Pourquoi l'auteur s'est-il un jour intéressé aux natures mortes, ces peintures, d'un genre longtemps qualifié de mineur, qui, de Pompéi à Picasso, rythment l'histoire de l'art ? Peut-être parce qu'elles ressemblaient à sa vie : depuis des lustres, hormis l'écriture, il avait cessé toute activité publique, et, avec une jubilation paradoxale, se comparait volontiers à une cruche, une pomme, une chaise. Mais pourquoi écrit-on, alors qu'on a tout quitté ? Pourquoi, quand on a choisi les catacombes, reste-t-on toujours sensible aux critiques éventuelles ... C'est à travers le parcours chaotique de l'histoire de la peinture et de l'histoire de sa vie, que l'auteur s'arrête sur toutes ces questions : il ne cherche pas tant à y répondre qu'à les ouvrir, à les laisser ouvertes, peut-être enrichies par une si curieuse attention. Ni récit ni essai (et tout cela à la fois), cet ouvrage pour le moins singulier, ne défend aucune thèse, n'interprète rien, c'est un cheminement solitaire qui parfois, par sa construction même, ressemble à un labyrinthe. On y croise aussi bien Mallarmé et Van Gogh, que Bernard Frank et Goya, Samuel Beckett et Zurbaran, Mme de Sévigné et Picasso, Proust et Morandi, saint Augustin et Matisse, Michel Leiris et Cézanne, Freud et Manet, Musil et Soutine, Talleyrand et Hammershoi, Kafka et la dynastie Tcheou, Borges et les dinosaures, et peut-être surtout l'auteur lui-même, ses fantômes, ses hantises, ses attentions, ses négligences et son grand amour depuis longtemps perdu.
Nombre de pages
104
Date de parution
05/02/2020
Poids
122g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782849907115
Titre
Autoportrait en nature morte
Auteur
Iommi-Amunategui Jean-Paul
Editeur
DES EQUATEURS
Largeur
121
Poids
122
Date de parution
20200205
Nombre de pages
104,00 €
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C'est l'histoire d'un homme qui déménage. Une courte distance sépare le nouveau domicile de l'ancien, mais la traversée dure près de trois ans. Il en tient le journal, installé parmi les cartons de livres qu'il n'a pas ouverts et les meubles qu'il n'a plus. On y croise les conquistadors du Chili, les dieux grecs et les empereurs romains, Cesare Pavese et Paul Celan, le Cratyle et Maurice Pialat, le football et les Sumériens, le voyage en Italie et l'été dans le Luberon, et surtout l'auteur. Car L'Attachement est aussi le work in progress d'un homme qui entretient le fol espoir que ses mots lui vaudront l'amour d'une femme, une femme déjà perdue, déjà éloignée.
Un titre insolite, qui cite un vers de Zone, le poème d'Apollinaire, dont on retrouve ici la tonalité. Une errance intime et érudite à travers le temps, l'espace et les textes, où la vivacité le dispute à la mélancolie. Un livre qui se tisse en fragments soigneusement pourvus d'un titre, dont la trame se dessine, forte, sous l'apparente bigarrure. Homère y côtoie la télévision, l'amour la numismatique, l'Empire romain un voyage au Chili, la Cour de Versailles un séjour en Crimée, les écrivains anciens des figures d'aujourd'hui, et les douleurs intimes des joies quotidiennes. Tout est méditation, parfois bouleversante, parfois drôle. Loin de tout académisme, cette érudition si personnelle invite le lecteur à la découverte. Et l'inattendu devient évidence. Pourquoi Orphée s'est-il retourné ? Pourquoi les dieux grecs doivent-ils être beaux ? Pourquoi certaines monnaies représentent-elles les personnages gravés de face et non de profil comme le veut une antique tradition ? Les questions, peut-être, se jouent des réponses, dans une insatiable curiosité. "Peut-on restituer ainsi l'émotion en paragraphes syncopés, comme la preuve que dans l'univers quotidien, le fond de toutes les idées et des sentiments effectifs sont des fragments ?" (Novalis)
Après le suicide de sa femme, un homme se retourne sur les 35 années de sa vie. Il a quitté le Chili vers vingt ans. Quinze ans plus tard, il enterre sa compagne à Neuilly. Dans le désordre de son appartement, il se laisse aller à la mélancolie. Celle-ci va s'égrener à travers la vie d'un grand quotidien, puisqu'il dirigera le supplément littéraire du Matin de Paris, aux éditions Quai Voltaire qui s'achèvent tragiquement avec le suicide de son fondateur et bailleur de fonds, à travers les femmes de passage et de rares grandes amours, avec la maladie enfin qui a failli l'emporter. Un texte bref plein de fureur et de larmes qu'une certaine désinvolture réussit à masquer pour mieux en exprimer la portée. " J'ai quitté Santiago-du-Chili le 13 septembre 1967, peu après 15 heures. Je n'avais pas encore vingt ans. Quinze ans plus tard, le 13 septembre 1982, peu après 15 heures, Sabine fut enterrée au cimetière de Neuilly, quelques jours avant mon trente-cinquième anniversaire. Elle avait trente-sept ans. "
Il y a tant de larmes ... " ... La Tradition des larmes se donne à lire comme un essai historique, comme un essai littéraire aussi bien, comme un poème peut-être... Publié en 1979 dans la revue Po&sie, ce texte inclassable fait se rencontrer quelques figures de la sainteté, de la chevalerie et de la poésie. De Raymond Lulle, Ignace de Loyola, sainte Thérèse, Jean de la Croix... à Malevitch, toute une constellation inédite de "poètes à poèmes" se construit au fil de la lecture - et donne un nom aux "eaux du corps" , quand les sens "jettent quelque chose au-dehors" . (Bandeau dessiné par Léo Chesneau.)
