La violence est autant un fléau qu'une constance dans l'histoire de l'humanité. L'auteur a tenté de cerner ses origines dans ses deux précédents essais. Aux sources de cette violence se rajoute une autre. Le pessimisme qui entrave les capacités, la liberté et la dignité de toute personne, hypothéquant de la sorte les solutions pour trouver les voies vers le bien-être. Pourtant, le pessimisme n'est qu'une attitude. L'empathie et la bienveillance ne sont pas que de simples souhaits, mais sont constitutives de notre condition humaine que nous traduisons dans une vision du monde et que nous mettons en application tous les jours. Aveuglés par la violence, nous ignorons cette réalité. Ce livre propose de démontrer ce qui précède, en interrogeant les champs politiques, sociaux et économiques. La politique se réduit-elle à une lutte pour le pouvoir ? Le lien social existant entre les hommes peut-il être renforcé ? L'économie et le travail sont-ils des outils suffisants pour assurer la croissance, le bien-être et le respect de l'environnement ? L'homme peut-il échapper, dans ce cadre économique, à sa seule condition de consommateur ...
Nombre de pages
240
Date de parution
30/08/2023
Poids
294g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140494772
Titre
La violence n'est pas une fatalité
Auteur
Issa Amine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
294
Date de parution
20230830
Nombre de pages
240,00 €
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Violence et religions. Ces deux termes sont souvent associés. A juste titre ; l'histoire du monde est chargée de guerres, de répressions au nom de Dieu. Pourtant, si dans les textes sacrés, on trouve des incitations à la violence, on en trouve tout autant qui appellent à la paix, à la miséricorde et à l'amour. Si les conditions socioéconomiques et l'évolution des cultures jouent un rôle dans le sens donné aux religions, si les hommes de religion favorisent une exégèse donnée, si les hommes politiques leur donnent l'interprétation qui leur est favorable, ce sont finalement les hommes eux-mêmes qui en retiennent la lecture qui leur convient. Nous sommes autant responsables de la violence religieuse que le sont les textes.
Les idéologies et la philosophie nous livrent des textes qui analysent la situation du monde et nous proposent de le rendre meilleur. Les idéologies ont failli, parce que, comme nombre de religions, elles ne reconnaissaient qu'une seule vérité. Ses promoteurs assujettiront des populations entières, supprimant la personne comme centre de la vie et aboutissant ainsi à la disparition de millions d'individus. La philosophie, elle, ne nous impose rien. Ses propositions sont souvent excessives dans leurs radicalités. Elles sont parfois mal comprises ou détournées pour justifier une politique liberticide. L'économie intelligemment gérée permet la croissance. Elle enrichit les individus et offre un bien-être matériel généralisé. Mais certaines théories économiques évacuent la personne dans sa complexité. Leurs applications entraînent des inégalités au-delà de l'admissible, provoquent une croissance volatile et des faillites qui ébranlent ce même système économique global qu'elles prétendent défendre.
Ce livre est un dialogue imaginaire entre deux imams qui se déroule en France. Le premier est réactionnaire ; il arrive en France pour remplacer le second, un réformateur éclairé. Le dialogue entre les deux abordera toutes les questions contemporaines à travers le prisme de l'islam (la politique, la violence, la liberté, le libre arbitre, le statut de la femme, la relation aux non-musulmans, la modernité, la laïcité, la science?).Ce qui distingue les deux imams est que celui réformiste se réfère uniquement au Coran, alors que l'imam réactionnaire, en plus du Coran, fait référence aux hadiths (les paroles rapportées du Prophète).Cet ouvrage tente de démontrer que, contrairement au courant obscurantiste, l'islam dans le Coran est une religion de paix et d'ouverture.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...