
Le juste nom de l'amitié. Pour une amitié sans visage
Après l'âge d'or de l'Antiquité, où il constitua un enjeu éminemment politique et philosophique, le motif de l'amitié a perdu de son éclat. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, des philosophes s'en emparent à nouveau et le replacent au coeur de l'activité de pensée. Maurice Blanchot le premier, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Michel Foucault, Roland Barthes ensuite; ensemble, ils ont contribué à rendre à l'amitié sa dignité philosophique en faisant de celle-ci non plus une catégorie affective mais conceptuelle, sinon impersonnelle. L'amitié telle que ceux-ci la conçoivent, la représentent et la vivent s'affirme sous le signe d'un refus absolu. Refus d'une identification aux dogmes, aux lois, aux normes, aux présupposés, à la nécessité, et jusqu'à la volonté. Comme si l'amitié n'avait plus aucun contenu positif qu'elle ne coïncidait jamais avec elle-même, qu'elle ne se définissait que contre, dans le rejet de la transcendance, du visage même. Figure de l'Intraitable, le nom d'amitié incarne pour cette génération le pur espace d'affirmation d'une pensée révoltée.
| Nombre de pages | 213 |
|---|---|
| Date de parution | 15/11/2011 |
| Poids | 246g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782355260865 |
|---|---|
| Titre | Le juste nom de l'amitié. Pour une amitié sans visage |
| Auteur | Jacquemond Olivier |
| Editeur | NOUVELLES LIGNE |
| Largeur | 130 |
| Poids | 246 |
| Date de parution | 20111115 |
| Nombre de pages | 213,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Paris happening
Jacquemond OlivierOn lui avait demandé ce qui rendait Soul Lehmann unique en son genre. «Unique ? Voyons voir... Soul ne cherche à obtenir la bénédiction de personne. C'est quelqu'un d'attachant, et les gens sont prêts à tout pour lui, mais il n'a pas besoin de recevoir des preuves d'amour. Ce n'est pas son moteur. C'est, à mes yeux, ce qui le rend unique. Et ce qui garantit son intégrité artistique, absolue.» Je n'adoptais pas tout à fait la même lecture. Peut-être me trompais-je ? Peut-être avait-il changé avec le temps ? J'ai senti, pour ma part, que s'il n'était pas touché par son succès, c'est parce qu'il ne se sentait pas concerné. Soul Lehmann est un chanteur américain de notoriété internationale. Pour l'aider à écrire ses Mémoires, on lui a adjoint les services d'un coach, Jacques Dolence. Jacques assiste aux concerts, rencontre les proches de la star, gagne sa confiance. Grâce à lui, Soul se livre enfin et rend un texte à son éditeur. Lorsque Jacques ouvre le livre, il tombe des nues : d'une histoire complexe ne subsiste qu'une version édulcorée. Jacques, qui a beaucoup investi dans cette relation, se sent trahi. Qu'à cela ne tienne : Jacques décide d'écrire son propre livre, le portrait du vrai Soul. Cette initiative ne sera pas du goût de tout le monde...EpuiséVOIR PRODUIT14,80 € -

New York Fantasy
Jacquemond OlivierJ'ai quitté le quartier Pigalle, avec ses putes et ses néons, ses sex-shops et ses camés, pour un entrepôt en plein c?ur du Lower East Side. New York était le lieu où les gens venaient non pas afin de vivre ou de concrétiser leurs rêves mais plutôt pour s'inventer les rêves qu'ils n'avaient pas. Mus par un même désir, une même volonté, ils finissaient tous par se ressembler: impossible de trouver une serveuse qui ne rêvait pas de tourner pour Woody Allen ou Ridley Scott, de sortir avec Colin Farrell ou de faire un duo avec Mariah Carey, Beyoncé ou Gwen Stefani. Jeune Français installé à New York, Eric vit son rêve américain. Serveur dans un bar, il rencontre Mick Bowery, écrivain, ex-critique de rock ayant fréquenté Bob Dylan, Lou Reed et bien d'autres. Mick et Eric se découvrent une passion commune pour Leonard Cohen, que Mick a bien connu à l'époque du Chelsea Hotel. Comment la poésie du chanteur peut-elle bien séduire un jeune Français? Eric l'ignore, mais découvre un jour par hasard que son propre père, homme discret jusqu'à l'effacement et mort récemment, écoutait aussi Leonard Cohen... Roman urbain dans une New York d'après le 11 Septembre, New York Fantasy est aussi un roman sur la filiation et la transmission.EpuiséVOIR PRODUIT13,70 € -

