Les peintures réalisées dans le Saint Empire romain germanique de la fin du Moyen Âge à la Renaissance se rencontrent partout dans les collections françaises, formant un ensemble de plus de 500 oeuvres.Cet ouvrage en présente une sélection et suit un itinéraire à la fois pictural, chronologique et muséographique. Les spécialistes réunis dans ce livre proposent de nouvelles attributions ou restituent une identité à des artistes restés anonymes, tout en offrant au lecteur l'occasion d'un parcours commençant par Maître Bertram et s'achevant avec Albrecht Dürer, en passant par Martin Schongauer ou Hans Holbein. Plus qu'un catalogue d'exposition, ce volume constitue un outil de référence sur la peinture germanique des années de 1370 à 1550.Il invite au voyage à la lisière de l'Allemagne, puisque ces oeuvres sont présentées conjointement au musée des Beaux- Arts et d'Archéologie de Besançon, au musée Unterlinden de Colmar et au musée des Beaux-Arts de Dijon.Table des matières : HISTOIRE DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCELE MUSÉE DISPERSÉ.AU SUJET DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCE ET DE LA FORTUNE CRITIQUE DE CET ARTIsabelle Dubois-Brinkmann et François-René MartinLES COLLECTIONS GRANVELLE ET GIGOUX À BESANÇONYohann Rimaud et Amandine RoyerAUTOUR DE DÜRER, CRANACH ET HOLBEIN : LES COLLECTIONS DU MUSÉE DU LOUVREBaptiste RoellyÀ L'OMBRE DU RETABLE D'ISSENHEIM : LES PEINTURES ANCIENNES AU MUSÉE UNTERLINDEN PANTXIKA DE PAEPEUN ENSEMBLE REMARQUABLE : LA COLLECTION DARD DE DIJONLola FondbertasseANTOINE BRASSEUR, ARTISAN DU FONDS GERMANIQUE DE LILLEDonatienne DujardinENTRE NATIONALISME ET RÉGIONALISME : LES POLITIQUES D'ACQUISITION STRASBOURGEOISESCécile DupeuxLE SAINT EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE : UN CADRE GÉOPOLITIQUE COMPLEXE ET MOUVANTIsabelle Dubois-BrinkmannCATALOGUEDu gothique international aux écoles locales (1370- 1450)Le gothique tardif : diversité des langages, uniformité des fonctions (1450-1500)La Renaissance : des artistes au style singulier (1500- 1550)La fortune des peintures et des gravures allemandes entre 1550 et 1800Que dire de Martin Schongauer et d'Albrecht Dürer ...Leurs estampes et les peintres (1470-1800)BibliographieIndex des artistes
Nombre de pages
416
Date de parution
17/05/2024
Poids
2 430g
Largeur
236mm
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EAN
9782878443486
Titre
Peintures germaniques des collections françaises (1370-1550)
Le roman policier est à peu près le seul genre qu'ait inventé la littérature moderne. Mais il y a plus étonnant : ce même roman, réputé ludique, réputé trivial, est l'expression de la modernité même, dont il accompagne la naissance et le développement. Elle fait de lui, aujourd'hui, une forme universelle, transmédiatique, interchangeable. Le policier comme grande forme moderne est ici décrit et interrogé en référence à sa tradition française. Il l'est à travers une histoire, c'est-à-dire le moment d'une émergence ; il l'est à travers des structures et des odes spécifiques de fonctionnement ; il l'est en trois expériences de création (Leroux, Siménon et Japrisot), qui voient cette forme accéder à un sens politique. Curieusement, ce sens s'accompagne d'une figuration mythique où se reformule sans trêve l'expérience oedipienne. Bref, si, pour notre plaisir, le polar reste le polar, le lire distraitement n'est plus possible désormais.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Jean-Baptiste Greuze à Tournus ... quoi de plus naturel ! A l'occasion du trois-centième anniversaire de la naissance de l'artiste en 1725, la célèbre cité bourguignonne où il vit le jour s'associe au musée du Louvre pour lui rendre un hommage mérité. Sélectionnées parmi la riche collection du Cabinet des dessins, trente feuilles du maître témoignent à la fois de son processus créatif et de sa volonté de faire de certains de ses dessins les plus aboutis des oeuvres à part entière destinées à une clientèle d'amateurs et de collectionneurs. Tous les thèmes de prédilection du maître sont ici illustrés, scènes de genre, sujets à connotation moralisatrice, têtes d'expression, portraits. Avec évidence ils soulignent combien Denis Diderot avait eu raison en considérant que Jean-Baptiste Greuze s'était imposé à son siècle en "âme délicate et sensible" .