Fruit d'années de recherches, l'ouvrage en deux volumes d'Ariane James-Sarazin, archiviste, conservateur en chef du patrimoine et directrice des musées d'Angers, s'impose comme une étape décisive dans l'histoire de l'art moderne. Pour la première fois, l'auteur propose le catalogue exhaustif des oeuvres du grand peintre français Hyacinthe Rigaud (Perpignan, 1659-Paris, 1743) : plus d'un millier de numéros organisés chronologiquement, tous rigoureusement étudiés, dévoilent bien des aspects méconnus du portraitiste des élites européennes, à travers peintures, dessins, répliques, copies et gravures. Les amateurs d'art exigeants et passionnés y trouveront l?étude la plus complète jamais publiée sur le peintre et son oeuvre, et une analyse inédite de la peinture, de la société au tournant du Grand Siècle et du siècle des Lumières. Le catalogue est précédé d'une biographie complète du peintre, établie avec une méthodologie rigoureuse, déjà saluée par les spécialistes pour les précédents travaux d'Ariane James-Sarazin sur l'artiste, ainsi que d'une étude fouillée sur la clientèle, le processus de création, l'oeuvre et son évolution. De nombreuses annexes complètent cette somme d?érudition : iconographie du peintre, chronologie raisonnée, généalogies, dictionnaire inédit des élèves et collaborateurs, aperçu de la fortune critique, table de concordance avec l?édition des livres de comptes de Joseph Roman en 1919, sources commentées, bibliographie, pièces justificatives et plusieurs index. Marqueur de l?évolution de la mode et des textiles, révélateur des intrigues de Cour, objet du paraître social, symbole de l'image royale, le portrait, miroir des enjeux d'une époque, offre une mine d'informations aux disciplines connexes de l'histoire de l'art.
Nombre de pages
1080
Date de parution
08/11/2016
Poids
8 564g
Largeur
242mm
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EAN
9782878441734
Titre
Hyacinthe Rigaud (1659-1743). 2 volumes : Tome 1, L'homme et son art %3B Tome 2, Catalogue raisonné
La figure du peintre Hyacinthe Rigaud, né en 1656 à Perpignan, a été presque éclipsée par son chef-d'oeuvre, le fameux Portrait de Louis XIV en costume royal peint en 1701 et reproduit dans tous les livres d'histoire. Derrière cette oeuvre se dissimule un artiste aussi brillant que prolifique, auteur d'environ 1 500 tableaux dont 150 seront présentés lors d'une grande rétrospective au château de Versailles. Accompagnant cette manifestation, le catalogue permet de découvrir un Rigaud inattendu, portraitiste fasciné par la peinture religieuse, peintre subjugué par la sculpture, aussi doué pour les effigies grandioses que pour les représentations intimistes. Son oeuvre, peinte sur plus d'un demi-siècle, invite à redécouvrir la société de cour sous Louis XIV, la Régence et Louis XV ainsi qu'à reconsidérer l'importance accordée au genre du portrait. Elle fait de Hyacinthe Rigaud, avec son ami et confrère Nicolas de Largillierre, le plus éblouissant des ambassadeurs de son temps.
Du 16 février au 5 juillet 2026, le musée des Arts décoratifs nous invite à plonger au coeur de l'intimité d'une demeure aristocratique du XVIIIe siècle, grâce à une exposition immersive intitulée " Une journée à Paris au XVIIIe siècle " (titre non définitif). Riche de plus de 500 pièces originales issues principalement des collections du musée dans toute leur diversité – boiseries, mobilier, céramique, orfèvrerie, peinture, sculpture, arts graphiques, textiles et mode, jouets, bijoux, verres, papiers peints, etc. –, elle se propose de redonner vie à un univers fait de raffinement et de commodité. Les occupations quotidiennes des habitants de la demeure, maîtres, domestiques et animaux familiers, sont appréhendées sur la durée d'une journée, du lever au coucher, chaque pièce de l'hôtel particulier étant associée à un moment précis. Le catalogue de l'exposition en reprend le parcours. Après un essai plantant le décor de cette journée particulière se succèdent 180 notices scientifiques nourries, chaque partie de l'exposition étant introduite par un extrait d'une oeuvre littéraire du XVIIIe siècle. De la toilette du matin aux jeux du soir en élégante compagnie, en passant par la magnificence d'un dîner à la française, les doux accords d'un concert de musique au salon ou les plaisirs de la conversation au gré d'une promenade dans le jardin, l'ouvrage devient le guide d'un voyage dans le temps. Une iconographie composée de 250 illustrations accompagne ces notices.