Le choeur des tristes
Jacquemond OlivierJe sens que, depuis qu'elle a planté ses racines en moi, Julie me réchauffe le coeur, ranime l'espoir moribond. Nul ne me regarde avec autant de considération, de respect que Julie. J'aimerais pouvoir me retrouver dans celui qu'elle dépeint avec tant de générosité. Grâce à elle, je gagne mes galons en maturité et passe pour quelqu'un de chevronné. Ma fatigue d'être moi, ma lassitude, elle les transforme en sens de la mesure, en sagesse. Parfois, je me plais à imaginer que l'irruption de Julie, cet amour providentiel, apporte la preuve que le passé ne fut qu'un mauvais rêve qui m'aurait longtemps poursuivi. Lorsque Maxence rencontre Julie à Paris, il n'a que trente-deux ans mais il a déjà beaucoup vécu. Quelques années plus tôt, il a en effet suivi à Berlin un photographe aux allures de gourou : une période houleuse et torturée de sa vie qu'il préfère oublier... Avec Julie, le calme et la sérénité semblent à nouveau possibles. Mais lorsque, en toute innocence, elle lui propose une escapade à Berlin, Maxence vacille. Hasard ou signe du destin ? Sur les traces de son passé, saura-t-il se réconcilier avec une partie de lui-même et assumer le présent ?EpuiséVOIR PRODUIT14,70 €
Du même éditeur
-

Qu'appelle-t-on penser Auschwitz ?
Segré Ivan ; Badiou AlainLa singularité du crime nazi dans l'Histoire est aujourd'hui connue sous le nom d' " Auschwitz ". Mais qu'en est-il exactement de cette singularité, qu'en est-il de la pensée de cette singularité ? Le propos de cet ouvrage est d'interroger des textes théoriques contemporains - philosophiques (Philippe Lacoue-Labarthe et Alain Badiou, mais aussi Martin Heidegger et Hannah Arendt), mathématiques (Jean-Yves Girard), psychanalytiques (Daniel Sibony), idéologiques ou antiphilosophiques (Eric Marty, Alain Finkielkraut, Jean-Claude Milner) - dans lesquels est abordée la question de la singularité d' " Auschwitz ".EpuiséVOIR PRODUIT20,00 € -

L'idée du communisme. Volume 2, conférence de Berlin 2010
Badiou Alain ; Zizek SlavojLa deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Lignes N° 70 : Écosophie ou barbarie
Surya MichelSi "barbare" est le nom d'une force envahissante, catastrophique, capable de faire razzia sur tout ce qui se présente sur son passage, alors le déploiement des capacités de production que le capitalisme opère en faisant du profit la règle de ses agissements est barbare. Il l'est parce que, s'étendant, il atteint et occupe le tout du monde, non seulement les espaces et les paysages, mais encore les pensées, le langage, les significations, bref la psychè, qu'elle soit individuelle ou collective. Félix Guattari proposa en son temps de lui opposer non pas exactement une écologie, mais une écosophie. Cette écosophie d'une part élargit la notion d'environnement, d'autre part fait valoir celle de mutation. Tel est encore l'enjeu : non pas se replier sur des formes de vie plus ou moins datées, non pas soutenir l'imaginaire d'une proximité avec une nature plus ou moins mythifiée, mais essayer des agencements. Ces mutations ne sont pas imposantes. Elles sont d'abord des essais mineurs. Pour les repérer et les penser, il faut changer l'échelle du regard et le registre des paroles. Dans les années trente du XXe siècle, un autre penseur, Walter Benjamin, considérant que la catastrophe n'était pas à venir mais déjà là, posait que "la tâche" , comme il disait, n'était pas de sauver un monde paradoxal puisqu'à la fois surabondamment muni, empli de productions de toutes sortes et pour cette raison même consommé et dévasté, oublié même comme monde. Elle impliquait qu'on accepte de faire le vide dans une époque où l'information avait remplacé l'expérience. Ce n'était ni pour aller dans le sens de cet "effroyable déploiement de la technique" qui avait "plongé les hommes dans une pauvreté tout à fait nouvelle" , ni, à l'inverse, pour restaurer ou rétablir un monde dont les conditions n'étaient plus réunies, mais pour faire valoir la décence du peu, "voir partout des chemins" , "déblayer" pour rendre ces chemins accessibles et "se mettre à leur croisée" . Ainsi ne s'agissait-il pas de dresser des murs ni des défenses supplémentaires. De même aujourd'hui, la question n'est pas que nous trouvions des munitions mais des ressources, c'est-à-dire à nouveau des sources, dont, quel que soit leur lieu, nous pourrions nous nourrir à moindres frais et dégâts et comparaître ainsi dans un espace peu à peu libéré de la domination.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

André Gorz ou le socialisme difficile
Münster ArnoAndré Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER14,20 €