Quelle différence existe-t-il entre l'embastillement de l'Ancien Régime et le couvre-feu/confinement de l'état d'urgence sanitaire ? Aucune selon certains : le fer des chaînes est simplement devenu virtuel ; les murs censés nous protéger de l'ingérence de l'Etat sont aujourd'hui ceux qui nous enferment. La France est retombée dans ses travers jacobins et liberticides d'un Etat autoritaire, d'un Etat policier où la liberté, pourtant garantie par la Constitution, n'a plus la place de premier plan qui lui revient. Pire, la liberté a été dépossédée de son caractère d'universalité, elle n'est plus qu'un droit "octroyé" par le souverain démocratique qui en façonne les traits à sa guise tout en conservant le pouvoir de reprendre ce qu'il a donné quand il le décide. Dans cet univers, la dystopie est devenue la norme et la "risquophobie" le guide de la décision politique. Le fossé qui séparait la démocratie de l'autoritarisme n'est plus qu'une simple ligne de démarcation dont les contours ne cessent de s'estomper avec l'avènement d'une société où la sécurité devient la première des libertés.
John Lennon et Yoko Ono vécurent plusieurs étés de paix dans les montagnes retirées du Japon, à Karuizawa. On en parla peu. Car il ne se passa presque rien. Ils appelèrent cela, " le silence de l'amour ". Quasiment rien si ce n'est l'aboutissement du parcours du narrateur de ce roman, qui découvre alors tous les bouleversements dans la vie créatrice et personnelle de John Lennon et au-delà, le maillage de sa propre vie, les interférences nippones, la présence de la femme aimée et lointaine. Et de la neige. Ce roman parle des fantômes qui peuplent nos vies, du Japon et de sa soyeuse étrangeté. De l'amour et des sentiments qui fondent sous la passion. De John Lennon et de sa résurrection. C'est aussi une enquête sur les lieux d'élection japonais d'un couple mythique. Il séduira non seulement les fans des Beatles, de musique mais aussi les amoureux de voyage lointain et de retraite spirituelle. C'est du Kawabata pop et rock'n roll.
Cette nuit, la forme que mon récit doit adopter m'a été révélée par un rêve. Davantage qu'un livre-amphibie, il me faut inventer un roman vortex, dansant comme un tourbillon d'écume, un roman aux pages-branchies, aux phrases ciselées comme des écailles, un roman qui se lance à la mer et nage vers le paléolithique. " Roman des cétacés et récit des amours d'Anaïs, Ecume se place dans le sillage de Moby Dick, le chef d'oeuvre d'Herman Melville, pour transformer le récit d'une chasse en ode à la vie et à la liberté. Un vent brûlant sur la folie de notre monde.
Les amers sont des repères qui permettent aux navigateurs de faire le point. Les nouveaux amers sont une collection qui a pour but de réunir les meilleurs chercheurs sur l'océan, car la mer est une révolution, le lieu où se dessine notre futur immédiat. Tant sur le plan de l'environnement, de la santé, de la technologie, que de la stratégie. En collaboration avec le Centre d'Etude Supérieur de la Marine, cette collection destinée au grand public se veut innovante et palpitante comme un grand roman d'aventure maritime. ?? Volume 1 : L'Océan numérique ? 'Océan numérique aura pour thèmes les câbles, le jumeau numérique des océans (mercator), l'enjeu de la donnée, les drones et l'intelligence artificielle.