Critique de la raison scientifique. Ou une nouvelle manière de penser
Jaffelin Jacques ; Klein Etienne
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782738439727
En 1900, Lord Kevin, dans un discours à l'Association britannique pour l'Avancement des Sciences avait déclaré : "Il n'y a désormais plus rien de nouveau à découvrir en physique". Quelques années plus tard, Max Planck déclarait péremptoirement : "Dans six mois, la physique sera terminée". Actuellement, presque chaque mois paraît un livre qui annonce l'imminence de la découverte et de l'énoncé de la fameuse "théorie finale". Cette "théorie finale" marquerait, selon Steven Weinberg et Stephen Hawkins, la convergence tant attendue de toutes les flèches explicatives successivement décochées par Leucippe, Descartes, Galilée, Newton, Einstein, etc. L'auteur considère que cette tentation d'énoncer des propositions définitives, qui tendent à identifier la pensée avec ce qui n'est pas elle, constitue le cauchemar de notre science. Tel Narcisse, nous avons tendance à tomber dans la fascination de notre propre pensée. Cet ouvrage propose une nouvelle perspective fondée sur un principe d'équivalence éthique paradigme et sur une refonte globale du concept d'information. Comment repenser nos propositions (scientifiques et autres, mais surtout scientifiques, puisqu'elles sont, aujourd'hui, la référence) ? Comment en formuler de nouvelles en évitant ce piège narcotique dans lequel nous avons tendance à tomber ? Comment ne pas se satisfaire de la commodité des étiquettes épistémologiques ? —Comment plaider pour un monde humain, pleinement humain, où personne ne pourrait parler à son semblable pour dire que ce n'est pas lui qui parle mais que c'est, suivant les cas, "l'Univers", "Dieu", les "Lois de la nature" ou encore la "Raison d'Etat", qui parle à travers lui ?
Nombre de pages
200
Date de parution
03/05/2000
Poids
316g
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EAN
9782738439727
Titre
Critique de la raison scientifique. Ou une nouvelle manière de penser
ISBN
2738439721
Auteur
Jaffelin Jacques ; Klein Etienne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
316
Date de parution
20000503
Nombre de pages
200,00 €
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Vers la fin de sa vie, Claude Lévi-Strauss pensait que l'espèce humaine s'était condamnée elle-même par sa propre voracité ; il nous comparait à des vers à farine dans un bocal. Oui ! Nous sommes bien aujourd'hui à un tournant non pas seulement de notre civilisation, niais de l'histoire humaine. Globalement, pour la grande majorité d'entre nous notre monde est devenu insupportable par une minorité prête à tout pour accroître ses gains et son pouvoir. Il est clair que si nous persistons dans cette voie nous ne pourrons plus sortir de ce processus d'autodestruction ou de suicide collectif. Il nous est peut-être encore temps d'envisager une autre manière d'être humain, de faire homme, comme disait Montaigne. Mais pour cela, tout doit être réexaminé, réévalué, rien ne doit rester tabou. C'est l'ensemble des fondements sur lesquels nous avons construit notre monde que nous devons réinterroger et réévaluer. Nous devons pour cela apprendre à trouver une totale liberté de penser, sans préjugés, et en nous appuyant sur ce que nous avons inventé et acquis progressivement de phis précieux : le respect universel des droits humains. En n'oubliant jamais le vieux mot de Terence : "Rien d'humain ne m'est étranger". Nous devrions alors être capables d'apprendre à dépasser les notions de nation, de culture, de religion, de moeurs, de coutumes. Non pour les nier mais pour qu'elles soient, avant tout, le bagage que chacun apporte dans la fondation d'un vivre ensemble humain. C'est ce qu'il nous faudrait dès maintenant envisager et construire. Renonçons à tout espoir et commençons par agir, si nous en sommes capables...
D'où vient notre désir de toute-puissance qui nous a conduits à nous exclure du monde tandis que nous croyions l'expliquer pour mieux le maîtriser ? Nous avons été incapables de maîtriser notre désir de maîtrise absolue dont nous constatons et tardons à reconnaître tous les effets sur la vie à la surface de cette planète dont nous sommes issus. Maintenant que devons-nous faire pour changer de perspective ? Avant toute chose, rien ne pourra se faire si nous continuons à nous penser et à penser notre monde comme avant. Préparons-nous à une nécessaire quatrième vexation, après la troisième énoncée par Freud ! Vivre écologiquement, penser immanencément. Où cela nous entraîne-t-il ? A nous poser les questions suivantes : que vient faire la pensée humaine dans la nature ? Comment avons-nous pensé jusqu'à présent pour aboutir au monde humain actuel ? Pouvons-nous penser autrement ? Et que faudrait-il que nous fassions pour penser en nous reconnaissant aussi naturels que tout le reste de la nature ? Telles sont les questions abordées dans ce livre. Après Spinoza, l'immanence radicale qui inclut notre propre pensée dans la nature est une proposition de réponse ; une éthique pour vivre autrement, réconciliés avec le monde dont nous sommes issus.
Cet essai invite à tenter l'expérience de la «spéculation hardie» réclamée par Einstein. Mettant en scène N'Guo van Allen, un physicien préoccupé par la fragmentation des disciplines scientifiques, closes sur elles-mêmes et souvent exclusives les unes des autres, l'auteur présente les problèmes fondamentaux que pose la construction d'une logique générale basée sur la complexification croissante.
Emmanuel JAFFELIN enseigne au lycée Lakanal de Sceaux. Il a animé de 2011 à 2013 un atelier de philosophie avec les détenus de longue peine au Quartier Maison Centrale de la prison de Sequedin et intervient désormais en entreprise pour faire entrer la gentillesse dans les Ressources humaines. Et si ce dont nous avions le plus besoin était la gentillesse ! Malheureusement cette vertu est discréditée. Née dans la noblesse romaine, dénigrée dans le christianisme, réhabilitée à la Renaissance, elle s'étiole comme une fleur fanée dans la démocratie marchande. Emmanuel Jaffelin démonte les rouages de cette histoire contrariée, montre pourquoi, entre sagesse et sainteté, la gentillesse offre aux hommes une nouvelle manière de s'épanouir au quotidien, et comment elle permet de changer notre rapport aux autres.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.