Ishiushi Miyako ; Fritsch Lena ; Nakamori Yasufumi
ATELIER EXB
Nouveauté
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EAN :9782365114684
Figure majeure de la photographie japonaise contemporaine, Ishiuchi Miyako capture, pendant cinq décennies, " le temps, les ambiances, les sons, les odeurs et les souvenirs ? toutes ces choses invisibles à nos yeux ", selon ses propres mots. Les façades délabrées des immeubles de Yokosuka, la ville où elle a grandi, les cicatrices sur les peaux meurtries, les effets person nels de sa mère ou les kimonos calcinés d'Hiroshima sont autant de surfaces sur lesquelles le temps a laissé des marques qui émergent de l'intérieur et qu'Ishiuchi fait apparaître grâce au grain, à la texture et aux jeux de lumière. D'une série à l'autre, elle revient aux mêmes obsessions : la trace, l'absence, ce qui reste quand les personnes ont disparu. Autodidacte, elle s'est formée dans sa chambre noire, et son approche, qui ne se réclame pas du documentaire, est ouverte ment subjective, donnant à voir la beauté singulière du carac tère matériel et éphémère des choses et de l'existence. Son travail s'inscrit dans une histoire collective du Japon d'après-guerre, avec ses blessures et ses silences. La série " ひろしま/ hiroshima ", dans laquelle Ishiuchi photographie les vêtements et objets personnels des victimes de la bombe atomique conser vés au Musée pour la paix d'Hiroshima, en est l'exemple le plus direct ? mais cette dimension traverse l'ensemble de l'oeuvre, y compris les séries les plus intimes comme " Mother's " ou " Scars ", avec laquelle les cicatrices deviennent paysages et la peau une surface poreuse où le temps s'accumule. À l'occasion de l'exposition à la Maison européenne de la photographie au printemps 2027, cet ouvrage donne à voir la trajectoire de la photographe dans sa totalité, articulée en trois chapitres ? " Ville ", " Peau & Cicatrices ", " Ces choses qu'on laisse derrière soi " ? qui suivent à la fois la chronologie de l'oeuvre et la logique des obsessions qui la traversent. Sous la direction de Lena Fritsch et Yasufumi Nakamori, avec un essai de Yuri Mitsuda et un entretien inédit avec l'artiste, il aborde aussi bien la dimen sion formelle que les questions que l'oeuvre pose sur la mémoire, le deuil, la féminité et l'histoire du Japon, restituant la place sin gulière qu'occupe Ishiuchi Miyako dans l'histoire du médium.
Nombre de pages
259
Date de parution
03/09/2026
Poids
1 160g
Largeur
219mm
Plus d'informations
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EAN
9782365114684
Auteur
Ishiushi Miyako ; Fritsch Lena ; Nakamori Yasufumi
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
219
Date de parution
20260903
Nombre de pages
259,00 €
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Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Replaced, de Diana Markosian, explore les séquelles de l'amour à travers des reconstitutions et une narration visuelle à plusieurs niveaux, utilisant la caméra comme un outil d'expression pour revisiter le passé tout en le façonnant activement dans le présent. Ce qui s'était autrefois déroulé hors de son contrôle est désormais mis en scène, cadré et rejoué, brouillant la frontière entre documentaire et fiction, tandis que Markosian prolonge encore un peu cette relation, oscillant entre l'envie de lâcher prise et le désir de s'accrocher. Dans la suite logique de ses précédents travaux qui questionnent à la fois l'intime et les sujets universels de la famille, notamment par l'utilisation de la mise en scène et d'une forme d'auto-fiction, la photographe s'interroge dans ce nouveau livre sur le deuil d'un relation amoureuse. La narration déploie toutes les étapes de la vie de couple à travers des images qui rejouent le passé de son point de vue, pour finalement se réapproprier des souvenirs qui ont pourtant disparus.
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation :il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite.Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes.Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines œuvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
Histoires de nuages présente un récit inédit de l'histoire de la photographie des nuages depuis l'invention du médium, au début du XIXe siècle, à aujourd'hui. Phénomènes par nature éphémère, les masses nuageuses fascinent le monde de l'art depuis l'Antiquité : comment saisir ces nuées ? que signifient-elles ? qu'annoncent-elles ? leurs formes sont-elles identiques à travers le monde ? sont-elles le miroir de notre psyché ? peut-on les reproduire artificiellement ? Artistes et scientifiques se passionnent pour le ciel et ses manifestations depuis des siècles, aussi quand paraît le procédé de la photographie et ses possibles pour capturer le réel, inventeurs, chimistes, astronomes, météorologistes, ingénieurs et surtout pionniers de la photographie vont mettre en place des procédés techniques innovants, qui offrent désormais de nouvelles manières de voir et de comprendre le monde. Réalisé à partir de la prestigieuse collection Archive of Modern Conflict, conservée à Londres, le livre offre une immersion dans un corpus photographique rare, augmenté d'images extraites de fonds de renom, parmi lesquels ceux de la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie. Organisé de manière thématique, Histoires de nuages se déploie comme un grand album photographique ponctué de portfolios et essais. Reconnue pour la mise en valeur de collections méconnues, Luce Lebart souligne ici les apports tant documentaires, qu'esthétiques et scientifiques de la photographie de nuages à l'histoire du médium. Cette photographie a ainsi participé à la mise en place d'une classification internationale des nuages et à l'établissement d'une nomenclature, car autrefois les nuages n'avaient pas de nom.
Cloud Stories presents a fresh account of the history of cloud photography, from the invention of the medium in the early 19th century to the present day. Naturally ephemeral phenomena, cloud formations have fascinated the art world since antiquity: how can these clouds be captured? What do they signify? What do they foretell? Are their shapes identical across the globe? Are they a mirror of our psyche? Can they be artificially reproduced? Artists and scientists have been fascinated by the sky and its manifestations for centuries, so when the process of photography emerged?;along with its potential to capture reality?;inventors, chemists, astronomers, meteorologists, engineers, and above all, pioneers of photography, set about developing innovative technical processes that now offer new ways of seeing and understanding the world. Drawing on the prestigious Archive of Modern Conflict collection, housed in London, the book offers an immersive exploration of a rare body of photographic work, enriched with images from renowned collections, including those of the Bibliothèque nationale de France and the Société française de photographie. Organized thematically, Cloud stories unfolds like a grand photographic album punctuated by portfolios and essays. Renowned for bringing lesser-known collections to light, Luce Lebart highlights here the documentary, aesthetic, and scientific contributions of cloud photography to the history of the medium. This photography thus played a role in the development of an international cloud classification system and the establishment of a nomenclature, as clouds once had no names.