Tout génie a son livre inspiré : Balzac a celui d'Ernst Robert Curtius, Dostoïevski, celui de Viatcheslav Ivanov. Pour nous, guider avec la clairvoyance d'un Dante dans la complexité labyrinthique d'un Dostoïevski, il fallait un esprit puissant de culture universelle, une voix lyrique. Ce fut Viatcheslav Ivanov. N'était-il pas le maître incontesté du symbolisme russe, le poète subtil et profond de l'Age d'argent, l'humaniste d'une rare érudition, spécialiste de l'Antiquité et passionné de la Renaissance, enfin le philosophe et l'historien de renommée des religions ? L'édifice qu'il bâtit ici s'ordonne en trois méditations. Le poète et l'helléniste définissent d'abord la forme de " roman-tragédie ". ensuite, l'historien et le penseur symboliste exhument les mythes anciens dans les personnages et les leitmotive de l'écrivain. Enfin, le métaphysicien et le chrétien suivent la veine mystique qui traverse tous les romans de Dostoïevski. Ivanov nous fait revivre de l'intérieur Crime et Châtiment, L'Idiot, Les Démons et surtout Les Frères Karamazov. Oui, c'est un livre inspiré. L'ampleur, l'élévation, la clarté, la fulguration, la noblesse de l'écriture en sont les signes indubitables. Qui n'a pas lu ces pages lumineuses ne peut entrer en Dostoïevski et comprendre ce qu'on nomme son " réalisme mystique ".
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Nombre de pages
172
Date de parution
22/11/2000
Poids
254g
Largeur
140mm
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EAN
9782845450271
Titre
Dostoïevski. Tragédie, mythe, religion
Auteur
Ivanov Viatcheslav
Editeur
DES SYRTES
Largeur
140
Poids
254
Date de parution
20001122
Nombre de pages
172,00 €
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Résumé : Nous allons en Inde est le dernier grand livre d'un écrivain que l'on peut considérer comme la première révélation des jours soviétiques. C'est l'histoire des aventures de sa jeunesse, quand ce fils d'un instituteur de la région de Sémipalatinsk, en Sibérie, ayant tenté, vers les dix-huit ans (il était né en 1895), de gagner sa vie comme prestidigitateur dans des troupes itinérantes, décide d'aller aux Indes apprendre le métier de fakir. Vsévolod Viatcheslavovitch Ivanov publie ses premiers écrits à vingt et un ans, dans la presse sibérienne, puis reçoit l'encouragement de Maxime Gorki ; son premier livre paraît en octobre 1916. Le jeune écrivain est peu après mis à rude épreuve : révolution et contre-révolution en Sibérie, la vie des partisans que Vsévolod partage dans le profond arrière des armées blanches. D'où, en 1921, le recueil d'histoires Les Partisans ; et, en 1922, la longue nouvelle Le Train blindé 14-69 qui fera sa gloire, et le fait apparaître comme l'un des créateurs de la littérature soviétiques. Doublement, car la pièce qu'il en tirera peu après sera considérée comme l'aube même du théâtre nouveau de cette époque. Vsévolod Ivanov, qui dans sa jeunesse fut lié avec le groupe du Proletkoult, puis avec celui des Frères Sérapion, est avant tout un très grand prosateur. L'un des très rares écrivains de langue russe qui aient su allier à l'extrême simplicité de la parole la saveur des mots, l'odeur de la terre et des fleurs, un sens de la nature où l'homme a sa place comme le vent. Ses romans, comme ce Parkhomenko, histoire et légende d'un des chefs de la guerre civile, peuvent bien emprunter leur thème au monde qui l 'entoure, ils ont la profondeur du langage et des traditions. Le Train blindé a été publié en France avant guerre dans la collection des jeunes Russes (il sera repris prochainement dans cette collection-ci) et la pièce en a été jouée à Paris dans les années trente. Nous allons en Inde, dont la présente version a été spécialement établie par l'auteur pour la France, à notre demande, appartient au cycle de ses ?uvres récentes qui ont surtout pris pour matière les hommes et les femmes qu'il a connu en Sibérie, dans l'Extrême-Orient et en Asie centrale. Il faut ici rappeler ses rencontres avec Maxime Gorki, témoignage des plus précieux sur l'auteur de La mère. Vsévolod Ivanov est mort le 15 août 1963, à l'âge de soixante-huit ans.
Résumé : Une mystérieuse silhouette hante les ruines de la chapelle abandonnée. Serait-ce le fantôme du prince Borski, brûlé dans son manoir lors de la révolution russe ? Cinq jeunes en vacances dans leur datcha mènent l'enquête. En invoquant les esprits, ils espèrent trouver la solution de l'énigme...
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Ce volume de saint Nicolas Vélimirovitch (1880-1956) rassemble Pensées sur le bien et le mal et Leçons spirituelles (L'ARC de la vérité et LABC de la victoire), réflexions spirituelles brèves mais profondes qui explorent la nature fondamentale de l'existence. Pensées sur le bien et le mal transcende le simple cadre éthique suggéré par son titre, embrassant des perspectives théologiques, cosmologiques, anthropologiques et psychologiques, toutes intrinsèquement liées à la quête spirituelle. L'auteur y manie avec habileté les oppositions et les paradoxes, dans le but de pousser le lecteur à la réflexion et le faire progresser dans sa compréhension du véritable sens de sa vie et du monde qui l'entoure. Les deux oeuvres qui constituent les Leçons spirituelles ont comme particularité de s'adresser directement au lecteur. Alors que Pensées sur le bien et le mal restait marqué par l'époque, encore récente, où l'auteur avait fréquenté les sagesses orientales, les Leçons sont plus centrées sur le Christ, l'Evangile et les modalités de la vie spirituelle chrétienne. La première a pour titre L'ABC de la vérité, car la vérité est le Christ lui-même et ne se trouve que dans la vie en Christ. Et si la seconde s'intitule L'ABC de la victoire, c'est parce que seuls le Christ et la vie chrétienne permettent de surmonter les difficultés et les obstacles que l'homme rencontre dans son existence, venant de l'intérieur de lui-même ou de son environnement. Imprégnées de la conviction de la victoire ultime du fidèle, ces réflexions et conseils insufflent vigueur et espoir, baignés dans l'optimisme qui domine l'ensemble de l'oeuvre de saint Nicolas Vélimirovitch.
Roman von Ungern-Sternberg, baron balte converti au bouddhisme, général de l'armée blanche à trente-cinq ans, est le dernier combattant à résister contre la marée révolutionnaire rouge qui submerge la Russie. Replié en Mongolie, il s'y taille un royaume en libérant le khutukhtu, "Dieu vivant" des Mongols, prisonnier des Chinois. C'est là que commence son règne de violence et que prend forme son rêve fou : reconstituer la horde d'or de Gengis Khan. Personnage démesuré, être hors norme, Ungern ira au bout d'un destin aux dimensions shakespeariennes.