparées par la dernière guerre n'a d'importance que relative. L'essentiel, c'est la liberté, c'est que l'Allemagne de l'Est dispose d'elle-même, que l'idée de liberté guide les démocraties, c'est le refus de tout totalitarisme, c'est, dans l'immédiat, l'éducation politique du peuple, l'organisation d'une Europe solidaire, c'est l'abandon d'un concept fatal : celui d'Etat national. Dans ce court volume, chaque chapitre apporte des idées, des suggestions, des mises en garde et un appel pressant à tous les hommes, afin qu'ils prennent à nouveau conscience de leur situation et de leurs responsabilités. L'histoire de l'Allemagne, la catastrophe où la précipita le nazisme, le relèvement de la République Fédérale grâce aux Alliés, le rôle d'Adenauer, maints épisodes de ces dernières années, donnent lieu à des points de vue riches d'intérêt.
Celui qui est resté passif sait qu'il s'est rendu moralement coupable chaque fois qu'il a manqué à l'appel, faute d'avoir saisi n'importe quelle occasion d'agir pour protéger ceux qui se trouvaient menacés, pour diminuer l'injustice, pour résister. Même lorsqu'on se soumettait par impuissance, il restait toujours du jeu permettant une activité, certes non exempte de danger, mais que la prudence pouvait pourtant rendre efficace. On se reconnaîtra, en tant qu'individu, moralement coupable d'avoir par crainte laisser échapper de telles chances d'agir. L'aveuglement devant le malheur des autres, cette absence d'imagination du c?ur, et l'indifférence intérieure au malheur même qui frappe la vue, tout cela constitue une culpabilité morale. "
Jaspers incarne, en Allemagne, l'existentialisme chrétien. Partant de la constatation primordiale de l'existence, le philosophe, échappant au réalisme matérialiste, doit rechercher les conditions du salut de l'homme, c'est-à-dire l'accomplissement de sa liberté. Cet accomplissement, Jaspers le situe en Dieu. Récusant donc la primauté de la science sur la métaphysique et la foi, Jaspers montre comment ont peut, depuis Platon, déduire et construire un humanisme philosophique de la liberté.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.