Robert Irwin, considéré outre-Manche comme un des romanciers les mieux prometteurs de cette fin de siècle (Nocturne oriental, Les Mystères d'Alger, Cadavre exquis...) poursuit son enquête iconoclaste sur quelques-unes des tricheries majeures de l'époque : ici sur la tentation du satanisme, dans le sillage d'une jeunesse qui crut découvrir, naguère, une forme nouvelle de liberté en explorant l'univers des drogues et du sexe. Peter vit avec Sally, une jolie fille prête à bien des choses... mais peut-être pas à le suivre à la Black Book Lodge, une secte " noire " qui promet monts et merveilles à ses fidèles : sinon la maîtrise du monde, en tout cas pas mal de pouvoir et d'argent - moyennant une soumission aveugle aux injonctions du Maître de l'Ordre... L'ambition... Peter n'en manque pas, et croit avoir appris à déchiffrer son monde. Beaucoup s'illusionnent en se donnant l'impression d'accomplir le bien et en tirant parti de leur vertu à la face de la société : le roman depuis Balzac est plein de ces faux braves gens à qui l'on donne le Bon Dieu sans confession et qui croient pouvoir gagner le ciel et la fortune en s'inscrivant très jeunes au parti des bien-pensants. D'autres - mieux avisés ? - parviennent à leurs fins par la voie inverse : en commettant délibérément le mal. Encore faut-il avoir, à ce jeu, l'âme bien trempée : viser haut et garder l'esprit libre. Il est d'ailleurs possible qu'à cette altitude les " mauvais " fassent moins de mal que les " bons " à l'étage du dessous. Le malheur de notre siècle - sectes et idéologies confondues - est que Satan recrute surtout parmi les médiocres... La critique anglaise vient de faire un superbe accueil à ce roman, dont on s'apprête déjà à tirer un film.
Nombre de pages
341
Date de parution
18/03/2000
Poids
344g
Largeur
142mm
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EAN
9782859406400
Titre
SATAN AND CO
Auteur
Irwin Robert
Editeur
PHEBUS
Largeur
142
Poids
344
Date de parution
20000318
Nombre de pages
341,00 €
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De l'Espagne jusqu'à l'Afghanistan, des limites de l'Occident jusqu'à l'Extrême-Orient, l'art de l'Islam s'est développé sur un très vaste territoire. Malgré la grande diversité géographique de son épanouissement, cet art a souvent été ressenti - à tort - comme excessivement sobre et répétitif. Sans prendre le parti d'une analyse strictement chronologique, Robert Irwin fournit, par la présentation de sujets essentiels - la mosquée, la question de la figuration ou l'écriture -, une image précise des manifestations artistiques de l'Islam. Il évoque ces arts ailleurs considérés comme mineurs - la céramique, le travail du textile ou du métal - en portant une attention particulière aux techniques et aux matériaux utilisés. Grâce à des récits de voyageurs, des contes ou des fables appartenant à la littérature arabe, et grâce à une connaissance détaillée du contexte historique, social et culturel des créations artistiques produites tout au long des différentes époques abordées (Ve-XVIIIe siècles), l'art de l'Islam apparaît à travers cet ouvrage dans toute sa variété et sa complexité.
Au commencement était un conteur, en la bonne ville du Caire ; un conteur insomniaque... Au commencement était aussi, en la même année 1486, un jeune chevalier anglais du nom de Balian, fraîchement débarqué sur les rives du Nil. La grande ville, construite à la façon d'un labyrinthe ou d'un conte, lui réserve ses mirages, ses prodiges et ses pièges. Que Balian lui-même s'avère une créature de conte, rien que de normal en cet Orient peuplé d'imaginations en fièvre, où le premier venu vous sort de sa besace une histoire à raconter, dont le héros finira bien un jour par exister... et par vous conter à son tour l'histoire d'un conteur épris de terribles chimères. L'on songe aux Mille et Une Nuits, et mieux encore au Manuscrit trouvé à Saragosse du divin Potocki. Très vite pourtant, il apparaît que cet Orient où nous perdons pied est un lieu où le réel est inféodé au rêve. Les protagonistes, épuisés chaque soir par les tribulations d'une existence aventureuse à l'excès, cèdent au sommeil... et rêvent qu'on leur conte en rêve des récits où ils ne tardent pas à s'engouffrer en chair et en os, et qui prennent bientôt toute la consistance du réel. Au réveil mais parvient-on jamais à se réveiller du grand Rêve ?, ivres d'images, de terreur et de volupté (car l'amour règne ici sans frein), ils se surprennent à se pincer, et l'innocent lecteur avec eux, pour se prouver qu'ils ne sont pas seulement le fruit d'un songe...
Nous sommes aux pires heures de la guerre d'Algérie, mais en lieu et place du récit-document qu'attend le lecteur dès lors qu'il est question d'un tel sujet, l'auteur lui propose un roman frénétique dans la grande tradition noire anglo-saxonne où Jim Thompson et Shakespeare se rejoignent, sous le regard en coulisse des dames de la Casbah, dans un grand épanchement d'hémoglobine. Philippe Roussel, officier français travaillant en secret pour le compte du FLN, parvient à infiltrer un réseau d'activistes qui déploient une imagination toute sadienne dans leur désir de faire régner "l'ordre national" (car le sexe est terriblement présent tout au long de cette histoire, quelque effort que fassent les protagonistes, d'un bord comme de l'autre, pour cacher leurs turpitudes sous la toge des grands principes). Sur le point d'être démasqué, il prend la route du désert, théâtre de tous les mirages, de tous les délires... Moins que l'intrique, pourtant fertile en rebondissements, frappe surtout ici la tranquille noirceur des personnages. Seul un Anglais, se prend-on à rêver, la dernière page tournée, était sans doute en mesure de faire sauter, avec cette jubilation vengeresse, les tabous qui nous empêchent encore d'envisager ce drame historique pour ce qu'il fut aussi : " ... une histoire contée par un fou, pleine de bruit et de fureur. "
En 1486, un jeune chevalier anglais du nom de Balian, fraîchement débarqué sur les rives du Nil, arrive dans la ville du Caire construite à la façon d'un labyrinthe ou d'un conte, et qui va lui réserver bien des mirages, des prodiges et des pièges. Que Balian lui-même s'avère une créature de conte, rien que de normal en cet Orient peuplé d'imaginations en fièvre, où le premier venu vous sort de sa besace une histoire à raconter, dont le héros finira bien un jour par exister... et par vous conter à son tour l'histoire d'un conteur épris de terribles chimères. Récit en abîme ou se mêlent rêves éveillés, maladie du sommeil et complots, Nocturne oriental, avec ses personnages inquiétants, tel l'homme aux chats, fait penser aux songes des Mille et Une Nuits, et mieux encore au Manuscrit trouvé à Saragosse. Très vite pourtant, il apparaît que cet Orient où les repères s'effacent est un lieu merveilleux, fascinant, où le réel est inféodé au rêve pour le plus grand bonheur des raconteurs d'histoires et de ceux qui les lisent.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.