Ecrire à l'encre violette. Littératures lesbiennes en France de 1900 à nos jours
Turbiau Aurore ; Lachkar Alex ; Islert Camille ; B
CAVALIER BLEU
13,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9791031807775
Après des siècles d'un silence quasi-entier, plusieurs oeuvres ouvertement lesbiennes sont publiées au tout début du XXe siècle. Depuis lors, des années folles à l'après-guerre, de l'histoire militante des années 1970 à la naissance de l'édition spécialisée, jusqu'à l'effervescence du début du XXIe siècle, ce sont des centaines de textes qui disent et théorisent leur existence. Parcourant tous les genres, ils mettent en scène le lesbianisme, nomment et nourrissent une culture partagée, en réactivent la mémoire et les noms. Né du constat d'une mémoire immense, mais enterrée, éclatée et négligée, Ecrire à l'encre violette souhaite rendre compte de l'ampleur de ce dialogue lesbien : il intègre et modifie le cadre de la littérature, ouvre d'autres perspectives en bousculant ses normes.
Nombre de pages
312
Date de parution
05/06/2025
Poids
300g
Largeur
105mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791031807775
Titre
Ecrire à l'encre violette. Littératures lesbiennes en France de 1900 à nos jours
Auteur
Turbiau Aurore ; Lachkar Alex ; Islert Camille ; B
Editeur
CAVALIER BLEU
Largeur
105
Poids
300
Date de parution
20250605
Nombre de pages
312,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : L'absence de travaux sur les littératures lesbiennes montre les réticences qu'il existe encore à traiter ce champ comme un véritable objet de recherche, perpétuant en cela l'invisibilisation des textes, des autrices et plus généralement des cultures lesbiennes. Pourtant, de 1900, avec l'émergence de premiers écrits lesbiens en France, à aujourd'hui, en passant par les autrices féministes engagées des années 1970, ces littératures existent, évoluent et se renouvellent, malgré les résistances tenaces. Quelles sont-elles ? Que produisent-elles sur la littérature ? Parcourant différentes périodes et formes d'écriture, ce travail collectif analyse ces oeuvres pour montrer comment, en plus d'un siècle, de ruptures en filiations, se tisse une histoire littéraire lesbienne.
Résumé : Bien que le modèle classique de l'utopie tel que développé par Thomas More nourrisse encore les imaginaires, de nouvelles visions émergent à partir du XIXe siècle et, avec elles, de nouveaux acteurs et de nouveaux imaginaires. Peuples révolutionnaires, femmes en mouvement anonymes qui hackent le système... interrogent les notions de désordre, d'anarchie, de révolution et d'utopie. Partant de la tentative d'organisations sociales idéales du XIXe siècle, les auteurices analysent ici la dynamique révolutionnaire qui sous-tend ces mouvements, qui conduisent à faire de la lutte au XXIe siècle, non plus un moyen mais un mode d'existence, et irriguent la recherche et les processus de création.
Plus de deux décennies après les attentats du 11 septembre 2001, le terme jihad est entré dans le langage commun, mais généralement de façon caricaturale. Dévoyé de son sens premier, son usage s'est banalisé au gré des attaques terroristes, renvoyant dans l'imaginaire collectif aux combattants musulmans ultra-violents venus anéantir nos sociétés. Une vision portée par les jihadistes eux-mêmes, qui voient dans leur combat un véritable pilier religieux et une réaffirmation identitaire absolue. Cette polarisation des perceptions a conduit à d'intenses polémiques dans la sphère publique, entre pourfendeurs d'une islamophobie présumée et critiques acerbes de l'islam, toutes très éloignées des faits comme des sources, et brouillant une juste compréhension des bouleversements ayant pris place ces dernières décennies. Quelle signification accorder au jihad selon les époques ? Quels rapports entre jihad et jihadisme ? Pourquoi continuer d'évoquer le jihad alors que la violence qui s'en réclame a nettement décru ? Cet ouvrage creuse ces questions pour déconstruire bien des stéréotypes encore véhiculés sur le sujet et donner à voir la métamorphose d'une menace, pour proposer une perspective distanciée, critique et donc plus apaisée sur un objet d'étude sensible et complexe.
Si la science a beaucoup progressé, nos connaissances sur la gémellité sont encore réduites, et à l'origine de bien des idées reçues : "Les vrais jumeaux se ressemblent comme des clones", "Avoir des jumeaux coûte cher", "Une grossesse gémellaire est une grossesse à risque". "Il y a toujours un dominant et un dominé", "Les jumeaux sont télépathes et développent un langage secret"... Largement exploités par la littérature, le théâtre, le cinéma ou la télévision, ces stéréotypes sont tenaces. L'occasion nous est donnée ici de mieux connaître les jumeaux et d'éviter de tomber dans l'écueil des préjugés.
Résumé : Le suicide est un cri adressé aux autres, un cri trop souvent étouffé par tous ceux qu'il dérange. Il est un rendez-vous manqué avec les vivants, une protestation, un refus de toutes les injustices sociales qui mènent au désespoir et facilitent le passage à l'acte. Etudiants précarisés, salariés épuisés, harcelés, agriculteurs isolés, enseignants oubliés, policiers stigmatisés, chômeurs fragilisés, femmes violées... il faut aller au-devant de toutes celles et ceux que la société laisse au bord du chemin, entendre leur cri pour prévenir l'irréparable. Mais la prévention n'est possible que par une connaissance précise, approfondie de la réalité du suicide, des groupes les plus exposés et de celles et ceux qui doivent vivre l'épreuve indicible du suicide d'un proche. En interrogeant les idées reçues qui entourent ce sujet encore tabou, cet ouvrage répond à un enjeu essentiel : mieux comprendre afin de mieux prévenir. Car la France, très en retard dans ce domaine, doit de manière urgente faire de ce drame personnel et social une grande cause nationale de santé.
Parler de l'Afrique plutôt que des Afriques, d'une Afrique "maudite" et hors du temps, est la première des idées reçues. Une idée reçue primordiale de laquelle découlent de nombreuses autres étayées par un discours déterministe, voire essentialiste, sur la démographie, la politique, l'économie, les conflits... parfois partagé par les Africains eux-mêmes. L'Afrique serait ainsi surpeuplée, d'une économie rudimentaire, en proie à l'islam radical, minée par les épidémies. Les guerres ethniques mettraient le continent à feu et à sang, ses pays à la merci de potentats et des appétits des puissances étrangères. A rebours de ces discours qui empêchent de voir les Afriques dans toute leur diversité, Sonia Le Gouriellec montre combien les acteurs politiques du continent s'inscrivent dans des dynamiques qui s'éloignent des représentations usées d'une Afrique victimisée et chaotique. Elle nous invite à mieux comprendre le continent comme celui de lieux d'échanges, de transformations et d'interactions, plutôt que de domination à sens unique, avec le reste du monde.