De 1884 à nos jours, les conceptions avancées par William James sur L'émotion font débat. Georges Dumas proposait qu'on en laisse la discussion aux physiologistes. On a trop oublié, en effet, qu'avant d'être professeur de psychologie puis de philosophie, James soutint sa thèse de médecine à Harvard et y enseigna la Physiologie de 1872 à 1880. Aussi sa théorie selon laquelle l'émotion ne serait "rien autre que la sensation des effets corporels réflexes de ce que nous appelons son"objet"" (ce dont il déduira qu'en voyant son enfant mort on était triste "parce qu'on pleurait", et non qu'on pleurait parce qu'on était envahi par une immense affliction) est celle d'un médecin cherchant à "donner corps" aux vécus psychiques, et d'un physiologiste qui avait déjà réduit le "sentiment de l'effort" aux seules sensations de la contraction musculaire effectuée. Un vaste mouvement de recherches neuropsychologiques, inauguré par Sir Charles Sherrington, a opposé aux conceptions jamesiennes le rôle de nombreuses formations encéphaliques interconnectées à l'origine des vécus et des expressions émotionnels. Cependant, James garde des partisans chez les psychophysiologistes actuels, et certains faits semblent toujours plaider en sa faveur. Voilà qui justifie que l'on réédite, dans sa lettre, ce que James a écrit, tant sur an plan doctrinal que dans ses réponses aux objections de W. Wundt, W.-L. Worcester, et autres contemporains.
Nombre de pages
168
Date de parution
15/06/2006
Poids
242g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296008939
Titre
La théorie de l'émotion
ISBN
2296008933
Auteur
James William ; Chazaud Jacques ; Dumas Georges
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
242
Date de parution
20060615
Nombre de pages
168,00 €
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Comment parler du pragmatisme après William James ? Et que pour- rions-nous en dire qui ne se trouve déjà dit, et bien mieux dit, dans le livre saisissant et charmant dont nous avons ici la traduction fidèle ? Nous nous garderions de prendre la parole, si la pensée de James n'était le plus souvent diminuée, ou altérée, ou faussée, par les interprétations qu'on en donne : bien des idées circulent, qui risquent de s'interposer entre le lecteur et le livre, et de répandre une obscurité artificielle sur une oeuvre qui est la clarté même."
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