L'héritage urbain de Ceausescu : fardeau ou saut en avant ? Le centre civique de Bucarest
Iosa Ioana
L'HARMATTAN
17,50 €
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EAN :9782296001091
En 1989, le communisme s'effondre en Roumanie, ainsi que dans toute l'Europe de l'Est. Les Roumains héritent du deuxième bâtiment de la planète en surface, ainsi que d'une des plus grandes avenues au monde. Il s'agit respectivement de la Maison du peuple et du boulevard de la Victoire du socialisme, réunis en un ensemble appelé le Centre civique de Bucarest. Celui-ci semble, de nos jours, faire figure de favori dans la plupart des présentations de la Roumanie et certains analystes en font un symbole et un motif de fierté pour les Roumains. Ioana Iosa situe le Centre civique dans le contexte de sa création (politique, idéologique et urbain) et suit ses modifications de sa naissance jusqu'à aujourd'hui : planification, réalisation, stratégies de développement officielles et modifications mineures spontanées. L'objectif ? Comprendre quelles sont les formes d'appropriation et de réinvestissement, par la société roumaine actuelle, de l'espace hérité du régime déchu en 1989. Il s'agit en fait d'une analyse des métamorphoses de l'architecture et du sens de cet ensemble architectural et urbain, sur fond de bouleversements politiques et de passage au libéralisme, sous la forme d'une réflexion sur ce qu'est " la monumentalité " dans le contexte roumain.
Nombre de pages
177
Date de parution
01/02/2006
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296001091
Titre
L'héritage urbain de Ceausescu : fardeau ou saut en avant ? Le centre civique de Bucarest
ISBN
2296001092
Auteur
Iosa Ioana
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20060201
Nombre de pages
177,00 €
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L'ouvrage de loana Iosa, conçu à partir de sa thèse de doctorat, affirme avant tout sa volonté d'inscrire l'apologie monumentale que représente le Centre civique de Bucarest dans une histoire urbaine et sociale. De ce fait, l'auteur analyse les raisons qui ont guidé sa mise en oeuvre et retrace le fil narratif de l'histoire bucarestoise, depuis la déclaration d'indépendance jusqu'à l'intégration européenne perçue comme reconnaissance suprême de l'Etat roumain. Ce travail permet donc de saisir la cristallisation du besoin de réalisations monumentales synonymes d'émancipation. de progrès et de reconnaissance internationale. en accord avec la définition et la construction d'une capitale emblématique pour le jeune Etat roumain. Il complète le lieu d'études scientifiques traitant du Centre civique, à la fois emblème et stigmate en raison des efforts exceptionnels octroyés pour sa construction, et prouve que ce dernier est une articulation imparfaite entre ambitions politiques, stratégies architecturales, enjeux économiques et attentes de la société civile, ce qui permet à l'auteur de reconsidérer l'idée que l'aménagement du Centre civique se doit exclusivement à la mégalomanie de Nicolae Ceausescu, s'agissant plutôt d'un projet emblématique, envisagé dès la fin du XIXe siècle comme symbole d'un Etat-nation progressiste et moderne. Enfin, il aborde la question de la réception d'un ensemble, "idéologiquement chargé" et met en lumière le besoin toujours actuel de construire des bâtiments prestigieux en accord avec l'engagement de la Roumanie postcommuniste dans une nouvelle quête identitaire.
Qu'est-ce qu'habiter une ville soumise à l'entrechoquement des temporalités, au contraste des rythmes urbains et aux gouvernances discordantes ... Pour qui s'intéresse à la fabrique urbaine, le phénomène de l'événementialisation constitue un sujet de choix. Les grands événements, sportifs ou culturels, sont des exemples emblématiques des contradictions urbaines étudiées ici à partir des catégories du pérenne et du temporaire. Ce livre explore, dans une démarche résolument critique et comparative, des situations aussi variées que les Jeux olympiques à Rio, Pékin, Athènes et Turin, l'exposition universelle à Shanghai, la Biennale internationale de design à Saint-Etienne et le label « Capitale européenne de la culture » à Marseille. Au milieu de la frénésie événementielle devenue routinière dans des villes sous injonction permanente de performance et dans un monde urbain où le bouleversement de l'ordre et des choses a intégré le quotidien de manière accélérée, n'assistons-nous pas à un changement de pensée sur la ville ...
Gravari-Barbas Maria ; Iosa Ioana ; Paquot Thierry
Principe de composition urbaine, voire d'organisation de l'espace en général, la monumentalité a accompagné l'évolution humaine dès la séparation sacré-profane et jusqu'à la ségrégation de plus en plus complexe des différents éléments de la cité. Définie au XXe siècle comme support de la mémoire collective aussi bien qu'affirmation du pouvoir en place, la monumentalité continue à subir des évolutions de sens. Partant de l'hypothèse que la question des monumentalités urbaines reste d'actualité malgré les évolutions sémantiques qu'elle a subies au cours du XXe siècle sous l'influence du mouvement moderne, l'ouvrage en explore les sens contemporains au cours de la seconde moitié du XXe et au début du XXIe siècles. Mais si les monumentalités urbaines demeurent toujours des marqueurs des pouvoirs en place - et il s'agira ici de définir lesquels -, elles peuvent aussi constituer des indicateurs significatifs de la manière dont ceux-ci façonnent les villes et s'approprient l'espace urbain.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...