L'histoire commence en avril 1948 au Vieux-Quartier-Juif du Caire où se confondent les édifices branlants avec la poussière des rues, l'odeur des gens et celle des ordures. Là ?uvrent des personnages naïfs et beaux parleurs : aigrefins, escrocs à la bienfaisance, filles de peu de moralité, dont le commerce se trouve menacé par la visite soudaine de Deborah Lewin, la fille du mécène américain. C'est que l'argent du papa, une somme considérable, a été investi dans un orphelinat de jeunes filles qui n'' jamais dépassé la première pierre. Le collège de faussaires s'affole. L'un d'eux, un officier de police à une étoile, épris d'une artiste de variétés, " la plus belle fille du monde ", imagine le stratagème salvateur. Pour le temps que durera la visite de Deborah Lewin, la pension de demoiselles qui reçoivent sera transformée en Orphelinat de Jeunes Filles. Intrigues et quiproquos, amours et drames de jalousie, lucres et querelles domestiques se succèdent ! Chacun s'efforçant de parer au plus pressé, personne ne soupçonne le tragique dénouement de toute l'affaire. Pendant ce temps, avancent la proclamation de l'Etat d'Israël et la guerre qui veut le détruire. Dans un style baroque où le comique côtoie l'émotion, Paula Jacques raconte, au travers de personnages en proie à la frénésie des petites passions humaines, la tragédie de la fin de la communauté juive d'Egypte. Deborah et les anges dissipés a obtenu le prix Femina en 1991.
Nombre de pages
347
Date de parution
04/10/1994
Poids
180g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782070389544
Titre
Deborah et les anges dissipés
Auteur
Jacques Paula
Editeur
FOLIO
Largeur
109
Poids
180
Date de parution
19941004
Nombre de pages
347,00 €
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Le Caire, 1957. Salomon Cohen, bourgeois prospère, refuse de se rendre à une convocation des Moukhabarat, les services de renseignements égyptiens. Une nuit, un officier de police se présente avec un mandat d'amener ; en réalité, il a un compte personnel à régler avec cette famille où, naguère, sa mère servit de domestique. Rachel-Rose, la fille aînée, lui ouvre la porte. Elle est en nuisette, comme nue sous les regards de l'officier arabe. Conscient du trouble qu'il a semé chez la jeune fille, l'officier Fouad Barkouk va jouer de son ardente naïveté pour punir les anciens patrons de sa mère. En séduisant l'adolescente, en la faisant tomber sous sa dépendance sexuelle et affective, Fouad croit assouvir sa vengeance... Avec cette histoire d'un premier amour dans les bras de l'ennemi - une métaphore de l'éternelle guerre de possession -, Paula Jacques nous cueille là où on l'attendait le moins: c'est un vrai thriller psychologique qu'elle nous offre, avec en toile de fond l'Egypte des années cosmopolites, cette terre originelle qui marque toute son oeuvre.Paula Jacques, de son vrai nom Abadi, est née au Caire, d'où sa famille est expulsée en 1958. Elle passe son enfance en Israël, avant de venir en France. A Paris, elle exerce toutes sortes de petits métiers , puis elle fait de l'animation culturelle à la Comédie de Saint-Etienne et crée, en 1971, une compagnie théâtrale. Depuis 1975, elle est journaliste dans la presse écrite et productrice à Radio France où elle anime l'émission Cosmopolitaine . Elle a reçu le prix Femina en 1991 pour son roman Deborah et les anges dissipés (Folio n°2637) et le prix Europe 1 en 2002 pour Gilda Stambouli souffre et se plaint...
Le Caire, 1952-1957. Derniers jours tranquilles de la communauté juive. Voici la parade d'une compagnie de tempéraments, hommes et femmes, hâbleurs et innocents, devant les hoquets de l'Histoire. tant il est vrai qu'une époque trouble enfante des personnages irresponsables et attachants. En réponse au chaos général, une petite fille solitaire porte à sa famille le coup de grâce. Mona rencontre Edmond le rescapé d'Auschwitz, le vieux loup faux griffes usées par le temps, qui initie l'enfant à fla puissance de la femme, aux jeux de la courtisane, au destin du peuple de la Diaspora.
En septembre 1976, à l'Hospice de Vieillards du Caire, s'éteint celle qui fut la «juive au nombril arabe», l'ancienne danseuse du ventre Carlotta Sonsino. À l'idée qu'elle soit privée de sépulture, ses quatres s'urs installées à Paris se lamentent, s'empoignent, finalement raclent les fonds de tiroir : la jeune Camélia partira pour Le Caire afin de s'occuper des funérailles de tante Carlotta. Elle avait quitté la ville en 1958 avec sa famille, alors qu'elle avait neuf ans. Et son roman commence, truculent et tragique, dans une Égypte secouée par les émeutes, où Camélia fait d'étonnantes rencontres, est assaillie par ses souvenirs, entraînée dans des aventures catastrophiques et burlesques...
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys