Jaret Emeline ; Lebovici Elisabeth ; Soutif Daniel
PU RENNES
30,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782753596665
A` la fin des anne ? es 1970, Philippe Thomas choisit d'investir le champ de l'art pour interroger le statut de l'auteur et la valeur discursive de l'oeuvre, a` travers l'expe ? rimentation d'une fiction du faire. Jusqu'en 1995, il produit une oeuvre pluridisciplinaire qui circule entre le voir et le lire, la fiction et le re ? el, pour mettre a` l'e ? preuve sa propre auctorialite ? . L'ensemble de sa de ? marche organise la disparition de son nom en tant qu'auteur de ses productions, remplace ? par la signature de ses collectionneurs et collectionneuses. Cache ? par ses personnages, Philippe Thomas est l'un des artistes du XXe sie`cle qui aura expe ? rimente ? le plus radicalement cette "re ? vision du droit au registre des auteurs" , selon sa propre expression. Cet ouvrage constitue la premie`re monographie exhaustive de ce projet artistique e ? labore ? entre 1977 et 1995. Il s'appuie sur une analyse de ? taille ? e de l'oeuvre et de ses marges, sur une e ? tude des archives et de la bibliothe`que de l'artiste, sur une se ? rie d'entretiens des te ? moins de l'oeuvre. A` partir d'une observation fine du contexte de chacun des e ? ve ? nements qui fondent cette fiction du faire, cet ouvrage propose une histoire de Philippe Thomas, au sein des multiples re ? seaux qu'il traverse et afin de reconstituer le parcours de cet artiste essentiel.
Nombre de pages
426
Date de parution
26/09/2024
Poids
1 094g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753596665
Titre
Philippe Thomas. Histoire(s) d'un auteur caché
Auteur
Jaret Emeline ; Lebovici Elisabeth ; Soutif Daniel
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
1094
Date de parution
20240926
Nombre de pages
426,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quelles sont les relations des artistes, mais aussi des institutions, à la question du travail ?La question du travail a longtemps été ignorée, s'agissant de la création artistique. Les artistes n'agissent-ils pas librement et selon leur bon plaisir ? Comment et pourquoi assimiler leur activité au travail et aux connotations d'assujettissement que cette notion implique ? Ce numéro choisit de mettre en avant la relation parfois compliquée qui lie les artistes et les institutions à la question du travail, par son impact sur la création. Au regard de l'histoire de l'art, comme des revendications actuelles, il s'agit d'interroger les potentielles discordances ou concordances de ce rapport entre art et travail, ainsi que les manières dont il se traduit dans les pratiques artistiques contemporaines.
Les termes "concept" et "conceptuel" ont souvent été utilisés pour désigner des pratiques relatives à un groupe restreint d'artistes évoluant à New York à la fin des années 1960 . Ces termes ont simultanément été l'objet de multiples malentendus dans le domaine des arts visuels, depuis l'avènement de ce groupe d'artistes ; ne serait-ce que parce que leur pratique a rapidement été réduite au primat de l'idée sur la forme. Marges revient donc sur une thématique importante de l'art depuis l'avènement de l'art conceptuel dans les années 1960 : que fait le concept à l'oeuvre ...
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.