N'est-il pas temps d'aborder la poésie des femmes avec le même sérieux que celle des hommes ? A travers l'étude de l'oeuvre de Renée Vivien, poétesse lesbienne du début du XXe siècle que l'on jugea longtemps comme une pâle copie de Baudelaire, Camille Islert répond à cette question par l'affirmative. L'oeuvre de Pauline Tarn (1877-1909), Renée Vivien de son nom d'autrice, a été écrite de 1901 à 1909, dans une tonalité résolument fin-de-siècle qui l'a immédiatement enfermée dans un statut d'imitatrice de ses prédécesseurs masculins, Baudelaire en tête. Son homosexualité assumée, son refus des mondanités et sa mort précoce en firent une incarnation de la " femme damnée ". Quasiment oubliée, elle fut redécouverte en France dans les années 1980, grâce à la parution d'une biographie et à la republication de ses recueils par Régine Deforges et est en passe de devenir une figure reconnue de la littérature française. Il est donc temps aujourd'hui d'abandonner cette double image d'une Renée Vivien imitatrice ou femme damnée. Cet ouvrage se propose ainsi d'étudier avec précision les phénomènes d'écriture qui font la singularité de son oeuvre poétique, en l'abordant dans sa globalité et en plaçant au centre de la réflexion une approche renouvelée de la notion d'imitation, libérée de ses applications misogynes.
Nombre de pages
617
Date de parution
25/04/2024
Poids
902g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782729714437
Titre
Renée Vivien : une poétique sous influence ?
Auteur
Islert Camille
Editeur
PU LYON
Largeur
150
Poids
902
Date de parution
20240425
Nombre de pages
617,00 €
Disponibilité
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A l'hôpital où sa mère vit ses dernières heures, Eva, la trentaine, assiste consternée à l'improbable cérémonie d'adieu organisée par son frère. L'aîné monologue, solennel, tandis que ses enfants massacrent des chants en hébreu. Quant à Eva, elle est obsédée par ce qu'elle a observé la veille : un fou rire incroyablement potache chez Marianne, cette mère qu'elle n'a connue que sévère et réfractaire à toute forme d'humour. Alors que les heures sont comptées, Eva comprend enfin qu'elle ne connaissait pas sa mère. Déterminée à savoir qui elle était, elle fouille son appartement de fond en comble et y découvre un mystérieux dossier rempli de photos. Là se trouve forcément le secret maternel. Au fil des images du passé, l'histoire de Marianne se dessine et Eva se remémore son propre parcours, ses doutes et ses peurs, la découverte du désir, sa rencontre avec son grand amour, Natalia, son apprentissage féministe dans la librairie d'Amanda... Et si, de génération en génération, il ne s'agissait que de bricoler, d'essayer, de rater encore, de rater juste un peu mieux ? Merveilleuse anti-héroïne d'aujourd'hui, maladroite et cocasse comme son Chat à trois pattes, Eva ne ressemble à personne et toutes s'y reconnaitront. Un regard brillant, incisif, décalé sur une éducation féministe à tâtons, le mutisme des mères qui ne savent pas transmettre et l'importance des mythologies familiales.
Ce numéro de la revue Sextant explore la façon dont des écrivain·es, chanteur·euses ou performeur·euses, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, ont trouvé des manières de dire je depuis le point de vue minoritaire ou marginalisé d'où il·elles s'expriment.
Femme provinciale modeste - d'abord comédienne et chanteuse de métier, autodidacte -, Marceline Desbordes-Valmore jouit pourtant d'une grande notoriété qu'attestent les hommages de Lamartine, Baudelaire, Verlaine, Saint Beuve ; plus tard d'Aragon, Stefan Zweig et d'Yves Bonnefoy. Cette "oubliée admirée" s'est souvent vue réduite à une image sentimentale et larmoyante qui a joué en sa défaveur malgré un regain d'intérêt pour les figures féminines des siècles passés. Le titre du recueil sur lequel porte ce livre, Les Pleurs, y est pour beaucoup.
Turbiau Aurore ; Lachkar Alex ; Islert Camille ; B
Après des siècles d'un silence quasi-entier, plusieurs oeuvres ouvertement lesbiennes sont publiées au tout début du XXe siècle. Depuis lors, des années folles à l'après-guerre, de l'histoire militante des années 1970 à la naissance de l'édition spécialisée, jusqu'à l'effervescence du début du XXIe siècle, ce sont des centaines de textes qui disent et théorisent leur existence. Parcourant tous les genres, ils mettent en scène le lesbianisme, nomment et nourrissent une culture partagée, en réactivent la mémoire et les noms. Né du constat d'une mémoire immense, mais enterrée, éclatée et négligée, Écrire à l'encre violette souhaite rendre compte de l'ampleur de ce dialogue lesbien : il intègre et modifie le cadre de la littérature, ouvre d'autres perspectives en bousculant ses normes.
Monique Wittig pense dans Le Chantier littéraire ce qui est au centre de sa pratique: le travail de l'écrivain vu comme fabricateur de chevaux de Troie. L'analyse fait une part importante à la nouvelle critique et au Nouveau Roman, et rend à Nathalie Sarraute, un éclatant hommage. Pour Wittig, toute oeuvre littéraire importante est une machine de guerre. Elle se produit en territoire hostile, où elle apparaît d'abord étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l'emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs, là où elle pourra accomplir son travail de minage des conventions littéraires et sociales. Le chantier littéraire et le combat politique, sont chez Monique Wittig indissociables.
Les barrages sont parmi les constructions humaines les plus importantes, à la fois par leurs dimensions parfois exceptionnelles et par leur utilité sociale. Ils sont notamment indispensables à l'alimentation en eau et à l'irrigation et ils concourent, de façon importante, à la production d'énergie. Leur maintenance, leur surveillance constituent en outre des enjeux majeurs pour la sécurité des populations. Cet ouvrage présente les différents types de barrages, leur conception générale, leur dimensionnement et les pathologies les plus fréquemment rencontrées. Cette typologie ne doit pas faire oublier la spécificité de chaque ouvrage par le lien très intime qu'il a avec ses fondations, l'importance du site... qui font de chaque barrage un ouvrage unique.
On entend aujourd'hui davantage parler de « sectes » que d'« hérésies ». Si ces dernières semblent reléguées aux temps lointains, les « sectes », quant à elles, seraient contemporaines. Or une telle grille de lecture est erronée. Cette étude, privilégiant le cas français mais s'appuyant aussi sur d'autres espaces et d'autres traditions religieuses que le catholicisme, entend proposer un parcours depuis les premiers siècles de notre ère jusqu'à nos jours. On constatera ainsi l'ambiguïté des notions de « secte » et d'« hérésie », ainsi que l'évolution de l'emploi de ces termes. Il s'agit aussi, en miroir, de revenir de manière inédite sur ce qu'est l'orthodoxie en religion. Elle se constitue le plus souvent par la nécessité de se définir face à des contestations qui apparaissent au gré des circonstances sociales, politiques, culturelles ou économiques - mais détient-elle la vérité ...