Curieux du vaste monde autant qu'amoureux de l'Anjou, quelques grands collectionneurs angevins du XIXe siècle ont, par leur audace et leur goût, façonné les collections des musées d'Angers. L'exposition dont cette publication constitue le catalogue leur rend hommage et jette un éclairage précieux sur leur représentation du monde. Les voyages de ces hommes vers l'Italie, la Grèce, l'Egypte ou les antipodes traduisent une fascination , pour l'Ailleurs très caractéristique de leur siècle que cet ailleurs soit géographique ou temporel, scientifique ou fantasmé. Artistes, antiquaires ou archéologues, ils ont aimé et rassemblé des objets d'une beauté et d'une unicité qui forment ici une extraordinaire invitation au voyage.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Jean-Baptiste Greuze à Tournus ... quoi de plus naturel ! A l'occasion du trois-centième anniversaire de la naissance de l'artiste en 1725, la célèbre cité bourguignonne où il vit le jour s'associe au musée du Louvre pour lui rendre un hommage mérité. Sélectionnées parmi la riche collection du Cabinet des dessins, trente feuilles du maître témoignent à la fois de son processus créatif et de sa volonté de faire de certains de ses dessins les plus aboutis des oeuvres à part entière destinées à une clientèle d'amateurs et de collectionneurs. Tous les thèmes de prédilection du maître sont ici illustrés, scènes de genre, sujets à connotation moralisatrice, têtes d'expression, portraits. Avec évidence ils soulignent combien Denis Diderot avait eu raison en considérant que Jean-Baptiste Greuze s'était imposé à son siècle en "âme délicate et sensible" .
Les peintures réalisées dans le Saint Empire romain germanique de la fin du Moyen Âge à la Renaissance se rencontrent partout dans les collections françaises, formant un ensemble de plus de 500 oeuvres.Cet ouvrage en présente une sélection et suit un itinéraire à la fois pictural, chronologique et muséographique. Les spécialistes réunis dans ce livre proposent de nouvelles attributions ou restituent une identité à des artistes restés anonymes, tout en offrant au lecteur l'occasion d'un parcours commençant par Maître Bertram et s'achevant avec Albrecht Dürer, en passant par Martin Schongauer ou Hans Holbein. Plus qu'un catalogue d'exposition, ce volume constitue un outil de référence sur la peinture germanique des années de 1370 à 1550.Il invite au voyage à la lisière de l'Allemagne, puisque ces oeuvres sont présentées conjointement au musée des Beaux- Arts et d'Archéologie de Besançon, au musée Unterlinden de Colmar et au musée des Beaux-Arts de Dijon.Table des matières : HISTOIRE DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCELE MUSÉE DISPERSÉ.AU SUJET DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCE ET DE LA FORTUNE CRITIQUE DE CET ARTIsabelle Dubois-Brinkmann et François-René MartinLES COLLECTIONS GRANVELLE ET GIGOUX À BESANÇONYohann Rimaud et Amandine RoyerAUTOUR DE DÜRER, CRANACH ET HOLBEIN : LES COLLECTIONS DU MUSÉE DU LOUVREBaptiste RoellyÀ L'OMBRE DU RETABLE D'ISSENHEIM : LES PEINTURES ANCIENNES AU MUSÉE UNTERLINDEN PANTXIKA DE PAEPEUN ENSEMBLE REMARQUABLE : LA COLLECTION DARD DE DIJONLola FondbertasseANTOINE BRASSEUR, ARTISAN DU FONDS GERMANIQUE DE LILLEDonatienne DujardinENTRE NATIONALISME ET RÉGIONALISME : LES POLITIQUES D'ACQUISITION STRASBOURGEOISESCécile DupeuxLE SAINT EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE : UN CADRE GÉOPOLITIQUE COMPLEXE ET MOUVANTIsabelle Dubois-BrinkmannCATALOGUEDu gothique international aux écoles locales (1370- 1450)Le gothique tardif : diversité des langages, uniformité des fonctions (1450-1500)La Renaissance : des artistes au style singulier (1500- 1550)La fortune des peintures et des gravures allemandes entre 1550 et 1800Que dire de Martin Schongauer et d'Albrecht Dürer ...Leurs estampes et les peintres (1470-1800)BibliographieIndex des artistes