Le philosophe parle de phénomènes et de noumènes. Pourquoi ne donnerait-il pas son attention à l'être du livre, au bibliomène ? " Cette suggestion de Gaston Bachelard est ici reprise et prolongée. Voué aux fondations, le présent ouvrage dresse une correspondance entre textualité et interrogativité, assez puissante pour indexer les modalités du pensable sur les grands types de textes, de la science à la théologie et à la poésie. L'auteur s'adresse à ceux qui écrivent des textes. Comme à ceux qui s'interrogent sur leur dimension essentielle pour la culture et sa transmission. L'intervention d'une philosophie du texte est opportune dans le concert des disciplines objectivantes. Elle introduit une idée neuve en philosophie : la positivité du texte. Il lui revient, comme naguère à la philosophie du langage, de conquérir le niveau fondamental du problème et d'en redéployer les dimensions oubliées : le " tournant textuel " étend le pensable au textualisable, au lieu de le limiter au dicible. Il fait du texte un terme théoriquement marqué pour la pensée elle-même, plutôt que " discours ", et " interprétation ", dont les concepts sont dérivés. Exigeante textualité : les conditions de la signifiance se retrouvent comme critères de plénitude des grands textes ou de déficience des textes triviaux. Une " logique de la typicalité " prévoit des prototypes et des cas limites, des hybrides et des interfaces. La critique propose leur évaluation, diagnostique la troncature des sous-textes ou des non-textes. Elle différencie la pensée au sein du texte, le travail dans l'oeuvre, une proposition d'existence grâce au livre, l'éducation même du vivre par Le Livre.
Date de parution
15/01/2008
Poids
515g
Largeur
215mm
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EAN
9782711619306
Titre
L ARBRE DU TEXTE ET SES POSSIBLES
ISBN
2711619303
Auteur
JACQUES
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
515
Date de parution
20080115
Nombre de pages
0,00 €
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L'histoire commence en avril 1948 au Vieux-Quartier-Juif du Caire où se confondent les édifices branlants avec la poussière des rues, l'odeur des gens et celle des ordures. Là ?uvrent des personnages naïfs et beaux parleurs : aigrefins, escrocs à la bienfaisance, filles de peu de moralité, dont le commerce se trouve menacé par la visite soudaine de Deborah Lewin, la fille du mécène américain. C'est que l'argent du papa, une somme considérable, a été investi dans un orphelinat de jeunes filles qui n'' jamais dépassé la première pierre. Le collège de faussaires s'affole. L'un d'eux, un officier de police à une étoile, épris d'une artiste de variétés, " la plus belle fille du monde ", imagine le stratagème salvateur. Pour le temps que durera la visite de Deborah Lewin, la pension de demoiselles qui reçoivent sera transformée en Orphelinat de Jeunes Filles. Intrigues et quiproquos, amours et drames de jalousie, lucres et querelles domestiques se succèdent ! Chacun s'efforçant de parer au plus pressé, personne ne soupçonne le tragique dénouement de toute l'affaire. Pendant ce temps, avancent la proclamation de l'Etat d'Israël et la guerre qui veut le détruire. Dans un style baroque où le comique côtoie l'émotion, Paula Jacques raconte, au travers de personnages en proie à la frénésie des petites passions humaines, la tragédie de la fin de la communauté juive d'Egypte. Deborah et les anges dissipés a obtenu le prix Femina en 1991.
L'anorexie m'est rapidement apparue comme irréductible à une maladie et incompréhensible dans un seul champ disciplinaire. Face à la profondeur de son message, nous devrions avoir une vision beaucoup plus large de la vie. Passionné par les rapprochements entre l'esprit et la matière, j'ai pu observer à quel point nos souffrances psychiques se retrouvent inscrites dans notre corps. J'en suis arrivé à l'hypothèse que l'anorexie est une tentative inconsciente, comme un réflexe de survie, de jeûner pour se débarrasser de quelque chose qui est trop lourd à porter et que nous n'avons pas identifié. " Ce livre revisite la problématique que soulève l'anorexie à travers un champ transdisciplinaire sans exclusion.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.