L'ouvrage de loana Iosa, conçu à partir de sa thèse de doctorat, affirme avant tout sa volonté d'inscrire l'apologie monumentale que représente le Centre civique de Bucarest dans une histoire urbaine et sociale. De ce fait, l'auteur analyse les raisons qui ont guidé sa mise en oeuvre et retrace le fil narratif de l'histoire bucarestoise, depuis la déclaration d'indépendance jusqu'à l'intégration européenne perçue comme reconnaissance suprême de l'Etat roumain. Ce travail permet donc de saisir la cristallisation du besoin de réalisations monumentales synonymes d'émancipation. de progrès et de reconnaissance internationale. en accord avec la définition et la construction d'une capitale emblématique pour le jeune Etat roumain. Il complète le lieu d'études scientifiques traitant du Centre civique, à la fois emblème et stigmate en raison des efforts exceptionnels octroyés pour sa construction, et prouve que ce dernier est une articulation imparfaite entre ambitions politiques, stratégies architecturales, enjeux économiques et attentes de la société civile, ce qui permet à l'auteur de reconsidérer l'idée que l'aménagement du Centre civique se doit exclusivement à la mégalomanie de Nicolae Ceausescu, s'agissant plutôt d'un projet emblématique, envisagé dès la fin du XIXe siècle comme symbole d'un Etat-nation progressiste et moderne. Enfin, il aborde la question de la réception d'un ensemble, "idéologiquement chargé" et met en lumière le besoin toujours actuel de construire des bâtiments prestigieux en accord avec l'engagement de la Roumanie postcommuniste dans une nouvelle quête identitaire.
Nombre de pages
264
Date de parution
24/03/2011
Poids
704g
Largeur
173mm
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EAN
9782753512696
Titre
Bucarest. L'emblème d'une nation
Auteur
Iosa Ioana
Editeur
PU RENNES
Largeur
173
Poids
704
Date de parution
20110324
Nombre de pages
264,00 €
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En 1989, le communisme s'effondre en Roumanie, ainsi que dans toute l'Europe de l'Est. Les Roumains héritent du deuxième bâtiment de la planète en surface, ainsi que d'une des plus grandes avenues au monde. Il s'agit respectivement de la Maison du peuple et du boulevard de la Victoire du socialisme, réunis en un ensemble appelé le Centre civique de Bucarest. Celui-ci semble, de nos jours, faire figure de favori dans la plupart des présentations de la Roumanie et certains analystes en font un symbole et un motif de fierté pour les Roumains. Ioana Iosa situe le Centre civique dans le contexte de sa création (politique, idéologique et urbain) et suit ses modifications de sa naissance jusqu'à aujourd'hui : planification, réalisation, stratégies de développement officielles et modifications mineures spontanées. L'objectif ? Comprendre quelles sont les formes d'appropriation et de réinvestissement, par la société roumaine actuelle, de l'espace hérité du régime déchu en 1989. Il s'agit en fait d'une analyse des métamorphoses de l'architecture et du sens de cet ensemble architectural et urbain, sur fond de bouleversements politiques et de passage au libéralisme, sous la forme d'une réflexion sur ce qu'est " la monumentalité " dans le contexte roumain.
Qu'est-ce qu'habiter une ville soumise à l'entrechoquement des temporalités, au contraste des rythmes urbains et aux gouvernances discordantes ... Pour qui s'intéresse à la fabrique urbaine, le phénomène de l'événementialisation constitue un sujet de choix. Les grands événements, sportifs ou culturels, sont des exemples emblématiques des contradictions urbaines étudiées ici à partir des catégories du pérenne et du temporaire. Ce livre explore, dans une démarche résolument critique et comparative, des situations aussi variées que les Jeux olympiques à Rio, Pékin, Athènes et Turin, l'exposition universelle à Shanghai, la Biennale internationale de design à Saint-Etienne et le label « Capitale européenne de la culture » à Marseille. Au milieu de la frénésie événementielle devenue routinière dans des villes sous injonction permanente de performance et dans un monde urbain où le bouleversement de l'ordre et des choses a intégré le quotidien de manière accélérée, n'assistons-nous pas à un changement de pensée sur la ville ...
Gravari-Barbas Maria ; Iosa Ioana ; Paquot Thierry
Principe de composition urbaine, voire d'organisation de l'espace en général, la monumentalité a accompagné l'évolution humaine dès la séparation sacré-profane et jusqu'à la ségrégation de plus en plus complexe des différents éléments de la cité. Définie au XXe siècle comme support de la mémoire collective aussi bien qu'affirmation du pouvoir en place, la monumentalité continue à subir des évolutions de sens. Partant de l'hypothèse que la question des monumentalités urbaines reste d'actualité malgré les évolutions sémantiques qu'elle a subies au cours du XXe siècle sous l'influence du mouvement moderne, l'ouvrage en explore les sens contemporains au cours de la seconde moitié du XXe et au début du XXIe siècles. Mais si les monumentalités urbaines demeurent toujours des marqueurs des pouvoirs en place - et il s'agira ici de définir lesquels -, elles peuvent aussi constituer des indicateurs significatifs de la manière dont ceux-ci façonnent les villes et s'approprient l'espace urbain.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.