LA PAROLE EMPECHEE DANS LA LITTERATURE ARTHURIENNE.
JAMES-RAOUL DANIELE
CHAMPION
69,00 €
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EAN :9782852036338
Les romans arthuriens s'élaborent à partir de tout un jeu sur la communication, rompue ou défaillante, que le héros aura pour mission de rétablir, de clarifier ou d'améliorer. Le vieux fonds mythologique celtique, la tradition et les divers codes psychologiques et sociaux se conjuguent pour peser tour à tour sur la langue des héros, faisant de la parole empêchée, sous de multiples facettes, un motif central de cette littérature. C'est d'autant plus sensible que l'empêchement de parole — du silence absolu au discours sybillin et voilé en passant par l'impossibilité temporaire du dire — scelle toujours le destin de l'être : c'est un tremplin formidable pour l'accès à la connaissance, pour l'épanouissement de la personnalité, pour la renaissance d'une parole authentique et prometteuse, rappelant le modèle divin. Rien ne vaut d'empêcher la parole pour mieux parler : telle est la paradoxale leçon donnée en définitive par tous ces romans, dans leur cheminement romanesque mais aussi dans leur rhétorique. En effet, les écrivains eux-mêmes semblent sans cesse réprimer leur discours, l'arrêter, le suspendre ; mais c'est le laisser deviner, voire suppléer, par le lecteur, dans une infernale logique de l'ajout. Entre l'énormité de sa production et l'empêchement de parole qui caractérisent la littérature arthurienne, le paradoxe n'est ainsi qu'apparent : c'est parce que la parole mise en scène dans les fictions romanesques est sempiternellement réfrénée que la parole mise en oeuvre dans le livre arthurien est inépuisable.
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Date de parution
03/05/2000
Poids
865g
Largeur
150mm
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EAN
9782852036338
Titre
LA PAROLE EMPECHEE DANS LA LITTERATURE ARTHURIENNE.
ISBN
2852036339
Auteur
JAMES-RAOUL DANIELE
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
865
Date de parution
20000503
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S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune: des repères: un rappel du contexte historique et littéraire; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
La pierre et le bois sont les matières qui composent le paysage de la ville médiévale. Le savoir sur la pierre consiste à s'interroger sur les rudiments d'une science qu'il faut bien appeler la géologie, aussi bien que sur des structures politiques ou religieuses qui ont su inscrire leur réussite dans des réalisations architecturales ou artistiques, dont la pierre locale a fourni la matière. La pierre est toujours mémoire, comme support de l'écriture qui accompagne le défunt. Elle l'est aussi dans des rituels qui accompagnent le voyage, la procession. Il semble que toutes les grandes religions chargent de sens la pierre. Mémoire de la pensée religieuse, mémoire d'une civilisation antérieure, mémoire d'une légende, le long de toutes les routes, à tous les carrefours, la découverte de la civilisation médiévale et de son passé passe par une réflexion sur la pierre.
Une étude culturelle des concepts et des modes de représentation du monstrueux ne saurait faire abstraction des rapports étroits que celui-ci, en tant qu'altérité, entretient avec ce qui fonde l'identité : l'humain. L'interdépendance et la complémentarité de ces deux notions (aussi bien, des idées et des images qu'elles engendrent) ouvrent une perspective sur plusieurs domaines culturels : celui de l'épistèmé et des ordres discursifs, celui de la différence, mais aussi de l'analogie de phénomènes, en apparence, incompatibles, et celui, enfin, de la fascination esthétique que suscite le monstrueux au moment de son imagination et de sa manifestation, notamment dans la littérature et les arts, de l'Antiquité à l'extrême contemporain. Loin d'être de simples images de l'autre, les représentations du monstrueux nous parlent de l'humain : elles incitent à réfléchir sur ce qui est notre essence, elles éclairent les zones d'ombre qui se cachent en nous ou dans la société et démasquent les discours humanistes bon marché. L'art et la littérature nous tendent le monstrueux comme un miroir déformant : c'est, non pas en fuyant, mais en soutenant le regard de Méduse que nous apprenons, dans la fascination et dans l'épouvante, à mieux nous connaître.
De l'autre côté du miroir : dans l'eau, sous l'eau ! Pendant longtemps, l'univers aquatique a été source de mystères, de fascination et d'épouvante. L'eau comme élément, sous des formes et dans des usages multiples, est certes une donnée essentielle de la vie et du quotidien de l'homme à travers les âges ; mais c'est surtout considérée en tant que volume, profondeur, qu'elle acquiert sa spécificité de milieu de vie, matriciel et nourricier, recelant richesses merveilleuses et monstrueuses étrangetés, véritable envers du monde terrestre. Pour l'homme médiéval plus encore que pour l'homme moderne, elle a été l'objet de spéculations scientifiques et d'inventions fantasmatiques, dont la littérature religieuse, scientifique, didactique ou plaisante porte la trace, comme le montrent à leur façon toutes les contributions à ce volume. Cet ouvrage, dans la diversité des études proposées, permet de saisir l'homme médiéval partagé entre l'exigence du savoir et la nécessité de penser un monde dans lequel la liberté des formes de la vie est encore illimitée.
Avant-propos, Geneviève Haroche Bouzinac. - Quarante numéros d'épistolaire. Entretiens sur les correspondances. Présentaiton, Brigitte Diaz. LE MONDE SENSIBLE : Anne Chamayou, Regrets sur un vieux fauteuil, le discours du repos dans la correspondance de Diderot. - Marc Buffat, Ville et campagne dans la correspondance de Diderot. - Brigitte Weltman-Aron, Le rapport au temps dans la correspondance de Diderot. - Béatrice Fink, Quoi ? ne plus manger et me taire ?, démonter le comestible dans la correspondance de Diderot. - Nadège LAngbour, L'Histoire des maladies dans la correspondance de Diderot, les enjeux de l'exhibition du corps souffrant. - Hélène Cussac, Les lettres de Diderot à Sophie Volland à l'épreuve de la sympathie. ESTHETIQUE ET POETIQUE : Cécile Alvarez, Seigneur Michel dans les lettres à Falconet. - Berenika Palus, La palette du poète selon Diderot épistolier. - Geneviève Haroche-Bouzinac, Forme et fonction de l'anecdote dans la correspondance de Diderot. - Nermin Vucelj, L'Esthétique dans la correspondance de Diderot. - Marianne Charrier-Vozel, Diderot, lettres de conseil aux comédiennes Riccoboni et Jodin. - Franck Salaün, Les pièces du puzzle, Le Neveu de Rameau dans la correspondance de Diderot. - Odile Richard-Pauchet, Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson, échanges de vue, vers une poétique (du roman) épistolaire. L'EPISTOLARITE POLITIQUE : Lucia Bergamasco, Affectivité amicale, ou conjugale, un ressort pour l'épistolarité politique. - Jean-Marc Serme, ‘I shall withold nothing', la correspondance politique et militaire d'Andrew Jackson et James Monroe, 1814-1819. - Hélène Quanquin, William Lloyd Garrison par ses enfants, une correspondance familiale politique. - Pierre Allorant, Une si belle ordonnance, l'épistolarité politique au sein d'une famille de médecins français, de Bonaparte à Clemenceau. - Walter Badier, La correspondance d'Alexandre Ribot en Amérique (1886-1887), entre impressions de voyage et réflexions politiques. CHRONIQUES : Antony Mc Kenna, Etudier l'épistolaire : le cas de Pierre Bayle. - Agnés Cousson (dir.), Bibliographie - Benoît Melançon, Curiosité. - Marianne Charrier-Vozel, Vie de l'Épistolaire.