Dans l'imaginaire des Européens, le quechua est souvent associé à l'empire des Incas. Mais sait-on qu'avec plus de dix millions de locuteurs, le quechua est aujourd'hui la plus parlée des langues autochtones des Amériques ? L'expression "langue du Cuzci" est une des désignations les plus fréquentes parmi les auteurs des XVIe et XVIIe siècles pour parler du quechua. S'il est bien vrai que ce qu'on appelle le quechua ne se limite pas au dialecte du Cuzco mais désigne un ensemble de variétés linguistiques possédant chacune sa propre sphère de rayonnement culturel, le quechua du Cuzco demeure la variété possédant la tradition écrite la plus constante jusqu'à nos jours et, avec des variantes minimales, elle est de loin la forme du quechua parlée par le plus grand nombre de locuteurs. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage une vision d'ensemble de l'histoire et de la société andines, de la littérature et de la mythologie quechuas ainsi que la première grammaire du quechua de Cuzco en français, accompagnée d'éléments de conversation courante et d'un lexique quechua - français et français - quechua. Ce livre est une invitation à découvrir les pays andins à travers la langue dans laquelle ils ont forgé leur spécificité culturelle et à établir des relations privilégiées avec un peuple peu habitué à voir des étrangers manier sa langue.
Nombre de pages
207
Date de parution
03/05/2000
Poids
316g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738456021
Titre
PARLONS QUECHUA. La langue du Cuzco
ISBN
2738456022
Auteur
Itier César
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
316
Date de parution
20000503
Nombre de pages
207,00 €
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Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Pourquoi le soleil refuse-t-il la main de sa fille-étoile à l'homme qui l'a séduite ? Comment une jeune fille peut-elle ne pas s'apercevoir qu'elle est devenue l'épouse d'un condor ? Pourquoi un renard est-il à l'origine de l'agriculture ? Pourquoi Jésus-Christ est-il sauvé de ses ennemis par un renard, un chat et un puma ? Pourquoi le fils de l'ours perd-il ses forces et son appétit extraordinaires en tuant une âme damnée ? Pourquoi le fils de l'ânesse veut-il être curé ? Ce livre identifie les expériences vécues et partagées qui ont donné forme et sens aux douze récits de littérature orale quechua qui sont ici présentés et traduits. À travers ces textes se font jour les tensions propres à une organisation sociale, celle du monde rural de la région de Cuzco, en même temps que la personnalité et les préoccupations des conteurs. Bergers monolingues des prairies d'altitude ou migrants installés à Cuzco, ceux-ci font vivre, dans des récits pleins de fraîcheur et d'ironie, une tradition littéraire riche et méconnue.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...