Tu fais quoi ? J'écris des poèmes. Le principe c'est que tu me donnes un thème, ce que tu veux, et après j'écris dessus. Faut que tu me laisses un quart d'heure à peu près, et après c'est prix libre c'està-dire que tu me donnes ce que tu veux. Ok... tu peux écrire une lettre aussi ? Je veux dire un beau texte pour quelqu'un ? Oui je peux, oui. C'est combien le poème ? C'est prix libre. Je suis désolé, j'ai presque pas d'argent... trois euros ça ira ? Ce dialogue, Antoine Janot l'a eu avec un "client" . Pour gagner quelques centimes ou quelques euros, il allait à Paris sur le parvis de Beaubourg avec une pancarte "Poèmes-sur-mesure" . Les passants venaient avec une idée, un thème, un cahier des charges émotionnel, d'autres encore disaient seulement une phrase, ou un mot, et attendaient. Ce recueil compte plusieurs textes issus de cette poésie de rue. Certains ont été retravaillés, d'autres sont tels quels. Parmi les autres poèmes se faufilent des extraits de vie, des moments couchés sur papier, insolites, cocasses ou émouvants, comme un carnet de voyage que l'auteur veut nous partager.
Nombre de pages
74
Date de parution
01/12/2021
Poids
100g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343242286
Titre
Poésie à la rue
Auteur
Janot Antoine
Editeur
IMPLIQUES
Largeur
135
Poids
100
Date de parution
20211201
Nombre de pages
74,00 €
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Des histoires, des vraies, des fausses, des blocs de mots qui se tiennent par l'espace, de la ponctuation qui hésite parce qu'on ne sait jamais, on peut se tromper, on peut se laisser aller. Des points, il en faut beaucoup pour faire une histoire. Si vous retiriez tous les mots et que vous n'en laissiez que les points et les espaces, vous auriez le rythme de l'histoire. Une belle partition en pointillé, celle d'une boîte à musique dont on tourne la manivelle à la force de ses neurones. Des points, il y en a partout dans les livres, alors qu'il n'y en a nulle part dans la vie. Tout s'enchaîne sans jamais s'arrêter, tu mâches puis tu rêves puis tu cours puis tu marches puis tu mâches encore puis en fait tout est virgule puis tu meurs puis l'humilité ambiante t'impose de mettre un point d'interrogation et rien de plus. Voir la vie en points, c'est nous faire croire qu'elle n'est qu'un tas d'événements. C'est ce que l'auteur essaye aussi de nous faire croire avec ce petit tas d'histoires que nous avons entre les mains, mais ne soyons pas dupes, le point n'existe pas.
A trop vouloir imiter le réel, le cinéma a perdu ses oreilles. Et le son n'apporte rien de plus qu'un écho fade aux bruits évoqués par l'image. Qu'est-ce qu'une grande bande sonore ? " Celle qui révèle au spectateur quelque chose qui se cache dans l'image et parfois même quelque chose qui ne se trouve pas dans l'image " selon Maurice Blackburn. Le cinéma doit libérer l'image de son évidence sonore et donner au film une véritable voix.
Un enfant sur un pont qui fuit son village, un homme frappé par une séparation, un mari qui organise l'anniversaire-surprise de son épouse. Un enfant, un homme et un mari dans une salle d'attente.
Troquant ses pinceaux pour un stylo, Antoine Janot nous dépeint une tranche d'histoire un espace-temps qui nous est désormais péniblement familière. Son ouvrage pourrait s'intituler Les Caractères du Covid, à l'instar des Caractères de La Bruyère. Il met en scène des gens que certains qualifieraient d'ordinaires mais qui, à y regarder de plus près, ne le sont d'aucune sorte. Dans un contexte anxiogène bien entretenu, ces personnes nous livrent leur humanité dignement, simplement, parfois tragiquement, parfois avec humour. L'espace-temps dans lequel ils vivent est celui de la Covid 19, les Années Covid en quelque sorte dont il ne semble pas que nous soyons sortis encore, bien qu'elles ne fassent plus vraiment recette dans les médias. Il faut dire que les Années Covid ont affaire à forte concurrence en cette année 2022 médiatiquement parlant. Durant l'espace-temps Années Covid, l'espace parut se résumer au confinement et à la distanciation sociale (physique ? ). De son côté le temps qui est une donnée toute relative se transforma en période de mobilisation, normal... nous étions en guerre, comme papa ou grand papa Les personnes présentées dans ce livre ne sont ni des personnages de film ni des personnages de pièce de théâtre. Ces gens, mis en scène parfois dans les médias, c'est nous. L'espace-temps dans lequel ils vivent est notre univers. Nous pouvons donc facilement nous reconnaître en eux. Nous pouvons aussi regretter que ces Années Covid ne furent pas un simple spectacle car en ce qui nous concernet la réalité a dépassé la fiction.
Ce deuxième tome tente de rappeler les principes fondamentaux du "savoir de l'Occident" , en ce qui concerne principalement le politique, l'économique, et la gestion de l'Etat moderne. Ce rappel apparaît indispensable à l'heure actuelle, afin de mieux assimiler ce savoir, de l'intégrer aux valeurs africaines pour le mettre au service du peuple.
Ce troisième tome, enfin, est l'aboutissement de cette "parole" d'espoir, et un appel à la mobilisation pour l'action. Penser l'aventure à la lumière de cette histoire, tel est l'objectif que cet écrit souhaite proposer aux élites africaines. Témoin et acteur de son temps, l'auteur a voulu transmettre et laisser une trace aux générations futures. A cet effet, le livre est truffé d'anecdotes et de détails qui aideront à une meilleure compréhension de l'Afrique et de ce Gabon que l'auteur aime de tout son coeur.
« Vous allez au Japon ? Quelle chance vous avez ! », me disent, en ch?ur, beaucoup de mes amis du Caire. « Alors, vous allez voir », m'affirment ceux qui connaissent ou font un peu semblant. Et s'en suit une longue liste, baroque autant qu'étrange, digne d'un inventaire « à la Jacques Prévert », de ce que le Japon évoque surtout pour eux. Bien sûr, les sushis et le « Fujiyama », les cerisiers en fleurs et les kakemonos : l'empereur Hiro Hito et Madame Butterfly ; le sumo et Madame Chrysanthème ...
Parole intérieure est un kaléidoscope d'émotions, de traditions, de visages, de paraboles, que l'auteur nous dévoile de son parcours enraciné, intime, et poétique bien sûr, dans un univers kabyle riche et complexe. "Double portrait, double récit pour comprendre comment, entre joies et plaisirs, rires et ambiances, la fête à Ifigha n'est pas qu'insouciance et distraction. Elle est la réponse d'un peuple aux questions que lui pose son histoire". (L'emblème pluriel)